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Conception d'un pilote de potabilisation d'eau en matériaux de récupération
 

Introduction- Accueil
Avant-projet sommaire
Avants-projets détaillés
Production d'eau potable
Production d'énergie
Conclusion


f Introduction

t Dimension du problème

t Transmission

tt Prévention

 

Les principales maladies hydriques

 

t Le choléra

f Dracunculose

lkj Virus du nil occidental

d Bilhariose

f Onchocercose

d Le paludisme ou la
     malaria

k Trachome

d Arsenicisme

m Diarrhée

p Lambliase

p Hépatites

p Légionellose

p Malnutrition

p La polio

p Schistosomiase

p Typhoide


Introduction

Contexte
     socio-économique

Maladies hydriques

Procédés utilisés

Dimensionnement

Construction

Entretien

Analyses

Conclusion


Projets des groupes
Autres travaux
Département HMF


Les maladies hydriques sont toutes les maladies causées par la consommation d'eau contaminée par des fèces animales ou humaines, qui contiennent des microorganismes pathogènes ou qui sont liées au cycle de l'eau.


La pleine image des maladies associées à l'eau est complexe pour un grand nombre de raisons. Sur la dernière décennie, l'image des problèmes de santé relatif à l'eau est devenu de plus en plus vaste, avec l'émergence de nouvelles maladies d'infection relatives à l'eau et la réémergence de certaines déjà connues. Des données sont disponibles pour certaines maladies relatives à l'eau et l'hygiène (qui incluent la salmonelle, le choléra, la shigellose), mais pour d'autres telles que la malaria, la schistosomiase ou les infections les plus modernes telles que la légionellose ou les SRAS des analyses doivent encore être effectuées.


Le poids de plusieurs groupes de maladies peut seulement en partie être attribué à l'eau. Même où l'eau joue un rôle essentiel dans l'écologie des maladies, il peut être difficile d'évaluer l'importance relative des composants aquatiques sur les écosystèmes locaux.

La dimension du problème  


Dans les pays en développement, quatre cinquième de toutes les maladies sont causées par les maladies hydriques, où la diarrhée est la principale cause de la mort des enfants. L'image globale de l'eau et la santé a une forte dimension locale avec près de 1.1 milliards de personnes n'ayant pas encore d'accès à des sources améliorées en eau potable et près de 2.4 milliards à une hygiène adéquate. Aujourd'hui, il est évident que les maladies dues à l'eau ou à l'hygiène expliquent environ 2 213 000 morts tous les ans.


L'OMS estime que, dans le monde, plus de 2 milliards de personnes sont infectées par les schistosomiases et les helminthes transmis par le sol dont 300 millions souffrent de graves maladies dues à cela. La Malaria tue plus d'un million de personnes partout dans le monde chaque année, et un grand pourcentage de ceux-ci a moins de cinq ans, principalement au Sahara et dans le Sud de l'Afrique. En 2001, l'ampleur globale estimée de la malaria s'élève à 10 % de toutes les maladies en Afrique. La malaria provoque au moins 396.8 millions de cas de maladies aigues tous les ans. Les femmes enceintes sont le principal groupe d'adulte à risque. En tant qu'un des problèmes majeurs de la santé publique dans les pays tropicaux, on estime que la malaria a réduit la croissance des pays africains de 1.3 % chaque année au cours des 30 dernières années. Une estimation de 246.7 millions de personnes sur Terre sont infectées par les schistosomiases, dont 20 millions souffrent de conséquences sévères d'infection, tandis que 120 millions souffrent de symptômes bénins. La diarrhée se manifeste partout dans le monde et représente 4% du taux de mortalité des pays en développement. Seulement au Bangladesh, environ 35 millions de personnes sont exposées, quotidiennement, à des niveaux élevés en arsenic dans l'eau eau potable, qui menacera finalement leur santé et raccourcira leur espérance de vie.


