Les
premières simulations
ont été réalisées
avec une roue
tournant seule
dans un courant.
Elles ont permis
de tester l'influence
de divers paramètres
de simulation
:
Nous
avons d'abord
constaté
que l'eau avait
du mal à pénétrer
dans les pales
: nous avons
donc diminué
les vitesses
mais sans succès.
Pénétration
de l'eau dans
les aubes.
Nous avons ensuite
programmé l'accélération
progressive
de la roue au
moyen du fichier
.cgrd décrit
précédemment,
sans succès
: l'animation
ci-dessous a
été obtenue
pour une vitesse
du courant de
2 m/s et une
vitesse de rotation
de 20 rpm :
elle montre
clairement que
l'accélération,
telle qu'elle
a été programmée
(augmentation
de la vitesse
de 1 rpm toutes
les 100 itérations),
génère des à-coups
qui rendent
la pénétration
de l'eau encore
plus difficile.
à-coups
générés par
l'accélération
de la rotation
Nous avons
ensuite eu l'idée
de "percer"
les aubes, c'est
à dire d'aménager
un espace entre
le cylindre
intérieur de
la roue et les
aubes afin de
faciliter l'évacuation
de l'air : l'eau
pénètre beaucoup
plus facilement
comme le montrent
les animations
qui
suivent.
Cette
observation
devra être approfondie
une fois le
modèle validé
et opérationnel
: elle pourrait
représenter une
avancée significative
dans l'optimisation
ultérieure du
système par
la modélisation.
Dans
tous les cas,
les simulations
a long terme
(plusieurs secondes
de temps réel)
ont mené au
remplissage
de tout le domaine
par l'eau :
après avoir
testé de
nombreux paramètres,
nous sommes
arrivés à la
conclusion que
notre choix
de conditions
aux frontières
initial, même
s'il faisait
converger le
calcul, n'était
pas adapté.
L'animation
suivante montre
une simulation
obtenue sur
5 secondes de
temps réel :
Remplissage
progressif du
domaine.
Nous
avons d'abord
supposé que
le problème
venait du choix
de la condition
"inlet"
à l'entrée du
domaine, qui
impose la
valeur de la
vitesse du
courant à l'amont.
Ce choix avait
été fait initialement
afin de pouvoir
bien maîtriser
les paramètres
de la simulation
(vitesse relative
du courant par
rapport à la
roue, l'optimum
de rendement
étant obtenu
pour une vitesse
du courant égale
à deux fois
la vitesse moyenne
des aubes).
Les
dernières simulations ont
été réalisées
en modifiant
les conditions
aux limites
suivantes :
La
sortie
a été
modélisée
par
une
condition
"inlet",
qui
impose
donc
une vitesse
en sortie
égale
à la
vitesse
en entrée
du domaine
(donc
le débit
est
conservé,
en écoulement
incompressible);
Les
conditions
"outlet"
restantes
ont
été
transformées
en conditions
"pressure",
compatibles
avec
une
condition
"inlet"
(alors
qu'elles
étaient incompatibles
avec
la condition
"outlet"
précédente).
L'animation
ci-dessous présente
les résultats
qualitatifs
obtenus avec
une vitesse
de 2 m/s et une
accélération
progressive
(sans à-coups,
à la différence
des essais
précédents,
grâce à une
meilleure programmation
de l'accélération)
de la roue jusqu'à 10
rpm
Test
de nouvelles
conditions aux
frontières
Ce
choix de nouvelles
conditions aux
frontières reste
à valider sur
des simulations
à long terme
où le régime
permanent serait
établi.
La
pression s'initialise
mal lors des
premières simulations
: même si
l'abaissement
du facteur
de relaxation
a permis de
faire converger
les calculs
et d'obtenir
des lignes d'eau
correctes, les
valeurs de pression
ne se stabilisaient
jamais au cours
du calcul.
Les
dernières simulations
réalisées avec
les conditions
limites décrites
ci-dessus ont
néanmoins mené
à la stabilisation
d'un profil
hydrostatique
: L'influence
du facteur de
relaxation devra
donc être testée
ultérieurement
afin de déterminer
son impact sur
les valeurs
obtenues (notamment
au niveau des
oscillations
du champ de
pression observé
au niveau des
aubes, qui ne
permettent pas
la stabilisation
des valeurs
du couple).
