Contexte économique

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IV] Contexte économique

 

4.1 Au niveau national : une croissance ralentie par la crise

La situation économique et sociale du Sénégal est marquée par l’incidence de la pauvreté des ménages (moins 19 points du PIB de 1995 à 2005). La croissance économique a été forte et régulière sur la dernière décennie avec un PIB par habitant augmentant d’environ 2% en moyenne par an, porté essentiellement par le secteur du bâtiment et des travaux publics ainsi que le secteur des services, notamment les télécommunications et l’immobilier. Sur la période 1994-2005, le PIB par habitant n’a baissé qu’une fois en 2002 du fait d’une forte sécheresse. Dans l’ensemble, la croissance est survenue dans un contexte de maîtrise de l’inflation (inférieure à 2%), de soutenabilité des finances publiques (déficit budgétaire : 3% environ en 2005) et d’une progression adéquate des agrégats monétaires. Malgré cette embellie, le déficit extérieur courant est resté élevé reflétant les faiblesses du secteur des exportations.

Depuis 2006, la progression de l’économie sénégalaise a été fortement ralentie, dans un contexte international particulièrement difficile. Au delà des faiblesses structurelles de l’économie sénégalaise qui limitent les résultats, la crise des Industries chimique du Sénégal (ICS), ainsi que la hausse du pétrole expliquent principalement les contre performances de l’économie en 2006. Cependant, on a noté une amélioration du climat des affaires puisque dans le Sénégal est classé 149 sur 181 pays dans le Doing Businnes 2009 (168 sur 178 en 2008) et se trouve dans le Top 10 des pays qui ont fait le plus de réformes dans la période couverte par le rapport 2009. Le gouvernement a réaffirmé sa volonté de rétablir la stabilité macroéconomique en engageant des discussions avec le Fonds monétaire international pour un nouveau programme au titre de l’ISPE. Ces discussions ont abouti à la signature d’un programme en novembre 2007. Il a également relancé les discussions sur le secteur énergétique avec ses partenaires dont la Banque mondiale et des négociations pour trouver une solution à la crise des ICS.

La croissance se serait établie à 4,6% en 2007, contre 2,3% en 2006, malgré la forte baisse de la production agricole et le déficit budgétaire réduit à moins de 4% contre 5,8% en 2006. Cependant, l’inflation a atteint un niveau record sur la période post dévaluation. Non seulement les prix ont fortement crû (5,9%) comparés à la moyenne des dernières années (2%) mais les hausses ont porté sur les produits de grande consommation tels les céréales, le lait, les produits pétroliers etc.

Le Sénégal se doit d’accélérer la mise en œuvre des reformes indispensables à l’accélération de la croissance, à l’amélioration de l’efficacité de l’action publique et à l’atteinte effective des populations les plus pauvres.

Ainsi, au cours des années à venir, le Sénégal se doit de faire des avancer significatives, particulièrement dans les domaines de :

L’accroissement de la productivité et l’amélioration de la compétitivité

L’amélioration de l’efficacité de la dépense publique

Le renforcement de l’efficacité de l’aide extérieure

Dans tous ces domaines, des perspectives favorables se dessinent pour le Sénégal, notamment avec l’engagement pris par les plus hautes autorités dans la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.

 

4.2 A l’échelle de la région de Mar Lodj : le maraîchage comme une activité prometteuse

L'activité économique principale de la région du Siné-Saloum est la pêche artisanale, le transport est aussi très important, car c'est le seul moyen pour se déplacer d'îles en îles. Il existe également une économie secondaire basée sur la construction de bateaux de pêche, de barques et sur le passage des bacs. En 2000, le sous-secteur de la pêche artisanale réalise 87% des prises débarquées sur l’ensemble du littoral. Il est alors confronté à une série de handicaps qui obèrent sa compétitivité : surexploitation de la ressource halieutique, mauvaise qualité sanitaire des plages de débarquement et des zones de transformation, importance des pertes post-captures, insécurité des personnes et des biens, faible rôle des organisations professionnelles. Ainsi le développement du maraîchage pourrait être, comme cela l’a été dans d’autres pays d’Afrique (Mali, Bénin par exemple), une source de reconversion économique prolifique. Dans la région du Siné-Saloum, les cultures maraîchères sont implantées près des villes, pour faciliter l’écoulement des produits sur les marchés et sur les routes (vente aux intersections des grandes routes allant vers Dakar et Kaolack). Le climat est favorable aux cultures, le seul problème étant l’accès à l’eau. Sur Mar Lodj, la production maraîchère serait premièrement destinée à combler le déficit alimentaire de la population en apportant des produits frais, puis éviter que celle-ci achète les produits importés du continent à des prix prohibitifs, et enfin apporter une production exportable, source de revenu.

Le principal frein économique au développement du maraîchage est le prix toujours plus élevé des intrants et semences, et les difficultés d’accès au crédit agricole.

Les autres activités économiques de l’île sont le tourisme, avec la présence de 4 camps sur l’île, des propositions de visite de l’île et des alentours en pirogue, et la vente de produits artisanaux acheté sur le continent et revendu sur l’île aux touristes par les femmes.

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