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Présentation du site de la Gabarre (Guadeloupe)


Situation Géographique

Relief, Géologie et Hydrogéologie

Climat

Milieu naturel

Contexte économique et socio-démographique

  • Situation Géographique

Située par 16°30’N et 61°30’W, la Guadeloupe est un archipel composé de deux îles principales que sont la Grande-Terre et la Basse-Terre séparées par la Rivière Salée, et elle est entourée de cinq dépendances : Marie Galante, la Désirade, les Saintes et à 250 km au nord : Saint-Barthélémy et la partie nord de l’île de Saint-Martin.

La décharge de la Gabarre à Grand Camp, qualifiée comme étant la plus grande décharge publique à ciel ouvert de l’île, est localisée au sein même de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, juste au niveau de la rivière Salée soit au centre du papillon (figure 1).

Figure 1 : Localisation du site de la Gabarre en Guadeloupe

Cette décharge se trouve donc dans la zone centre, et plus précisément sur la commune des Abymes (à côté de Pointe-à-Pitre). Elle couvre une vingtaine d’hectares.


Relief, Géologie et Hydrogéologie

La Guadeloupe offre des reliefs et des contextes géologiques variés. En effet certaines contraintes imposées par la géographie locale doivent être prises en compte pour les transports et déplacements terrestres. La Grande-Terre, sur laquelle se place la décharge de la Gabarre, a un relief relativement faible (altitude maximale inférieure à 200 m). Elle est composée de plateaux au Nord et au Sud-Est, et de mornes au Sud. Ainsi les profils en long des rares cours d'eau sont de ce fait relativement faibles.

D'une manière générale, les sols et les sous sols offrent des possibilités intéressantes, mais également des limites pour les aménagements à réaliser. L’île de Grande-Terre correspond à une vaste plate-forme carbonatée d’âge Plio-Pléistocène (1 à 5 millions d’années), reposant très vraisemblablement sur un substratum volcanique d’âge miocène.

Au quaternaire, sont apparues les zones marécageuse à l'ouest de la Plaine des Abymes. En effet on peut remarquer sur la carte suivante (figure 2) que la décharge se trouve sur un sol de type hydromorphe, issu des dépôts sédimentaires. C'est un type de sol qui est facilement inondable. On parle de sol des marécages et mangroves. C'est une vase molle à palétuviers du domaine maritime qui est inondée par la plupart des marées.

Figure 2: Carte des sols de la Guadeloupe (source l'ORSTOM,1981)

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Toutes ces précisions pédologiques apparaissent donc comme une contrainte quant à l'implantation de nos installations comportant du matériel lourd. Il faudra en effet porter une attention toute particulière à la réhabilitation du site avant de décider de la localisation d'installations.

Une nappe d'eau souterraine occupe l’ensemble de l’île et est divisée en quatre unités hydrogéologiques correspondant aux grandes unités morphostructurales présentées en Figure 3, soit : les plateaux du Nord, les plateaux de l’Est, la plaine de Grippon et les Grands-Fonds.


Figure 3: Toponymie et morphologie de la Grande-Terre (Source: BRGM, 2002)

Dans la partie occidentale de l’unité des Grands-Fonds, le niveau volcano-sédimentaire s’enfonce sous la Plaine des Abymes et atteint son épaisseur maximale ; la nappe devient captive. Les mangroves de l’ouest de l’île sont des zones d’émergence de la nappe.

Les eaux souterraines de Grande-Terre constituent le principal aquifère de l’archipel Guadeloupéen et les nappes sont particulièrement importantes à protéger. Ceci est en effet important pour la localisation des installations de traitement de déchets et notamment du stockage.

  • Climat

  • Phénomènes climatiques

Des phénomènes à grande échelle tels que des cyclones, et lignes de grains par exemple) provoquent parfois de terribles intempéries, sources d’inondations catastrophiques ou de coups de vent tout aussi dévastateurs. La saison cyclonique type s’étend normalement de début juin à fin octobre, mais peut s’étendre jusqu’à fin novembre.

  • Types de saisons

Il existe également deux saisons. Une saison sèche appelée carême (de décembre à mai). Une seconde, plus chaude et plus humide, appelée hivernage (de juillet à octobre).

  • Température

Une température moyenne de 27° C, des pointes à 32° C et rarement moins de 20° C. Toutefois, il arrive qu’entre la mi-décembre et le début janvier la température passe, dans la nuit, au-dessous de 20° C. Sur la Grande-Terre de Guadeloupe les températures sont relativement élevées, adoucies par les alizés et une faible pluviométrie.

  • Précipitation

De fin octobre à début décembre, la saison caraïbe est humide, très humide, et le niveau de précipitations très élevé, mais régulier : il pleut tous les jours, par petites ou grosses averses. Juin et octobre font office de mois de transition. Les averses et les pluies peuvent causer des dégâts. Le plateau calcaire de la Grande-Terre et les îles connaissent régulièrement de sévères sécheresses. En Basse-Terre, le relief, perpendiculaire au flux des alizés, régule le régime des pluies.

