

A une certaine
vitesse de gaz, que nous
appellerons vitesse
minimale de fluidisation (U mf), les
particules
commencent à bouger et se mettent en suspension. Le lit est
cependant encore
très homogène et aucune bulle n'apparait à cette
vitesse.
Lorsque la vitesse du gaz est inferieur à U mf
, les
particules restent immobiles au fond du lit.
Si on augmente encore un peu la vitesse d'entrée du gaz, on
observe
l'apparition de bulles, c'est la vitesse de bullage U .
Cette
vitesse est très proche de U mf
industriellement, on considère que le bullage
commence en même
temps que la fluidisation. Cet état de fluidisation,
appelé fluidisation bouillonnante,
existe sur une large gamme de vitesse, et est l'état pour
les petites
particules, et le plus
utilisé dans
l'industrie.
Si la vitesse de gaz augmente encore, les bulle commencent à se
déformer, elles
sont plus grosses, plus nombreuses, et l'agitation dans le lit est plus
violente. On atteint alors l'état de fluidisation turbulente.
Enfin, lorsque la vitesse du gaz dépasse la vitesse terminale de
chute des
particules, elles sont entrainées dans le courant gazeux, les
faisant sortir du
lit.
La tailles et la masse volumique des particules ont aussi un effet sur l'hydrodynamique du lit-fluidisé, certaines étant plus difficilement fluidisables. A partir de résultats empiriques, Geldart a proposé un diagramme qui classe les solides selon leur aptitude à la fluidisation.
