Extraits de rapport "Gestion de barrage anti-sel en Basse Casamance"

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Un autre exemple remarquable de digue anti-sel a été réalisé en Casamance (Sénégal) par le Département Eaux Continentales de I’ORSTOM (DAKAR, Sénagal).

Cette région est similaire à Mar Lodj. Le pH est acide et la terre présente un fort taux de salinisation.

La digue répond à plusieurs objectifs décrits ci-dessous, et a permis de réhabiliter une zone de culture désertée par les paysans en raison de la mauvaise qualité de la terre (présence de sel). La mise en place de la digue, ainsi qu'une méthode efficace de désalinisation de la terre par lâchers d'eau douce réguliers est développée dans le rapport suivant:

Gestion d'un barrage anti-sel en Basse Casamance (version pdf)

Extrait:

"Pour encourager la reprise des activités agricoles dans cette vallée un barrage anti-sel a été édifié sur le site de Djilakoun en 1984. Cet ouvrage comprend une digue en latérite et un petit édifice en béton au niveau du lit principal, présentant trois ouverture munies de batardeaux, dont la hauteur est prévue pour empêcher l’intrusion des plus hautes marées. Jusqu’en 1987, aucun dessalement tangible des sols n’a été observé (Boivin & Brunet, 1990). A partir de cette constatation, il est apparu indispensable d’initier une gestion rationnelle de ce barrage, qui doit permettre d’évacuer les sols lessivés pendant toute la période de culture en profitant des niveaux aval de marées basses."

La construction de la digue devait répondre à quatre objectifs:

  • Eviter l'inondation de la piste reliant les village de Djiguinoum et Ziguinchor par lâchers d'eau réguliers.
  • Pouvoir étalonner des débits sortant au barrage en fonction des hauteurs lues à l’échelle amont de celui-ci, ce qui permet d'évaluer le temps de vidange du barrage.
  • Conserver une quantité d’eau suffisante pour la pratique de la riziculture.
  • Evacuer le maximum de sel en faisant le maximum de lâchers. Le sel situé dans la terre est en effet "lavé" à chaque lâcher d'eau douce depuis le barrage.