Figure 4: Cartographie de la pluviométrie de la Guadeloupe (source: DIREN)

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La variabilité spatiale et temporelle du régime des précipitations, imposée par la morphologie des îles, l’échelle et la fréquence des perturbations atmosphériques, constitue la principale particularité du climat tropical, humide et insulaire de la Guadeloupe. Le plateau calcaire de la Grande-Terre connaît régulièrement de sévères sécheresses.
  • Humidité

Le taux d'humidité en Guadeloupe reste relativement élevé 60% (moyenne du taux d'humidité)

  • Insolation

L'ensoleillement mensuel (186h) avec une moyenne de 06h par jour.

  • Vent


Les vents venant de l’est, appelés “alizés”, contribue fortement à modérer la chaleur tropicale. C'est un vent de direction générale Nord-Ouest qui souffle 80% de l'année. Cependant pour la période de 1988 à 2007 Météo France recense les données suivantes:

Figure 5: Rose des vents observée au niveau de l'aéroport du Raizet en Guadeloupe (source: Météo France)

Milieu naturel


La vaste surface marécageuse qui se trouve aux alentours de la décharge peut s'avérer être un milieu sensible à l'implantation de filières de traitements des déchets.
La mangrove est une forêt littorale inondée en permanence par de l'eau salée et est caractéristique des pays tropicaux. La mangrove est un milieu naturel qui permet la naissance et le développement des animaux et c'est pour cela qu'il nous faut agir rapidement, si nous voulons encore profiter de ses bienfaits. La mangrove est également un grand réservoir d'oxygène, et grâce au phénomène de la photosynthèse, les palétuviers rejettent de l'oxygène. C'est dans la mangrove aussi que les poissons viennent se reproduire ainsi que les oiseaux, les crabes,.. Et grâce à ses racines, le palétuvier rouge permet à la mangrove de gagner du terrain sur la mer..
La Mangrove compte environ 9 000 hectares et se trouve en grande partie dans le Grand Cul de Sac Marin (figure 6). Le Grand Cul de Sac Marin est une réserve naturelle de près de 15 000 hectares qui se trouve entre la Grande terre et la Basse Terre, au Nord de la Rivière Salée. 


Figure 6: Carte des espaces natuels protégés en Guadeloupe (source: DIREN 2005)

La faune y est dense et comprend 40 espèces d'oiseaux. Dans le Grand Cul de Sac Marin, on retrouve 87 espèces d'algues, 38 espèces d'éponges, 50 espèces de coraux, 29 espèces de gorgones, 157 espèces de mollusques, 59 espèces de crustacés, 255 espèces de poissons, 78 espèces d'oiseaux, 5 espèces de vers, 136 espèces végétales et 5 espèces de mammifères.

En l'état actuel des choses la mangrove est en danger si les choses n'évoluent pas. L'actuelle décharge en plein air de la Gabarre, avec ses émanations de gaz, ses odeurs, ses incendies, les rats, les moustiques, les mouches, constituent des dangers pour la faune, la flore et la santé des riverains. C'est pourquoi la réhabilitation du site est indispensable pour envisager l'implantation d'installations de traitements des déchets.

Contexte économique et socio-démographique

La Grande-Terre est très urbanisée dans la région de Pointe-à-Pitre (Sous-Préfecture) et de son agglomération qui concentrent les activités tertiaires et constituent le pôle économique de la Guadeloupe avec la zone industrielle de Jarry (Commune de Baie-Mahault) et la Riviera (zone hôtelière) du Gosier à Saint-François.
L’agglomération de Pointe à Pitre / Abymes regroupe plus du tiers de la population de l’archipel : un habitant sur six vit dans la ville des Abymes, qui est la commune la plus peuplée de la Guadeloupe. Tandis que le reste de l’île est peu urbanisé et rural (culture de la canne à sucre et de la banane).

Par rapport à notre étude, deux communes sont principalement concernées quant à l'impact environnemental à savoir la commune des Abymes et la commune de Baie- Mahault (commune à l'Ouest de la Gabarre). Dans la commune des Abymes ce sont tout particulièrement les quartiers de Grand-Camp (placé au Sud de la Gabarre) et du Raizet (placé à l'Est de la Gabarre) qui sont dans l'environnement du site..
  • Le quartier de Grand-Camp

En 2006 on a recensé 1813 habitants. On y trouve des logements des commerces, des entreprises, des administrations et des établissements scolaires.

  • Le quartier du Raizet

Ce quartier compte quant à lui 705 habitants, où l'on retrouve le même type d'infrastructure que dans le quartier de Grand-Camp.

  • La commune de Baie-Mahault

        C'est une commune de  23 389 habitants répartis sur un territoire de 4 400 ha. Elle est considérée comme le "poumon économique" de la Guadeloupe. En effet grâce aux terres gagnées sur la mangrove, la zone industrielle de Jarry est implantée à Baie-Mahault. Actuellement, de nombreuses sociétés y sont implantées.