Après le Tsunami en Asie, le dimanche 26 décembre 2004, les gens font face à la menace des maladies hydriques, liées aux inondations, telles que la shigellose, le cholera, l'hépatite A, la leptospirose, la fièvre typhoïde, la malaria et la dengue.   

 

La Transmission  


Les maladies hydriques se propagent par la contamination des systèmes de distribution d'eau potable, par l'urine et les fèces des personnes ou animaux infectés. Ceci est susceptible de se produire dans les endroits où les systèmes d'eau potable publics et privés puisent leur eau depuis l'eau de surface (pluie, ruisseaux, rivières, lacs etc.), qui peut être contaminée par des personnes ou des animaux infectés. L'écoulement des décharges, des eaux usées, des eaux industrielles ou résidentielles peut parfois contaminer les eaux de surface. Ceci a été la cause de nombreuses manifestations dramatiques de maladies orofécale telles que le choléra et la typhoïde. Cependant, il existe de nombreux chemins possibles par lesquels les matières fécales peuvent atteindre la bouche, par exemple sur les mains ou sur la nourriture contaminée. En général, la nourriture contaminée est le chemin le plus courant par lequel les personnes sont contaminées.
 

Les germes des fèces peuvent entraîner des maladies même par léger contact. La contamination peut se produire à cause des eaux en crue, du ruissellement de l'eau des décharges, des eaux usées ... Le seul moyen de casser la transmission continue est d'améliorer le comportement hygiénique des hommes et de leur fournir certains besoins: eau potable, équipement de bains et de lavage et l'assainissement.


La transmission de la malaria est facilitée lorsqu'un grand nombre de personnes dorment à l'extérieur par temps chaud, ou dorment dans leur maison sans protection contre les mouches et moustiques envahissants. Les schistosomiases peuvent tous être contrôlés avec un drainage efficace parce qu'ils dépendent tous de l'eau pour accomplir leur cycle de vie.

 

 
La Prévention  


L'eau propre est un préalable pour réduire la diffusion des maladies hydriques. On reconnaît bien que la prédominance des maladies hydriques peut être considérablement réduite par la fourniture d'eau potable propre et l'élimination sûre des fèces.


L'eau est désinfectée pour tuer tous les pathogènes pouvant être présent dans les approvisionnements en eau et pour empêcher leur développement dans les systèmes de distribution. La désinfection est alors utilisée pour empêcher la croissance des organismes pathogènes et pour protéger la santé publique et le choix du désinfectant dépend de la qualité de l'eau individuelle et du système d'approvisionnement en eau. Sans désinfection, le risque des maladies hydriques augmente.

Les deux méthodes les plus courantes pour tuer les microorganismes dans l'approvisionnement en eau sont l'oxydation avec des produits chimiques tels que le chlore, le dioxyde de chlore ou l'ozone puis l'irradiation par  radiation UV (exposition au soleil).

 

Le Choléra  


Véhiculé par l'eau, le vibrion cholérique est responsable d'épidémies redoutables. Le choléra touche actuellement tous les continents, mais il atteint plus sévèrement les pays où l'hygiène publique laisse à désirer. C'est évidemment dans les pays du Tiers-Monde que cette maladie fait le plus de victimes. Les conflits et les mouvements de masse des réfugiés favorisent les épidémies. Le vibrion cholérique est en effet une bactérie très mobile dont l'homme est le principal réservoir. La maladie résulte de l'absorption par la bouche d'eau ou d'aliments contaminés. L'incubation va de quelques heures à 5 jours et la toxine secrétée dans l'intestin par le vibrion provoque de violentes diarrhées aqueuses caractéristiques de la maladie et des vomissements sans augmentation de la température du corps.


Les pertes d'eau peuvent atteindre 10 à 15 litres par jour. Les selles diarrhéiques libérées en grande quantité sont responsables de la propagation du bacille dans l'environnement et de la transmission orofécale. Mais 90% des sujets en contact avec la bactérie ne présenteront aucun symptôme alors même qu'ils élimineront un taux élevé de bactéries dans leurs selles pendant plusieurs jours.

