CONCLUSION GENERALE
1. BILAN DE L'ETUDE DES SURCOTES :

Le phénomène physique des surcotes reste mal connu dans le monde scientifique. Il est difficile à prédire. Les échelles caractéristiques qui peuvent l'influencer sont très différentes :

  • échelle globale (milliers de kilomètres) -> Formation de la surcote
  • échelle locale (centaines de mètres) -> Propagation de l'onde

  • De plus, comme nous avons pu le voir, de nombreux phénomènes interagissent entre eux : la houle, le vent, la pression, la profondeur, la marée, la surcote … et bien d’autres encore.
    Nous nous sommes limités dans cette étude à l’échelle locale. Nous avons bien constaté que la surcote se propage sans transformation jusqu’à l’entrée des estuaires.
    Nous avons montré que deux facteurs déterminants pouvaient modifier cette surcote : la forme de l’estuaire, et les gradients de pression sur le domaine (basculement du plan d’eau).
    Notre étude a été limité par le fait que la formation des surcotes calculées par Météo France au large minorait dans certain cas le phénomène, de parfois 50 %.
    En étudiant l’interaction houle/surcote, nous nous sommes rendus compte qu’une surcote de 60 cm peut amplifier la houle près des côtes de plus de 1 mètre. Ceci peut être dévastateur lors d’une tempête.

    2. VALEUR AJOUTEE DE L'ETUDE :
    Nous avons profité de nos nouvelles connaissances du logiciel MIKE pour produire un tutorial simple, qui pourra aider étudiants ou ingénieurs qui découvre le programme. Avec de nombreuses images, il permet de configurer rapidement une simulation, tout en profitant de nos commentaires et remarques.

    Les programmes de transformation de données de Météo France au format MIKE, appelés ici moulinettes, ont aussi été mis en ligne. Leurs mises en place est laborieuse et nécessite un certain temps pour bien fonctionner. Nous espérons ainsi aider d’éventuels repreneurs du projet, ou d’autres utilisateurs de MIKE 21.

    Notre étude locale a l’avantage de montrer le comportement des surcotes pour les trois sites étudiés. Ce sont des informations qui peuvent intéresser les collectivités concernées et les sensibiliser à ce phénomène. Nous avons aussi transmis nos résultats à nos organismes partenaires qui ont porté un grand intérêt à nos travaux tout au long du projet.

    Nous avons aussi essayé de présenter de faàon innovante nos résultats, notamment à travers le site d’alerte Vigisurcotes.free.fr. Nous espérons ainsi éventuellement inspirer les personnes reprenant ce projet.

    Enfin, ce site internet est une façon ludique de présenter nos travaux et de sensibiliser les curieux et les plus initiés à ce phénomène physique encore méconnu. Nous pouvons aussi par la même occasion montrer aux entreprises les activités développés à l’ENSEEIHT, ainsi qu' aux futurs étudiants souhaitant y rentrer.

    3. APPORTS PERSONNELS :
    Le sujet était d’autant plus stimulant que les surcotes sont une problématique d’actualité, notamment avec les tempêtes et autres phénomènes météorologiques violents, qui sont amenés à être de plus en plus fréquents dans les décennies à venir.

    Les nombreux contacts avec le monde industriel que nous avons eu nous a permi d’approfondire nos connaissances sur les entreprises d’hydrologie côtière et fluviale. Comme nos travaux suscitaient réellement leur intérêt, c’était une motivation supplémentaire pour être rigoureux dans notre démarche. Les demandes de données ont aussi été l’occasion de négocier et de défendre notre étude.

    Ce projet a été une bonne transition entre la fin de nos cours de dernière année d’école et le stage de fin d’étude. Il nous a permis de mettre en pratique un bon nombre de nos compétences de mécaniques des fluides et d’informatiques. Ce fut aussi un bon apprentissage du travail en équipe, du développement de notre autonomie, de nos prises d’initiatives et de notre prise de responsabilité au sein du groupe.

    Nous avons aussi eu la chance d’être formé par un employé de DHI sur le logiciel MIKE. Cette compétence devient un argument supplémentaire sur notre CV. Mais nous avons pu aussi nous former sur le code HTML et PHP afin de monter ce site.

    Ce fut de même l’occasion de découvrir de nouveaux domaines de la mécaniques des fluides non vue en cours, comme la modélisation de la houle 2D, l’interaction fluide-structure 3D, le traitement d’informations géodésique et numériques, le couplage de différents modèles numériques…

    Enfin, nous avons appliqué une méthodologie classique en mécanique des fluides numériques : Calage | Validation | Résultats. Cette initiation nous sera sans doute utile lors de nos stages.

    4. REMERCIEMENTS :
    Nous tenions à remercier tous nos partenaires sans qui ce projet n’aurait pas été réalisable. Leur disponibilité et leurs précieuses informations nous ont permis d’avoir la matière première nécessaire à toute étude. Nous remercions plus particulièrement notre partenaire principal DHI représenté par Mr Jérôme Schoorens, qui a lancé et encadré ce projet pendant toute sa durée, ainsi que Denis Paradis de Météo France, pour nous avoir fortement soutenu dans notre démarche.

    5. BIBLIOGRAPHIE :
    DOCUMENTS :

    « Morphologie, architecture des depots, évolution seculaire et millenaire du littoral », M. Nicolas WEBER, Thèse de l'Université de la Rochelle, 2004

    « L'inondation dans la basse vallée de la Garonne et l'estuaire de la Gironde lors de la "tempête du siècle"(27-28 décembre 1999) », Jean-Noël Salomon, Géomorphologie : relief, processus, environnement, 2002, n° 2, p. 127-134

    « Projet discobole : Calcul de hauteur des niveaux d’eau extrêmes sur le littoral français », P.A. Pirazzoli, CNRS , octobre 2006

    « PREVISION DES SURCOTES DANS L'ESTUAIRE EXTERNE DE LA LOIRE PAR UNE APPROCHE STATISTIQUE », H. Ghadri ; O. A. Khalifa ; A. Gravel, Laborawire de Génie Civil, E.N.S.M.,


    SITE INTERNET :

  • METEO FRANCE

  • Site de l’association des anciens de Météo-France

  • Dossier départemental des risques majeurs en Aquitaine (DDRM)

  • SHOM

  • DHI

  • IMPLIT

  • METEO PARIS

  • BEI : Etude des phénomènes d'inversion du courant liés aux marées dans l'estuaire de l'Adour

  • BEI : Etude de la houle dans la baie de Saint Jean de Luz