Pédologie : étude des profils de sol

Aucun zonage n’ayant été effectué au niveau du site, nous ne disposions pas de la carte d’aptitude des sols et avons donc réalisé une étude pédologique.

Le sondage à la tarière à main consiste à réaliser un trou, jusqu’à un mètre vingt ou jusqu’au substratum s’il est atteint avant. Les bureaux d’études de sols réalisent un sondage pour 1000 m2 mais cela peut diminuer en fonction de l’hétérogénéité supposée du terrain. L’objectif est de préciser la fonction hydrodynamique du sol et de connaître son pouvoir d’épuration et d’élimination des eaux. 

Pour notre part, nous avons creusé cinq trous à la tarière, le long de l’axe choisi pour étudier la topographie du terrain. Les profils sont distants de 20 m. Le profil 1 (figure 12) correspond au point le plus haut et, à l’inverse le profil 6 (figure 18) correspond au point le plus bas.

 

Profil 1

 

Nous avons relevé la présence de trois horizons (LA, AS et C), ainsi que de trois zones d’altération d’une dizaine de centimètres d’épaisseur. Deux d’entre elles (vers 70 cm et 1 m de profondeur) se caractérisent par des éléments farineux blancs et une troisième (entre 30 et 40 cm de profondeur) par des éléments grossiers orangés (figure 12).

Pour mieux comprendre leur présence et caractéristiques, il faut prendre en compte la présence de blocs de roche à ces mêmes profondeurs. Ces blocs de gneiss (du Larn) sont issus de la fracturation de la roche mère et du remaniement des matériaux du sol. Ils semblent plus ou moins altérés (figures 13 et 14).

 

 

 

D’après le contenu de la partie « Lithologie, métamorphisme et altération », on comprend que les éléments farineux blancs correspondent à la « première étape » et les éléments orangés à la « seconde étape » de l’altération des feldspaths composant le gneiss. La couleur orangée ou rouille de l’horizon AS et des éléments situés juste au dessus s’explique par l’oxydation de la biotite et les phénomènes de transfert.

 

Profil 2

 

 

La zone humique (horizon LA) semble légèrement plus restreinte que pour le profil 1 (figure 15). Elle présente néanmoins les mêmes caractéristiques (texture, couleur,…), mis à part le fait qu’il n’y a pas de zone orange nette mais des éléments des feldspaths colorés dispersés.

La présence d’un bloc de gneiss, à 45 cm de profondeur, nous a obligé à le contourner et dévier l’axe du trou. Ceci témoigne du fait que ces blocs sont à un stade d’altération plus ou moins avancé. Cependant, nous supposons que leur taille n’est pas un frein à l’implantation de conduites ou d’une filière de traitement des eaux usées, si l’on dispose des bons outils pour s’en débarrasser.

 

Profil 3

 

 

Profil 4

Nous n’avons pas pu creuser au-delà de 90 cm, bien que nous ayons essayé par deux fois (deux trous à la tarière distants d’une dizaine de centimètres ont été tentés). A cette profondeur, nous avons pu observer des cailloux de roche mère intacte. Nous avons donc conclu à la présence d’un filon de granite. Nous n’étudierons pas ce profil, car incomplet.

 

Profil 5

 

 

Profil 6

 

Bilan

La zone de terrain choisie présente dans son ensemble un sol assez épais pour implanter une filière d’assainissement des eaux usées. De manière générale, plus on évolue vers le bas de la pente et plus l’horizon superficiel (horizon LA ou A), est profond. En effet, il descend jusqu’à 40 cm pour le point haut et jusqu’à 1m pour le point bas. De même, les sols semblent avoir un taux d’humidité plus important selon cette direction. Ceci est sans doute du au fait qu’il est plus chargé en argile.

Le sol repose sur un substratum rocheux non calcaire, plus ou moins altéré et friable, et par là même facilitant relativement bien des travaux de terrassement.

Nous n’avons relevé aucune trace d’hydromorphisme, témoignant de la non remontée de la nappe aux profondeurs relatives à l’installation d’une filière d’assainissement.

 

 


Retour au sommaire de l'étude de faisabilité