 

La dracunculose  


La dracunculose ou maladie du ver de Guinée est une infection causée par le parasite Dracunculus medinensis. Les vers Dracunculus femelles adultes émergent annuellement de la peau des personnes infectées. Les personnes ayant des vers peuvent entrer en contact avec des sources d'eau potable et inconsciemment permettre au ver de relâcher ses larves dans l'eau. Ces larves sont ingérées par les copépodes des eaux douces où elles se développent en étape contagieuse en 10-14 jours. Les personnes deviennent infectées en buvant de l'eau contenant les larves de Dracunculus medinensis.


En général, une personne infectée ne perçoit les symptômes pas avant 1 an après la contamination. Ils commencent par une boursouflure, habituellement sur la jambe. Pendant la période de son éruption, la personne peut éprouver des démangeaisons, des fièvres, des enflures et des sensations de brûlures. Les personnes infectées essayent de soulager la douleur en immergeant la partie infectée dans l'eau, généralement des sources d'eau ouvertes telles que des étangs et des puits de surface. Ceci permet aux vers de se répandre.


Au début du 20ème siècle, la maladie du ver de Guinée était répandue dans de nombreux pays d'Afrique et d'Asie. On a estimé environ 50 millions de cas dans les années 1950. Grâce aux efforts concentrés des communautés internationales et des pays endémiques, le nombre de cas fut réduit à environ 96,000 en 1999.

 

Le virus du Nil Occidental  



Le virus du Nil Occidental (V.N.O.) est un virus qui peut infecter les humains, les oiseaux, les chevaux ainsi que de nombreux animaux. L'activité du V.N.O. a été reconnue pour la première fois à New York au cours de l'été 99. Avant cette date, le virus avait été identifié uniquement en Afrique, en Asie et en Europe. En 2002, le virus a été détecté en Nouvelle Ecosse, au Québec, dans l'Ontario ainsi qu'aux Etats-Unis, à peu près partout sur le continent.


Le V.N.O. est transmis par les piqûres de moustiques infectés (50 espèces à travers le monde). Le V.N.O. est sensible à la lumière du soleil et à la sècheresse. Il ne survit pas longtemps dans l'environnement, ni sur la peau d'une personne qui se lave avec du savon et de l'eau. Le virus se multiplie dans les tissus des oiseaux infectés et circule dans le sang. Il peut ainsi être transmis aux moustiques qui se nourrissent du sang de ces oiseaux. Le V.N.O. peut provoquer une maladie bénigne chez les humains avec des symptômes tels que la fièvre, des douleurs frontales et musculaires, une enflure des ganglions lymphatiques et des irritations cutanées. La maladie est habituellement plus grave chez les personnes âgées et celles qui souffrent déjà d'une maladie grave. La période d'incubation est d'environ 5 à 15 jours chez les humains. Ainsi on doit éviter de rester à l'extérieur pendant les périodes d'activité intense des moustiques, comme au lever du soleil et au crépuscule, éviter les régions infectées, faire disparaître toute eau stagnante.

 

La bilharziose  


C'est une maladie parasitaire due à des vers « les bilharzies » ou « schistosomes » dont il existe 5 espèces susceptibles de parasiter l'homme. Le cycle parasitaire fait intervenir un hôte intermédiaire, mollusque vivant des les eaux douces, qui permet la maturation des larves de schistosomes et leur libération dans le milieu aquatique. L'homme s'infeste par simple contact avec les eaux douces (lacs, rivières, mares, fleuves) car le parasite peut à ce stade traverser la peau saine. Après un cycle complexe dans l'organisme, les vers adultes se développent chez l'homme dans le système circulatoire. La pathologie clinique est liée à la ponte des œufs qui migrent à travers les parois digestives, vésicales, génito-urinaires ou s'embolisent dans le foie, plus rarement dans les vaisseaux pulmonaires.


Plus de 300 millions de personnes sont touchées par cette maladie. La répartition des foyers de bilharziose est liée aux contacts entre l'homme et les eaux douces contaminées. Les modifications du milieu naturel, en particulier la construction des barrages, l'édification de système d'irrigation, peuvent conditionner d'importantes migrations de population et le développement de nouveaux foyers de bilharziose.


