Présentation de l'usine.e


 

boule.gif (3849 octets) L'estuaire de la Rance, un site privilégié.

 

puce1.gif (370 octets) Situation géographique.

Carte

La Rance est un fleuve de l'ouest de la France long de 100 km. Il se situe en Bretagne et se jette dans la manche. Ce fleuve côtier qui prend sa source à Mené dans le département des Côtes-d'Armor, au cœur d'un paysage de landes, se termine en un estuaire long de 10 km.

L'usine de la Rance se situe dans cet estuaire (dit aussi de Saint-Malo) entre la pointe de la Briantais, sur la rive droite, et la pointe de la Brebis, sur la rive gauche.

Le bassin du fleuve couvre une superficie de 1 195 km2 et son débit moyen atteint la valeur respectable de 12 m3/s.

 

puce1.gif (370 octets) Un site particulièrement adapté.

Le site de la Rance se prêtait parfaitement à l'implantation d'une usine marémotrice.

D'une part parce que l'amplitude entre basse et haute mer est l'une des plus fortes du monde, d'autre part parce qu'en pointe ce sont 18 000 m3 d'eau par seconde qui franchissent l 'estuaire soit un débit dix fois plus important que celui du Rhône.

Il présente les caractéristiques suivantes :

Distance entre les rives : 750 m
Superficie du bassin : 22 km2
Amplitude moyenne de la marée : 8.17 m
Amplitude maximale de la marée : 13.50 m (lors de l'équinoxe)
Volume d'eau turbinable : 184 millions de m3

 

 

boule.gif (3849 octets) Construction de l'usine.

 

puce1.gif (370 octets) Les trois enceintes

Les ouvrages ont été construits à sec, à l'intérieur de trois enceintes.

- Une sur la rive gauche, pour la construction de l'écluse,

 - Une sur la rive droite, pour la construction des pertuis,

 - Une grande enceinte centrale pour la construction de l'usine et de la digue morte.

 Schéma des installations

 

 Enceinte de l'écluse: Obtenue par un mur en béton accroché sur les flancs de la pointe de la Brebis.

Enceinte des pertuis: Obtenue par deux lignes de batardeaux, d'environ 175 m de longueur chacune, en gabions de palplanches métalliques (diamètre 1 9 m) remplis de sable.

Grande enceinte: Obtenue par deux lignes de batardeaux de 600 m de longueur chacune, - au nord, un batardeau spécial côté mer, dit "batardeau de coupure ", - au sud, un batardeau côté estuaire, en gabions de palplanches.

 

puce1.gif (370 octets) Batardeau de coupure.

 Il a été possible de faire sur 240 m, des gabions de palplanches, comme ceux des batardeaux de l'enceinte des pertuis. Mais pour fermer les 360 m restants, il a été nécessaire d'employer une autre technique, en raison de la violence des courants qui allaient en augmentant au fur et à mesure que le passage laissé à la mer se rétrécissait.

La méthode a consisté à mettre en place, tous les 21 m, des appuis relativement légers, constitués par des caissons cylindriques en béton armé de 9 m de diamètre et d'une hauteur variable de 20 à 25 m échoués sur des fondations préparées à l'avance en travaillant sous l'eau, à l'air comprimé. Une fois échoués, les caissons étaient alourdis en les remplissant de sable, 19 caissons furent mis en place.

 

Etape 1 Etape 2

Étape 1 : construire le barrage mobile

Étape 2 : construire l'enceinte principale

Les intervalles entre caissons furent fermés d'abord, à raison de un sur deux par des cellules de palplanches, comprenant deux arcs liés aux caissons par des pièces spéciales continues sur toute la hauteur, l'ensemble étant rempli de sable. On obtenait ainsi de nouveaux points d'appui, moitié moins nombreux, mais autrement plus stables que les caissons isolés.

S'isoler de la mer

Les caissons : pour s'isoler de la mer

Pour construire les arcs des cellules, on devait d'abord couper les courants de la passe que l'on voulait fermer, ce qui était obtenu en laissant glisser, dans des rainures ménagées dans les caissons, des poutrelles en béton armé ou en métal, faisant une coupure provisoire. La fermeture des passes restantes a été faite de la même manière que celle des premières.

 

 


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