BEIERE INDEPENDANCE ENERGETIQUE DES PME

Pertes  principales:

 

            Chaudière:

           

           D'abord la chaudière Fonty est très vieille. Elle a été fabriquée en 1970. Selon la littérature, les chaudières à cette époque-là n’arrivaient pas à 70% de rendement. On va quand-même supposer un rendement de 70%. (On n'a pas de donnée sur cette variable malgré nos recherches. Et actuellement, cette chaudière ne se fabrique plus.

            Avec ce rendement on voit qu’on perd 4,92e5 kWh. La seule explication est qu’on ne profite pas de la totalité de la puissance calorifique des combustibles à cause des capacités internes de la chaudière.

 

            Tuyaux :

            Dans cette entreprise, il y a un circuit de 600 mètres qui ne servent pratiquement qu'au chauffage d’un bâtiment. C’est une structure très peu économique énergétiquement; cela d'autant plus que les tuyaux ne sont pas isolés. On rappelle que seulement 10% de tuyauterie sont isolés.

 

            Ceci nous a conduits à une étude sur les pertes dans les tuyaux qui est le suivant :

 

On a deux circuits de tuyaux: le premier est responsable du chauffage de la filature et de l’air pour le séchoir ; le deuxième emmène la vapeur pour chauffer l’eau de lavage et de teinture.

 

            Le matériel isolant des tuyaux qui le sont est la laine de verre (k=0,039 W/mK).

            Les tuyaux sont DN40 avec un diamètre de 48mm.

            La température dans les tuyaux est prise constante et avec une valeur de 100ºC

 

 

CIRCUIT 1 :

 

Le circuit 1 est long d'environ 605 m avec seulement 80m isolés. (Cf. plan de Fonty).

 

Ce circuit fonctionne pendant 7 mois (soit, comme calculé précédemment, 2620h) pour le chauffage du bâtiment de filature et pour l'alimentation du séchoir; En dehors de la période hivernale (5 mois), il n'alimente que le séchoir (soit 4000h).

 

Pour le temps dans lequel il n’y a pas de chauffage on ajoutera la moitié des pertes. Donc on va estimer 3310h.

 

En ce qui concerne les températures on a :

15%  à 25ºC

10%  à 15ºC (isolée 100%)

7,5% à 10ºC (souterraine)

67,5%  à 20ºC

 

-         Pour la partie aérienne non isolée, on a 410m à 20ºC et 90m à 25ºC, donc on prend une température de 20,9ºC. On arrive à une déperdition annuelle de 197408,8kWh.

-         Pour la partie aérienne isolée on a une déperdition annuelle de 4874 kWh.

-         En ce qui concerne la partie souterraine on a une déperdition annuelle de 26953,4 kWh

 

 

CIRCUIT 2 :

 

            Le circuit 2 est composé de 220m dans lesquels 20m sont isolés. On a supposé  un temps de fonctionnement de 4000h.

La température extérieure pour tout le circuit est d’environ 25ºC.

 

- Pour la partie non isolée on obtient une déperdition annuelle de 90478,8 kWh.

- La partie isolée on obtient une déperdition annuelle de 1703 kWh.

 

On arrive à des pertes de 3,2e5 kWh.

 

Chauffage bâtiment :

            Le plafond de la filature est bien isolé avec des panneaux de laine de verre, mais les mûrs ne le sont pas (100 m2 en parpaing). Ça représente une grande perte d’énergie.

 

            Sans isolant on est arrivé à Q/A= 29,5 W/m2; par contre si on met des panneaux de polystyrène extrudé pour isoler les mûrs, on a Q/A= 4,2 W/m2.

On a une surface de 1088 m2 et on chauffe pendant 2620 heures. L'économie liée à cette isolation des mûrs s'estime à  7,2e4 kWh, ce qui  équivaut à 62% de la dépense due au chauffage.

 

Si on somme toutes les économies, on arrive à 8,84 e5 kWh, qui équivalent à 53% de l’énergie que le fuel peut nous apporter.

Du 47% on a besoin 2,7 e5 kWh pour le chauffage de l’eau et de l’air. C’est un 17%. Le 30% sont les pertes normales dans les échangeurs de chaleur.

 

            Rejets d’air et d’eau chauds :

Les process de lavage, teinture et séchage sont périodiques et pour cette raison, il est difficile d'utiliser leurs effluents (eau et air) dans des cycles par exemples. Toutefois, l'air chaud qui sort du séchoir à 80°C pourrait être réutilisé. On a un débit d’air de 0,7m3/s pendant environ une heure par jour, et 180 jours par an. Ça nous donne 4,54e5 m3 d’air recyclables. On peut le considérer comme une perte parce que pour l'instant, aucune réutilisation n'est faite.

 

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