Le traitement est réalisé par des médicaments actifs en prise unique. On en dénombre actuellement 5. Le vaccin contre cette maladie, attendu de longue date, n'est toujours pas au point.


L’onchocercose  

L'onchocercose ou cécité des rivières est une maladie parasitaire transmise par la piqûre d'une mouche « la simulie ». L'onchocercose entraîne de sérieuses lésions cutanées et dans sa phase finale une cécité irréversible. Plus de 15 millions de personnes sont actuellement atteintes par la maladie dont une grande majorité en Afrique sub-saharienne. L'onchocercose représente la 2ème cause de cécité d'origine infectieuse dans le monde après la conjonctivite granuleuse. Cette maladie est endémique dans 30 pays d'Afrique et 6 pays d'Amérique. Environ 120 millions de personnes sont exposées au risque d'onchocercose.

Il existe 2 types de solutions pour lutter contre la maladie :
- les insecticides à répandre sur les plaines et les vallées fertiles, riches en rivières, car elles sont le lieu de reproduction des mouches « simulies », vecteur de l'onchocercose.
- L'administration aux populations à risque ou contaminées d'un nouveau médicament d'origine américaine découvert en 1975 contre des vers parasitaires. Le nom de ce médicament est l'ivermectine.

Plusieurs programmes de lutte contre la maladie sont actuellement en cours d'application notamment par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 

Le paludisme ou malaria  


Le paludisme reste la maladie parasitaire la plus fréquente au monde (environ 41% de la population mondiale, soit 2,3 milliards de personnes). On recense entre 300 et 500 millions de cas par an (infections nouvelles ou réinfections) dont près de 80% en Afrique sub-saharienne (estimation de l'OMS en 1994). Il s'agit d'une des plus meurtrières de toutes les affections humaines. Elle tue chaque année 1.5 à 2.7 millions de personnes dont 1 million d'enfants de moins de 5 ans. Depuis une dizaine d'années, l'endémie tend à stagner :
- En Afrique, l'incidence annuelle est considérable : 500 à 900 cas pour 1000 personnes.
- En Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est, elle reste de 4 à 5 cas pour 1000.

Les voies de contamination :
Une contamination de la mère à l'enfant par voie transplacentaire est possible.
En France, la très grande majorité des cas de paludisme observés est contractée lors d'un voyage effectué sans mesure de prophylaxie ou avec une prophylaxie inadaptée. Nombre de cas sont liés à des retours aux pays d'Africains expatriés en France depuis des années, qui se croient encore protégés et négligent les mesures de prophylaxie en revenant chez eux en vacances.

Toutefois, une prophylaxie parfaite est de plus en plus difficile à mettre en place du fait du développement des clones de Plasmodium résistant aux différentes molécules médicamenteuses utilisées, notamment à la chloroquine.

 

La trachome  


La trachome est une infection de la membrane des muqueuses des paupières causée par la bactérie Chlamydia trachomatis.
Elle commence par une congestion et un gonflement des paupières avec une déchirure et une perturbation de la vision. La cornée est souvent impliquée. Si elle est laissée non traitée, des tissus cicatriciels se forment, qui entraînent des déformations des paupières et, si la cornée est impliquée, une cécité partielle ou totale.

La trachome est hautement contagieuse au début de l'infection et est transmise par contact directe avec des personnes ou des produits infectés (ex: serviettes, mouchoirs) et également par les mouches.
La trachome est la cause principale mondiale de la cécité évitable et se produit où les personnes vivent entassées avec un accès limité à de l'eau et une santé sûrs. La trachome aveuglante est répandue au Moyen-Orient, au Nord et au Sud du Sahara, dans l'Asie méridionale et en Chine. L'OMS estime que 6 millions de personnes dans le monde sont aveugles à cause de la trachome et plus de 150 millions de personnes ont besoins de traitement.

