Quelle place pour la filière xylane face à celle du PE et PLA ?

Plan

 

1- Résultats relatifs aux consommations d'eau et d'énergie des trois filières étudiées

2- Des filières inégales selon le poste de consommation considéré

 

 
1-Les résultats relatifs aux consommation d'eau et d'énergie des trois filières étudiées

Les données recueillies pour les filières de fabrication du Polyéthylène (PE) et du Polylactate (PLA) ainsi que les calculs effectués sur le procédé de fabrication du xylène nous amènent à comparer les caractéirstiques principales d'un procédé, à savoir sa consommation en eau et l'énergie utilisée. Nous arrivons aux résultats suivants:

Tableau des résultats obtenus pour les consommations en eau et en énergie des différentes filièresTableau des résultats obtenus pour les consommations en eau et en énergie des différentes filières

 

Graphe des résultats obtenus pour les consommations en eau et en énergie des différentes filièresGraphe des résultats obtenus pour les consommations en eau et en énergie des différentes filières

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2- Des filières inégales selon le poste de consommation considéré

Au vu du tableau et du graphe ci-dessus, on remarque que les caractéristiques des procédés étudiés en termes de consommation d'énergie et d'eau sont très inégales. Le polyéthylène présente une faible consommation énergétique mais une consommation en eau non-négligeable. Le Polylactate parrait être le plus avantageux, mais ceci est dû au fait que l'on ne considère que les facteurs (eau et énergie) pour lesquels il est performant: les résultats de l'ACV ont bien montré plus haut  qu'il a un impact non
négligeable sur l'environnement pour la majorité des impacts considérés dans notre ACV. Le xylane quant à lui parait consommer moins d'énergie que les procédés de fabrication de polyéthylène et de polylactate, mais sa consommation d'eau reste très élevée.

Cependant, il convient de garder un esprit critique face à ces résultats. En ce qui concerne le xylane, compte tenu de fait que c'est un procédé "jeune", qui n'est pas mis en place à l'échelle industrielle, sa consommation d'eau pourrait sans aucun doute être diminuée par l'amélioration du procédé. On peut penser notamment au recyclage de l'eau lors du nettoyage en ultrafiltration ou encore lors de la régénération des résines. On pourra ainsi tendre vers les consommation en eau du PLA, mais sans les égaler car l'extraction des hémicelluloses des fibres végétales (Xylane) reste plus difficile que l'extraction des sucres (PLA) qui se fait pas simple hydrolyse.

A contrario, si l'on regarde la consommation énergétique, il est bon de remarquer que lors des calculs relatifs au xylane, nous avons considéré que la consommation énergétique évoluait linéairement entre un procédé à l'échelle de pilote et un procédé permettant de produire 100 UF/h. Or ceci ne sera pas forcément vérifié et la faible consommation énergétique du xylane pourrait, de ce fait, être augmentée.  En effet, les postes majeurs qui consomment de l'énergie sont l'extrusion et la centrifugation qui vont demander plus d'énergie avec l'ampleur du procédé. Cependant, cette remarque est, là aussi, pondérée par le fait que l'efficience énergétique du procédé sera améliorée avec l'expérience de sa mise en place à plus grande échelle.

Tableau bilan des différentes Tableau bilan et perspectives des différentes filières

La fabrication de xylane apparait donc selon nous, comme un procédé qui, au regard de ses consommations en énergie et en eau, pourrait trouver sa place face à des filières telles que le  Polyéthylène. Si l'on considère son efficience énergétique et sa consommation en eau, alliées au fait qu'une grande amélioration peut être faite par l'essor du procédé, il pourrait être une bonne alternative. De plus, face à la filière PLA, il présente l'avantage de ne pas venir "concurrencer" les cultures alimentaires et d'exploiter les résidus de cultures pour en faire un produit à valeur ajoutée plus importante. Cependant, d'autres considérations que l'eau et l'énergie doivent être prises en compte: et il possible d'envisager de mettre en place un procédé utilisant beaucoup de résidus de cultures (1,3T pour 1 UF), compte tenu de la production et de la disponibilité des résidus??

C'est ceci qui fera l'objet de la prochaine partie.

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