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Conception d'un pilote de potabilisation d'eau en matériaux de récupération
 

Introduction- Accueil
Avant-projet sommaire
Avants-projets détaillés
Production d'eau potable
Production d'énergie
Conclusion


c Urgence face à l'eau

c Zones rurales les plus
     touchées

c Des budgets bien trop
     élevés

c La participation
     villageoise, clé d'une
     réussite


Introduction

Contexte
     socio-économique

Maladies hydriques

Procédés utilisés

Dimensionnement

Construction

Entretien

Analyses

Conclusion


Projets des groupes
Autres travaux
Département HMF


Urgence face à l'eau
 

 

« Nous ne pourrons venir à bout du sida, de la tuberculose, du paludisme et des autres maladies infectieuses qui affligent le monde en développement que lorsque nous aurons remporté la bataille de l'eau potable, de l'assainissement et des soins de santé primaire. »


Kofi Annan.


C’est une véritable hécatombe silencieuse qui tue chaque minute 15 êtres humains, soit près de 22 000 personnes par jour dans le monde. Les maladies liées à l'eau sont la première cause de mortalité qui décime 5 millions d’entre nous chaque année. C'est près de 1,1 milliard de personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable. Dans les situations de conflit et de catastrophe naturelle, l’accès à l’eau potable et à l’hygiène est une priorité quotidienne vitale pour la survie des populations. Malheureusement peu de systèmes à moindre coût sont proposés pour les populations rurales.


Force est de constater chaque jour et partout que l’eau insalubre tue du fait des maladies hydriques : choléra, typhoïde, hépatite, paludisme, diarrhée, ... Partout, le manque d’eau potable s’accompagne d’un taux de mortalité infantile élevé. En Afrique subsaharienne, où un enfant sur cinq n’atteindra pas son cinquième anniversaire, 43% des jeunes boivent de l’eau insalubre, risquant de contracter une maladie, ou même de mourir, à chaque gorgée. Lorsque les enfants ont facilement accès à l’eau salubre, à des installations sanitaires de base et à une éducation à l’hygiène, les résultats peuvent être spectaculaires, pour le plus grand profit des programmes de réduction de la mortalité et de la pauvreté. La santé des enfants s’améliore, de même que le taux de fréquentation scolaire. On commence à voir la fin des inégalités sociales là où ce sont les filles qui ont la charge d’aller chercher l’eau pour la famille. Ces retombées bénéfiques peuvent provenir d’une installation aussi simple qu’un puits avec pompe à main dans une école ou un système familial de purification de l’eau qui ne coûte que quelques centimes le paquet. Mais dans d’autres parties du monde, les communautés les plus pauvres restent négligées et l’aide n’arrive que de façon sporadique (quand elle arrive). Sans une volonté politique réelle de la part des pouvoirs publics tant au niveau local que national, les systèmes villageois d’approvisionnement en eau ne sont pas entretenus, ni même construits.


Ce projet a la vocation d'être d'une simplicité de construction et de maintenance qui permette réellement aux populations de s'accaparer du projet à part entière, les rendant par la même totalement indépendantes de la volonté des pouvoir publiques ou de techniciens de maintenance.

 

Zones rurales les plus touchées  
 

Aujourd’hui, environ 1,1 milliard d’individus dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable. La diminution de moitié de ce nombre de personnes est un des Objectifs du Millénaire. Les centaines de millions d’euros qui ont été consacrés depuis 1990 à cet objectif ont permis à plus d’un milliard d’individus d’accéder à l’eau potable, mais ceci essentiellement dans des zones à forte densité de population (villes et gros villages). Encore 900 millions de personnes en zone rurale n’ont pas accès à l’eau potable et cette perspective est particulièrement éloignée dans les petits villages isolés.

En milieu rural, où vit près de 70% de la population africaine, l'eau de boisson est la plupart du temps prélevée dans les marigots et les rivières. En l'absence d'infrastructure, seule l'installation d'un puits permet un accès à l'eau potable. Cela suppose toutefois en plus d'un investissement conséquent un traitement régulier du puits à base de chlore et un environnement maintenu en état de salubrité, conditions qui ne sont pas toujours réunies.

Réduire de moitié le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des moyens d'assainissement de base : tel est l'objectif affiché par l'ONU pour 2015. Si la tendance actuelle se poursuit, l'Afrique subsaharienne n'atteindra cet objectif qu'en 2040 pour l'accès à l'eau potable et pas avant les années 2070 pour l'assainissement. Aujourd'hui, même si des progrès ont été réalisés depuis le début des années 90, 36% des habitants n'ont toujours pas accès à l'eau potable et 58% à l'assainissement.

Les solutions présentées pour ces populations sont comparativement extrêmement coûteuses car un forage ou un puits ne permettra de subvenir qu'aux besoins de quelques personnes géographiquement très éparpillée. On estime à environ un million le nombre de nouveaux puits dont l’Afrique subsaharienne aura besoin pour assurer la couverture intégrale des services d’approvisionnement en eau.

Notre projet même s'il nécessite une eau de surface qui n'est que rarement disponible dans les pays les plus secs essaiera de répondre par son prix et sa simplicité à une solution envisageable pour les millions de villages qui sont trop éparpillés et représente des populations trop faibles pour justifier aujourd'hui un investissement en matière d'eau potable.