 

L'arsenicisme  



L'arsenicisme est une maladie chronique résultant de la consommation d'eau contenant des niveaux élevés en arsenic sur une longue période (tel que de 5 à 20 ans). Elle est également connue comme empoisonnement à l'arsenic. L'OMS recommande une limite de 0.01 mg/l d'arsenic dans l'eau potable.

Elle a pour conséquence divers effets sur la santé incluant des problèmes de peau, un cancer de la peau, des cancers de la vessie, des reins et des poumons, et des maladies sur les vaisseaux sanguins des langues et des pieds, et aussi des diabètes, une haute pression sanguine et des désordre de reproduction. 
La contamination naturelle en arsenic est un sujet d'inquiétude dans beaucoup de pays du monde incluant l'Argentine, le Bangladesh, le Chili, la Chine, l'Inde, le Mexique, la Thaïlande, et les Etats-Unis. En raison des effets retardés sur la santé, et des faibles prises de conscience dans certaines communautés, l'ampleur des problèmes de santé causés par l'arsenic dans l'eau potable n'est pas clair et pas bien documentée.

 

La diarrhée  


La diarrhée est une excrétion fréquente de fèces aqueuses par les intestins, contenant parfois du sang et des mucus.
Une diarrhée due à une infection peut durer quelques jours, ou plusieurs semaines, en tant que diarrhée persistante. Une diarrhée persistante peut avoir comme conséquence une déshydratation sévère. Il est ainsi nécessaire de remplacer le fluide perdu par le corps. Une diarrhée grave peut menacer la survie de l'individu à cause des pertes de fluide, particulièrement chez les enfants et les nourrissons, les personnes malnutries et les personnes ayant un système immunitaire déséquilibré.
La diarrhée est un concomitant de nombreuses maladies infectieuses, spécialement la fièvre typhoïde, la dysenterie amibienne ou bacillaire, et le choléra.
La diarrhée est un symptôme d'infection par des bactéries, des virus et des organismes parasitiques dont la plupart proviennent d'une eau contaminée.
C'est une occurrence rare pour la plupart des personnes vivant dans des pays développés où l'assainissement est adéquat, l'accès à l'eau est sûr et l'hygiène individuelle et domestique est relativement bonne. La diarrhée due à une infection est répandue à travers les pays en développement. Dans l'Asie du Sud-Est et en Afrique, elle est responsable respectivement de 8.5% et de 7.7% du taux de mortalité. En 1998, on a estimé que 2.2 millions de personnes avaient été victimes de diarrhées, la plupart avaient moins de 5 ans (OMS, 2000).

 

La Lambliase  


La lambliase est une infection de l'intestin grêle par un protozoaire, Giardia lamblia. Elle se diffuse par le chemin orofécal, plus communément en mangeant de la nourriture contaminée par les mains non lavées d'une personne infectée ou en buvant des eaux souterraines polluées par des fèces d'animaux infectés.
Environ deux tiers des individus infectés ne développent pas de symptômes. Les symptômes, lorsqu'ils sont présents, se produisent un à trois jours après l'infection et se composent d'une diarrhée, de flatulence, et de crampes abdominales, souvent accompagnés d'une perte de poids. Dans certains cas, l'infection devient chronique.
Une maladie chronique inclut de graves diarrhées, la présence de gaz dans l'estomac, une allergie, une malnutrition et un arrêt de la croissance.
 La lambliase est traditionnellement considérée comme une maladie des tropiques, mais elle devient plus courante dans les pays développés, spécialement parmi les homosexuels et parmi des groupes de jeunes enfants en contact les uns avec les autres.

