Contexte local

     Nous avons précédemment identifié les différents facteurs économiques. Il s’agit maintenant d’en préciser les valeurs dans le cadre de l’éco-village du Tarn.

 

Les gains

  1. Le prix de l’eau :

    Dans le Tarn, le prix de l’eau en 2007 était de 2,20€ au mètre cube (source : Agence de l’eau Adour-Garonne). Le forage n’ayant pas encore été réalisé à ce jour dans l’éco-village, nous ne pouvons estimer le coût futur de l’eau potable. Nous utiliserons donc le prix du mètre cube d’eau potable du Tarn.
    Par ailleurs, nous choisirons un taux fixe de 4% d’augmentation annuelle du prix de l’eau. Cette augmentation linéaire est décalée de la réalité. Cependant, on peut remarquer qu’elle traduit un comportement assez fidèle de l’augmentation du prix de l’eau sur une échelle de 10 ans. Ceci est donc relativement cohérent avec l’échelle de temps sur laquelle nous travaillerons (les retours sur l'investissement des installations sont comprises entre 20 et 30 ans).

 

 2. Réduction de l’entretien de certains systèmes

     Nous avons d’ores et déjà énoncé qu'une économie serait faite sur les produits d'entretien et l'augmentation de la longévité de l'installation. Il est difficile d'estimer précisément cette économie, nous estimerons donc que celle-ci avoisinne les 20€ par an.

 

 3. Crédit d’impôt et subvention


    Le crédit d’impôt
    Entre le 1er Janvier 2007 et le 31 Décembre 2012, les particuliers peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt  pour les systèmes de récupération d’eau de pluie. Ce crédit d’impôt présente les caractéristiques suivantes :
- il sera alloué si l’installation présente tous les éléments préconisés dans la partie contexte réglementaire,
- si les fournitures et l’installation sont réalisées par la même entreprise. 
    Le crédit d’impôt s’applique à hauteur de 25% du coût du matériel (installation non comprise)  jusqu’à un plafond de 8 000€.

 
   Les subventions
    Dans la région de l’éco-village, il n’y a aucune politique incitatrice allant dans ce sens.

 
   Emprunt à taux zéro 
    Comme on l'a vu précédemment (cf. Facteurs économiques), les prêts à taux zéro existent dans le cadre des économies d'énergie mais pas encore pour la gestion de l'eau.

 

Les coûts

  1. Le coût du matériel  et le coût de l’installation (transport, pose et raccordement) 

     Nous avons réalisé un tableau résumant les coûts d’installation du matériel, de la pose et du transport, à partir des prix de plusieurs constructeurs. Ces prix présentent une marge d’incertitude de 5 à 15%.
     Voici tout d’abord le coût des accessoires en fonction des trois types d’usages.


         

Tableau 1, 2, 3 : coût des accessoires en fonction du type d'usage

 

Nous avons ensuite estimé les coûts englobant la cuve, les accessoires, et l’installation. 

Tableau 4 : résumé des coûts en fonction du type d'usage et du diamètre de la cuve

 

  2. Emprunt et capital 

     Si l’utilisateur n’a pas le capital initial suffisant, nous devrons donc prendre en compte les frais liés à un emprunt bancaire. Pour ce faire nous avons considéré un emprunt à annuités fixes, avec un taux initial de 5,0%. Nous calculons la valeur du remboursement annuel à partir de la valeur :

m=(C*t)/(1-(1+t)^(-n))   avec m : l’annuité, C : le capital emprunté, t : le taux d’intérêt et n : le nombre d’années.

     Nous ne prendrons pas en compte les frais de dossiers et d’assurances éventuels.

 

  3. Les frais de maintenance et de contrôle 

- Le contrôle : la loi impose un contrôle annuel par le distributeur d’eau potable. Il est difficile à ce jour de connaître le montant exact de cette prestation (la réglementation étant nouvel, les modalités de contrôle sont en train d'être définies). Les informations récoltées sur internet parle d'une centaine d'euros. Nous choisirons donc cette valeur.

- La maintenance : les frais de maintenance sont relativement faibles : en effet, la durée de vie des divers éléments, exceptée la pompe, est d’au moins trente ans. De plus, le nettoyage des filtres ne demande aucun investissement.

 

  4. Frais de fonctionnement

    La seule dépense de maintenance imputable au système de récupération d’eau de pluie est la consommation électrique du kit de pompage. Nous estimerons son fonctionnement, pour une maison individuelle, à des valeurs correspondantes aux différents usages :  

- 100 heures pour un usage externe unique,

- 400 heures pour un usage interne sans le lave-linge,

- 600 heures par an pour une utilisation interne comprenant le lave-linge, soit environ une heure et demi de fonctionnement par jour.

     Ces valeurs nous sont fournies par les professionnels de l’eau de pluie. Par ailleurs les pompes utilisées ont une puissance moyenne d’environ 800W. 

 

4. Le coût de la taxe d’assainissement

    En général le coût de l'assainissement représente 1/6ième du prix de l’eau potable.

 

5. Autres paramètres à intégrer

     Lors de la mise en place de notre formulaire, il a également été pris en compte une inflation constante des prix d’environ 1,5%. Ce paramètre, comme tous les autres, est modulable mais n’influence que très peu la durée de retour sur investissement de notre installation.

    Enfin, nous avons décidé de ne pas prolonger l’évalutation économique au-delà de 25 ans. En effet, au-delà de cette période, les taux d’évolution de l’eau, du prix de l’énergie et de l’inflation sont difficilement prédictibles.

NB : dans le cas d’un usage intérieur-machine à laver, nous estimerons que les frais d’entretien de la lampe UV et la consommation électrique associée équivalent aux économies dégagées par l’injection d’eau non calcaire dans la machine à laver, augmentant sa durée de vie et réduisant les coûts d’entretien.