Bilan des Retours d'Expérience des programmes des Bassin-Versant du Rance et du Tissié

 

 

 

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Les expériences menées sur les bassins du Tissié et du Rance ont des caractéristiques bien spécifiques. Elles ont néanmoins le même but : lutter de façon non conventionnelle contre les inondations.

puce12.gif (114 octets)RANCE puce12.gif (114 octets)TISSIE
Surface de 436 km2  Surface de 1258 Ha soit 13 km2
(bassin beaucoup plus petit)
Vaste gamme d'aménagements testés
(soucis d'innovation)
Aménagements éprouvés et économiques
Beaucoup de moyens mobilisés
(2 MF dont 1 MF  de travaux)
Moyens réduits
(200 000 F de travaux)
Travail sur 3 ans Travail sur 1 an

On remarque que le contexte hydro-géographique des bassins versant sont les mêmes :

puce10.gif (131 octets) Configuration de coteaux argilo-calcaires particulièrement exposés à l'érosion
puce10.gif (131 octets) Vastes exploitations céréalières

 

 

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Cas du Rance : une expérience novatrice mais onéreuse

L'Opération Petit Bassin Versant mené sur Le Rance est un projet d'une grande envergure qui a mobilisé beaucoup de temps et de moyens.
Elle a permis de mettre en évidence que de nombreux moyens efficaces pour lutter contre le ruissellement sont applicables.
Il est aujourd'hui possible de choisir un équipement adapté à chaque parcelle et ainsi d'éviter de tomber dans une approche systématique :

attention.jpg (2730 octets) des alternatives existent pour chaque configuration  parcellaire

Néanmoins, il sera difficile de reproduire une opération du même type dans un autre bassin-versant en raison du caractère expérimental de ce projet :  financement  et cadre légal à définir.


 

 

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Cas du Tissié : un programme donnant des outils pratiques

Le programme de "Protection raisonnée du ruisseau du Tissié" a le même caractère expérimental et ne permet pas de conclure en terme de montage de projet.
Le bilan financier est à relativiser car il ne couvre que les frais liés au aménagements et passe sous silence les coûts engendrés par l'animation ou encore la communication (pris en charge par le syndicat intercommunal). Cependant, les mesures retenues dans le cadre du FGER sont les plus éprouvées et les plus rentables :

attention.jpg (2730 octets) Les mesures retenues sont donc facilement reproductibles


Il en ressort que trois types d'aménagements sont à privilégier :
            puce04.gif (58 octets) les bandes enherbées (peu coûteux et bien adapté)
            puce04.gif (58 octets) les haies
            puce04.gif (58 octets) les fossés

Il est aussi judicieux  de signaler que faire réaliser les aménagements par les agriculteurs est opportun :

attention.jpg (2730 octets) Cela permet de réduire les coûts de moitié et renforce l'implication de l'exploitant agricole

 

 

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La nécessité d'une collaboration efficace avec les agriculteurs

Les actions menées dans ces 2 projets ont eu lieu à l'échelle de la parcelle en collaboration étroite avec l'agriculteur.

Cette collaboration basée sur le volontariat a été contractualisée :
    puce05.gif (253 octets) dans un cas, l'agriculteur a du réaliser lui-même les aménagements (Tissié)
    puce05.gif (253 octets) dans l'autre, il s'est engagé à les entretenir suite à leur création (Rance).

Un lien étroit entre les autorités et les agriculteurs est donc une condition nécessaire à un schéma d'aménagement.

La réussite du projet dépend fortement de la capacité du maître d'oeuvre à établir un échange entre les techniciens et les agriculteurs.

Le taux de contractualisation (nombre d'agriculteurs s'engageant/nombre d'agriculteurs sensibilisés) quoique toujours peu élevé varie énormément en fonction structures porteuses du projet :

Expérience du Tissié : 50%
(Chambre d'Agriculture)

Expérience du Rance : 10%
(Syndicat de communes)

En règle générale les agriculteurs se sentent beaucoup plus impliqués quand le projet est mené en collaboration avec des personnes de leur secteur d'activité.

 

 

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Évaluation des impacts

La vraie difficulté rencontrée lors de ces projets est d'évaluer l'impact réel des aménagements créés. Il est d'autant plus difficile de dresser un constat des actions menées que souvent il n'existe pas de suivi antérieur du ruissellement.
Il faut donc suivre les ouvrages réalisés (entretiens, observations) et leur effets (pluies, cotes) pour compléter les retours d'expériences et vérifier les estimations des effets attendus.


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