 

Les hépatites  


En médecine, l'hépatite est n'importe quelle maladie comportant une inflammation du foie. Deux des virus qui entraînent l'hépatite (hépatites A et E) peuvent être transmis par l'eau, la nourriture et de personne à personne. L'hygiène est ainsi importante pour leur contrôle.
La maladie commence avec une forte fièvre, une faiblesse du corps, une perte d'appétit, une nausée et un malaise abdominal, suivis par un ictère en quelques jours.
La maladie peut être "douce" (durant 1 à 2 semaines) à sévère (durant plusieurs mois).
Les hépatites A et E sont trouvées partout dans le monde. L'hépatite A est particulièrement fréquente dans les pays aux faibles conditions d'hygiène et d'assainissement (en Afrique, Asie, Amérique Centrale et Amérique du Sud). Les pays avec une économie en transition et certaines régions des pays industrialisés où les conditions sanitaires ne sont pas aux normes, sont aussi affectés (Sud et Est de l'Europe et certains secteurs du Moyen-Orient).

 

La légionellose  

La légionellose est une infection causée par la bactérie Legionella pneumophila. La maladie a deux formes distinctes:
la maladie des légionnaires : la forme d'infection la plus sévère, pouvant mener à une pneumonie grave
la fièvre Pontiac : une maladie plus douce qui se développe de quelques heures à deux jours après l'infection initiale et se résout spontanément.
L'infection à la légionellose se produit après que les personnes aient respirées des vapeurs provenant de sources d'eau (par exemple: air de climatisation des tours de refroidissement, des douches, des baignoires de stations thermales) contaminées par la bactérie Legionella.
La légionellose ne se transmet pas de personne à personne.
Les patients ayant la maladie de la légionellose ont généralement des fièvres, des frissons et des toux, qui peuvent être sèches et peuvent entraîner des expectorations. Certains patients ont également des douleurs musculaires, des maux de tête, une fatigue, une perte d'appétit et, parfois, des diarrhées. Les tests en laboratoire peuvent montrer que les foies de ces patients ne fonctionnent pas correctement. Les radiographies au niveau de la poitrine montrent souvent une pneumonie.
Les bactéries se reproduisent en nombres élevés dans l'eau chaude et stagnante (32°-40° C), comme dans certains systèmes de tuyauteries et les réservoirs d'eau chaude, les tours de refroidissement et les condenseurs d'évaporation des grandes systèmes de climatisation, et les bassins de stations thermales.
La maladie des légionnaires peut se mainfester partout dans le monde. On estime qu'approximativement 10 à 15 milliers de personnes la contractent aux Etats-Unis tous les ans.

 

La malnutrition  


La malnutrition est un terme général pour désigner la condition médicale, d'une personne ou d'un animal, engendrée par un régime non équilibré (pas assez ou trop de nourriture) ou un régime manquant d'un ou plusieurs nutriments importants.
Cliniquement, la malnutrition est caractérisée par une prise inadéquate ou excessive en protéines, d'énergie et de micronutriments tels que les vitamines, et des infections et des désordres fréquents en résultent.
La malnutrition dans toutes ses formes augmente le risque de maladie et de mort. Les formes sévères de malnutrition incluent le marasme (état pathologique caractérisé par une maigreur extrême provoquée par une longue maladie ou un apport protéinique ou calorique insuffisant), un crétinisme (affection de la glande thyroïde consécutive à un déficit de production d'hormone thyroïdienne) et des dommages irréversibles au cerveau dus à un déficience en iode, un cécité et une augmentation du risque d'infection voire la mort dans le cas d'une déficience en vitamine A.
Les déficits chroniques en nourriture affectent environ 792 millions de personnes dans le monde, incluant 20% de la population dans les pays en développement. Dans le monde, la malnutrition affecte une personne sur trois et chacune de ses formes majeures influencent la plupart des maladies. La malnutrition affecte les personnes de tout âge, mais elle touche spécialement les pauvres et ceux n'ayant pas accès à une éducation sur la santé, une eau propre et une bonne hygiène. Plus de 70% des enfants atteints de malnutrition vivent en Asie, 26% en Afrique, et 4% en Amérique Latine et aux Caraïbes

 

