Etude des zones inondables/ PARTIE 3

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Résultats et amélioration de la simulation

 

 

I] Résultats en termes de hauteur d'eau

 

  • Les résultats nous fournissent la carte de l'île ainsi qu'un certain nombre de grandeurs affichables: par exemple la côte du fond, la côte de surface libre, ou encore la hauteur d'eau. La hauteur d'eau nous permet de connaître quelles sont les zones inondées: par exemple sur la carte suivante, les terres émergées sont en blanc, le reste est de l'eau à différentes profondeurs.

Hauteurs d'eau autour de l'île de Mar Lodj

Hauteurs d'eau autour de l'île de Mar Lodj

  • Notons cependant que les résultats obtenus doivent être considérés avec un certain recul dans la mesure où la modélisation représente un cas général. Nous avons essayé de représenter la zone du mieux possible, mais la quantité de pluie tombant pendant la mousson, ainsi que l'augmentation du débit du fleuve induit par le ruisellement et la pluie, ne peuvent pas être modélisées, mais seulement estimées et incluses dans la hauteur d'eau initiale.

  • Comme expliqué précédemment, le modèle repose sur la côte d'eau initiale indiquée dans le fichier "cas" lu par télémac lors de la simulation. Cette côte d'eau peut être basse (cas de faible coefficient de marée, ou faible pluie), ou bien élevée (fortes marées, beaucoup de ruissellement...). Tout l'enjeu de la simulation consiste à bien ajuster cette hauteur d'eau initiale, ou bien à analyser les résultats selon différents scénarios. Ici nous avons fait varier cette côte initiale entre 2 et 3m, 2m représentant la valeur normale (pas d'inondation), 3m un cas un peu plus critique où les zones de mangroves sont submergées. Les autres hauteurs d'eau modélisées (1m, 1.80m, 2.20m, 2.50,m et 4m) ne sont pas présentées car les résultats obtenus ne sont pas pertinents pour l'étude.

 

II] Variation temporelle du niveau d'eau

 

  • On peut également représenter la variation de la surface libre en fonction du temps. On voit ainsi sur le graphe suivant quels sont les effets de la marée. Jusqu'à 300 000s nous sommes en régime de marée de faible amplitude (voir graphe de la partie "Modélisation sous télémac"). Pour notre cas, puisque l'on étudie les zones inondables ce sont les grandes marées qui nous intéressent, donc les temps plus grands (exemple t=690000s, grande marée).

Variation de la hauteur d'eau au cours du temps

Variation de la hauteur d'eau au cours du temps

 

III] Visualisation des zones inondables - Côte d'eau initiale=2m

 

  • Les résultats obtenus à l'issue de la modélisation permettent ainsi de voir les zones les plus inondables. En regardant la côte du fond et la hauteur de la surface libre en différents endroits de l'île, on peut voir les risques d'inondations:

Profil spatial de la surface libre sur un bras de mer
Profil spatial de la surface libre sur un bras de mer
Par exemple pour ce morceau de bras de mer on remarque que le niveau de la mer est à moins de 1m de la surface des terres (voir courbe de droite). Ainsi, on peut considérer que cette zone est à risque car la variation de la hauteur d'eau peut être rapide et submerger rapidement cette portion de terre. Cependant, cette zone est référencée en tant que zone de mangrove sur nos cartes. Il est donc tout à fait normal que le niveau de la mer soit assez élevé, et puisse submerger les terres sur quelques dizaines de mètres.

 

IV] Visualisation des zones inondables - Côte d'eau initiale=3m

  • Afin de visualiser les zones les plus inondables, on peut surélever le niveau de l'eau par exemple. Ainsi en plaçant la côte d'eau initiale à 3m au lieu de 2m, on obtient:

Hauteurs d'eau autour de l'île de Mar Lodj (cote initiale à 3m)

Hauteurs d'eau autour de l'île de Mar Lodj (cote initiale à 3m)
En comparant avec la carte obtenue sur Google Earth, on s'aperçoit que la plupart des zones inondées (hauteur d'eau supérieure à zéro, entourant l'île émergée en blanc) sont en réalité des zones de mangrove.
Cependant on repère d'autres zones inondées qui ne sont à priori pas des mangroves. Bien que ces terres ne soient pas habitées (seulement 3 villages sur l'île, voir plan de l'île et des villages), leur invasion s'accompagne d'un dépôt de sel important. Les terres sont alors dégradées et rendues impropres à la culture, tandis que l'eau de mer salée s'infiltre dans la nappe phréatique.