Ce
qui nous intéresse
ici, outre l'obtention
graphique du profil
de l'écoulement
à surface libre
et le champ
de vitesses
dans les aubes,
est avant tout
la valeur du
couple qui
s'exerce sur
l'ensemble des
aubes. Le but
est bien entendu
d'obtenir des
valeurs positives
(couple moteur).
Le
couple est relié
à la puissance
hydraulique
récupérée sur
l'axe par la
relation :
Les
valeurs du couple
intégéres sur
l'ensemble des
pales (région
"baffles")
sont stockées
à chaque pas
de temps et
écrites dans
un fichier .erd.
Une extraction
automatisée
des valeurs
à l'aide d'un
petit programme permet
ensuite de tracer
l'évolution
du couple en
fonction du
temps.
Après
les oscillations
du régime transitoire,
les valeurs
du couple devraient
se stabiliser
autour d'une
valeur moyenne
positive (couple
moteur) : le
régime permanent
sera alors atteint.
Il conviendra
néanmoins de
se fixer un
seuil de tolérance
(amplitude des
oscillations)
en-deça duquel
on pourra considérer
la valeur comme
constante.
En
raison des dificultés
rencontrées
lors de la construction
du modèle et
du mauvais choix
de conditions
frontières,
nous n'avons
jamais pu observer
de stabilisation
des valeurs
du couple :
celles-ci oscillaient
toujours entre
valeurs positives
et négatives.
Une
fois les paramètres
optimaux du
modèle déterminés,
des simulations
de longue durée
devront être
lancées pour
atteindre le
régime permanent.
La
prochaine étape
étant le calage
du modèle sur
la base des
données expérimentales
obtenues par
l'inventeur
sur une maquette
de roue
exploitant une
petite hauteur
de chute, nous
avons testé
le modèle dans
la configuration
approximative
de l'expérience
: vitesse de
rotation de
10 rpm, vitesse
du courant de
1 m/s, diamètre
de roue de 1.2
m et largeur
de 0.5 m.
Le
temps nous a
manqué pour
réaliser un
maillage s'appuyant
sur cette nouvelle
géométrie, néanmoins
nous nous en
sommes approchés
en supprimant
des cellules
du maillage
de test initial.
Là
encore, le niveau
d'eau augmente
graduellement
jusqu'à remplir
le domaine mais
les valeurs
de couple obtenues
pendant le régime
transitoire,
bien que non
encore stabilisées,
sont la plupart
du temps positives
ce qui est encourageant
pour la suite.
Elles
sont de l'ordre
de 500 N.m soit
une puissance
de l'ordre de
500 W. Les valeurs
mesurées par
Fonfrede sur
sa maquette
étaient du même
ordre de grandeur.
L'animation
ci-dessous,
obtenue après
modification
des conditions
aux limites
tel que décrit
plus
haut, donne
une idée du
profil d'écoulement
que l'on obtiendrait
avec l'hydraulienne
flottante telle
que nous l'imaginons
: l'écoulement
est canalisé
entre les deux
parois latérales
et par un déflecteur,
solidaire de
la structure
où est enchassée
la roue. Ce
déflecteur a
été modélisé
par l'ajout
de "baffles"
sur des cellules
existantes.
Ici,
la vitesse du
courant à l'entrée
du domaine est
de 2 m/s, la
vitesse de rotation
10 rpm,
pour un pas
de temps de
10-3 s. La pression
de référence
pour le fluide
est prise dans
l'eau, en sortie
de domaine.
Les pistes imédiates à explorer pour la prochaine
évolution du
modèle sont
les suivantes
:
Modification
des conditions
aux limites
choisies initialement
et test
de la nouvelle
configuration;
Test
des différents
modèles
de turbulence
et optimisation
des paramètres
(longueur
et intensité
turbulente
pour le
modèle High
Reynolds
number par
exemple);
Optimisation
des paramètres
de simulations
(facteurs
de relaxation
notamment,
mais aussi
valeurs
max. des
résidus
pour chacun
des paramètres
etc.);
Test
de l'influence
de la taille
du maillage
sur les
résultats;
Programmation
d'un pas
de temps
variable
pour optimiser
le temps
de calcul
(faible
à l'initialisation,
plus élevé
ensuite
à mesure
que le régime
permanent
s'installe)
ou, à défaut,
initialiser
les vitesses
au plus
près des
valeurs
attendues
au régimes
permanent;