La polio  


La poliomyélite (paralysie infantile) est une maladie contagieuse, qui est classée comme une maladie de civilisation. La polio se diffuse par contact d'homme à homme, entrant généralement dans le corps par la bouche à cause de la contamination par des fèces de l'eau ou de la nourriture.
La maladie est généralement mortelle si les cellules nerveuses du cerveau sont attaquées (poliomyélite bulbaire), entraînant une paralysie des muscles essentiels, tels que ceux contrôlant l'ingestion, les battements du cœur, et la respiration.
Il n'existe pas de médicaments spécifiques en tant que traitement.
Les cas de polio ont diminué de plus de 99% depuis 1988, pour une estimation de plus de 350,000 cas de 1919 en 2003. La réduction est le résultat d'un effort global pour éradiquer cette maladie. Les sept pays/secteurs polio-endémiques, du plus haut au plus bas risque de transmission au-delà de mi-2003 sont le nord de l'Inde, le nord du Nigéria, l'Egypte, le Pakistan, l'Afghanistan, la Somalie et le Niger.

 

La schistosomiase  


La schistosomiase est une maladie parasitaire causée par des distomes du sang, vers trématodes du genre Schistosoma.
Les larves du parasite sont hébergées par des escargots et infectent les hommes se baignant ou étant contact avec une eau contaminée. Les larves entrent par la peau, migrent vers les vaisseaux sanguins, et murissent dans les poumons. Elles voyagent dans les veines des intestins ou de la vessie et se reproduisent.
Les signes suivant l'infection sont des boutons et des démangeaisons de la peau. Deux mois après l'infection, la fièvre, des tremblements, une toux et des douleurs musculaires peuvent survenir, pendant la maturité des parasites. Les infections non traitées peuvent avoir comme conséquence du sang dans l'urine et les fèces, et agrandissent le foie et la rate. Les autres symptômes dépendent des tissus affectés ; la cirrhose du foie est commune. Bien que les symptômes varient selon les espèces de distomes infectantes, toutes les formes peuvent avoir comme conséquence une faiblesse générale et éventuellement la mort.
La schistosomiase est considérée comme la seconde infection parasite la plus importante après la malaria en terme de santé publique et d'impact économique. La maladie prévaut en Asie, dans certaines îles du Pacifique, en Afrique, dans l'ouest de l'Inde, en Amérique du Sud, en Espagne, à Porto Rico et à Chypre.

Fièvres entériques typhoïde et paratyphoïde  


Les fièvres entériques typhoïdes et paratyphoïdes sont aiguës, infections généralisées causées respectivement par la Salmonella typhi et la Salmonella paratyphoid.
Les principales sources d'infection sont l'eau et le lait contaminés et, spécialement dans les communautés urbaines, les ouvriers de l'alimentation qui sont porteurs. Leurs germes sont présents dans les fèces et l'urine des personnes infectées. Une personne devient infectée après avoir mangé de la nourriture ou avoir bu des boissons manipulés par une personne infectée ou par de l'eau contaminée par des déchets contenant les bactéries.
 
Une fois que les bactéries entrent dans le corps de la personne, elles se multiplient et se diffusent à partir des intestins, par le réseau sanguin.
Les symptômes de la typhoïde apparaissent 10 à 14 jours après l'infection; ils peuvent être légers ou sévères et incluent des fortes fièvres, des tâches de couleur rose sur l'abdomen et le torse, des diarrhées ou des constipations, et un agrandissement de la rate et du foie. Les complications des patients non traités peuvent être nombreuses, affectant partiellement chaque système du corps, et peuvent même provoquer une perforation de l'intestin avec une hémorragie. Les complications justifient les taux de mortalité de 7% à 14%.

L'incidence annuelle de la typhoïde est estimée à environ 17 millions de cas partout dans le monde. Les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes sont courantes dans les pays moins industrialisés, principalement du fait de leurs problèmes d'insécurité concernant l'eau, de leurs dispositifs de traitement des eaux usées inadaptés et des inondations.

 

Bibliographie : maladies hydriques

http://www.lenntech.com/fran%E7ais/maladie-hydrique/maladie-hydrique.htm

site de l'OMS

 

r Contexte socio-économique........................................................Procédés utilisés r