 

Des budgets bien trop élevés  
 

A titre très approximatif, nous vous donnons le coût des solutions généralement adoptées pour approvisionner l'eau potable dans les pays en voie de développement. Ces prix sont une moyenne très général permettant d'avoir un ordre de grandeur de ce qu'ils représentent, ils ne prennent d'autre part pas en compte le fait que certaines zones sont totalement inadaptées pour l'acheminement de camions, machines ou autres matériels sur place.

- Forage peu profond : Généralement réalisé pour un montant allant de 10 000 à 15 000 US $, il requièrent la venue d'un camion sur place et de plusieurs techniciens qualifiés. D'autre part l'équipement de pompage et le tubage représente encore 12 000 US $, de plus ces produits sont généralement importés de pays développés.

- Système autonome filtration+UV d'eau de surface : Développé dans le projet « 1001 fontaines pour l'eau », ce système est capable de traiter 3m3 d'eau de surface par jour avec un investissement initiale de 13 000 US $ puis des frais de fonctionnement aux alentours de 0,7 US $ par m3 d'eau traité.

- Puits : Le prix dépend évidement de la profondeur de celui-ci, si son prix moyen reste assez modeste aux alentours de 150 US $, il a de multiples défauts. Dans les zones pastorales, de nombreux exemples de contamination par les bêtes sont remarquables, d'autre part ils sont par principe liés au variations défavorables de niveau des nappes phréatiques.

- Life straw : Système portatif personnel de traitement d'eau de surface permettant de traiter l'eau de surface en l'utilisant comme une paille. Pour un prix de 15 US $ (utilisable pour 700 l) ce système est certainement le moins chère du marché aujourd'hui.

Il existe une multitude d'autres systèmes de traitement d'eau pour les populations des pays en voie de développement mais même si à notre niveau ces investissement paraissent dérisoires, nous devons recadrer ces chiffres avec les salaires locaux et ainsi comparer la part du salaire perçu par ces populations au prix payé pour bénéficier d'une eau potable.

Les deux raisons principales à ce que l'eau potable soit plus chère pour les populations rurales est que tout d'abord les constructions sont plus onéreuses du fait de leur éloignement, la quantité de tuyaux qu'elles nécessitent pour atteindre les villages éparpillées est considérable... En ajoutant le fait que les salaires de ces populations étant bien moindre que dans les zones urbaines, nous nous retrouvons souvent dans des situations où des familles dépensent parfois plus de 20% de leurs revenues pour l'eau, sachant que ces revenues représentent rarement plus de 30 US $/mois.

Pour une meilleur intégration des différents systèmes de traitement d'eau au niveau des villages, une multitude de programmes de financements publiques/privés s'est développé ces dernières années. La gestion et l'entretien de ces systèmes restent à la charge de techniciens extérieurs aux villages qui sont alors dépendants des fonds alloués et de la disponibilités de ceux-ci.

Si nous considérons que la plus grande partie des éléments du structure utilisés dans notre pilote sont des matériaux de récupération, nous avons établi le budget suivant nécessaire pour les éléments que nous n'avons pas considérés comme déchets usuels dans les régions concernées :

Prix indicatifs
Element
Prix unitaires
Total
Colliers
8 US$ / 5u
8
Bâche plastique alimentaire
13 US$ / 10m2
13

Tuyaux PVC diamètre 5 cm

5 US$ / m
10
Tamis maille 2 mm
10 US$ / m2
10
Clous
3 US$ / kg
3

Cartouche de joint silicone

8 US$ / u
8
Vannes
5 US$ / u
30
 
TOTAL :
82 US$

C'est donc à un prix dérisoire que nous proposons de traiter 100 l/j durant une longue période si celui-ci est bien entretenu.

 

La participation villageoise, clé d'une réussite  
 

Beaucoup des problèmes rencontrés viennent du fait que ces projet ne sont pas gérés humainement et financièrement par les personnes concernées. C'est par une participation forte des villageois à toutes les étapes de dimensionnement, construction, mise en route , maintenance et gestion financière que sera garantie la pérennité du projet. La réussite dans le temps d'un projet humanitaire quel qu'il soit s'est toujours trouvée extrêmement lié au taux de participation des villageois concernés. Il est primordiale que chaque projet soit accompagné d'une participation active de la population à tout le cycle du projet, sans exclusion.

Il leur revient ainsi toutes les décisions concernant le système en toute connaissance de cause des implications et contraintes, en terme de qualité de service, de maintenance, de coûts et de gestion. Il existe malheureusement beaucoup de projet qui se sont soldé par des échecs du fait d'aspects tel qu'une mauvaise insertion dans le contexte local des us, coutumes et croyances ou la formation et animation sanitaire qui ne s’appuient pas assez sur les pratiques et les comportements locaux.

Il reste assez complexe de former les populations à la maintenance de systèmes tel qu'une pompe, traitement par lampe UV, injecteur de chlore ou autre appareil qui requiert des techniciens spécialisés. Notre pilote espère répondre au mieux à toutes ces contraintes socio-économiques qui nous rappellent l'extrême détresse de ces populations et la nécessité de trouver de rapides solutions en adéquation avec leur moyens concernant l'approvisionnement en eau potable.

 

Introduction.................................................................;.........Procédés utilisés