Rencontres sur Mar Lodj

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A Mar Lodj, nous avons rencontré le comité local de coordination, un représentant de l'entreprise Cotoa, mais également la population locale avec qui les échanges étaient primordiaux pour la bonne conduite de notre projet, ceux-ci étant les principaux participants à la réalisation concrète du projet, mais également les bénéficiaires et utilisateurs.

 

  • Réunion de bienvenue avec les 6 membres du comité de coordination (François Ndour, El Hadj Ndiaye, Pape Sonko, Georges Faye, Sory Thiaré). Ils nous ont mis au courant de l'actualité de l'île et notamment des activités d'une autre association qui travaille sur Mar Lodj (Association Courtonne-les-deux-églises) qui a réalisé un maraîcher expérimental de 5000m², alimenté par un puits d'eau potable, en janvier 2009. Une assemblée générale qui a réuni tous les conseillers, chefs religieux, comités et populations de l'île a révélé l'adhésion à l'unanimité à notre projet de bassin de collecte des eaux de pluie. Il apparaît clair que le premier problème pour la population de l'île est le manque d'eau, il en découle un manque nutritionnel en fruits et légumes qui ne peuvent pas être cultivés sur l'île, et sont donc achetés très cher sur le continent. Les personnes citées ci-dessus nous ont aidées tout au long de notre séjour sur l'île, pour les transports (en charrette), le guidage, et surtout la présentation aux villageois et la traduction avec ceux qui ne parlaient pas bien français.

     

  • Visite du jardin maraîcher : l'association Courtonne-les-deux-églises, composée d'agriculteurs normands, a mis en place depuis le mois de janvier, un petit jardin maraîcher de 5000m², composé d'une cinquantaine de parcelles de 100m² chacune. Ce jardin est alimenté par un puits creusé à cet effet, à 500m du jardin, et une motopompe (en panne durant notre séjour...) qui alimente deux réservoirs en béton dans le jardin. Le terrain choisi pour ce jardin n'a pas été étudié, mais choisi car il été près du village et d'un potentiel puits. Il est situé non loin de notre zone d'étude. C'est la première fois que la population de Mar Lodj essaie de cultiver un maraîcher, mais les agriculteurs sont organisés en commission et épaulés par un spécialiste de Comité de Développement de Fimela. Ils cultivent : salade, tomate, oignon, bissap, gombo, carottes, pomme-de-terre, chou, et aubergine. Le seul amendement fait est l'épandage de crottin de cheval et de chèvre. Pour l'instant aucune récolte n'a encore été effectuée, comme les semences ont été plantées seulement le 5 janvier, mais nous avons pris les coordonnées téléphoniques du responsable du jardin pour qu'il nous informe des quantités récoltées en mars (afin d'avoir une idée des rendements envisageables pour notre zone). Nous avons également pris les coordonnées GPS des coins du jardin et d'un échantillon de sol d'une parcelle cultivée.

    --> Cliquez ici pour lire l'état des lieux plus détaillé du jardin maraîcher

 

  • Rencontre avec un membre de l'association Caritas, Gilbert Sene: Caritas Sénégal est une association qui a pour objectif de mettre en œuvre les décisions et orientations de la Conférence Épiscopale des Évêques du Sénégal en ce qui concerne l’application et le rayonnement de la charité Chrétienne. Ils apportent aide et secours directs et indirects, moraux ou matériels pour faciliter la réalisation d'actions pouvant aider la population. Caritas a notamment de l'expérience dans le domaine de « l'hydraulique villageoise et gestion des ressources naturelles » : approvisionnement régulier et suffisant en eau et de qualité (forage, puits, installation de pompes, construction de digues, cordons pierreux, barrages et cuvettes pour la rétention de l'eau potable et la protection des sols). Caritas a déjà envoyé une équipe génie civil pour étudier l’île de Mar-Lodj, il y a 3 ou 4 ans. Deux documents, que M. Sene nous envoie par e-mail, ont été réalisés notamment concernant l’agro-pédologie. Caritas a aidé à aménager deux digues en 1996 en collaboration avec la population locale : une digue de retenue d’eau pendant la saison des pluies de 534 m et une digue de 350 m pour éviter l’intrusion de la mer et donc la salinisation des sols. Ils ont aussi réalisé un monitoring des nappes phréatiques (variation de la salinité), qui nous sera également envoyé par e-mail. Le contact établi avec cette association est donc très bénéfique pour la conduite de notre projet.

    --> Cliquez ici pour lire le compte-rendu de la réunion avec l'association Caritas

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  • Rencontre avec la population villageoise: nous avons été très bien accueillies dans le village de Mar Lothie. Nous étions hébergées dans une famille, et partout où nous allions nous étions invitées à des « visites de courtoisie » (ce qui souvent rallongeait la durée des trajets d'un point de l'île à l'autre, car nous nous devions de nous présenter, parler avec les habitants, et prendre le thé...). La coutume et l'hospitalité sénégalaises ont donc certes ralenti nos déplacements et notre travail sur l'île, mais elles ont en contrepartie permis de rencontrer les villageois et de s'imprégner de leur mode de vie, afin de pouvoir être au plus près de leurs considérations et avis en termes de besoins notamment.