Présentation de la technique de récupération

Choix et installation de la cuve

      Il existe actuellement deux grands types de cuves : les cuves en béton ou en polyéthylène. Les cuves en béton à l'achat sont plus avantageuses mais leur mise en place coûte plus chère. Dans le cadre de nos dimensionnements, nous travaillerons uniquement avec des cuves en polyéthylène. Celles-ci permettent de ne pas modifier la composition de l'eau, facteur important au niveau d'un usage interne.

     L'installation enterrée de la cuve permet de garder la cuve à l'abri de la chaleur et de la lumière et d'éviter ainsi l'exposition de l'eau de pluie à un risque de contamination bactériologique.

 

Récupération de l'eau de pluie

     La surface de récupération est généralement le toit de l’habitation. En effet, il faut une surface qui intercepte l’eau pluviale et qui la concentre vers un collecteur (la gouttière puis le tuyau de descente). Une filtration est impérative pour éliminer les plus grosses particules présentes sur la surface de récupération (mousses, lichens, feuilles...). Un toit de 100m² permet, par exemple, de récolter annuellement 80 à 120m3 d'eau. Après la collecte, les eaux sont stockées dans une cuve à l’abri de la lumière, de la chaleur et du gel,et éventuellement traitées (traitement antérieur ou postérieur). Une pompe permet l’alimentation de l’installation en eau de pluie récupérée, et une alimentation en eau de réseau se fait automatiquement lorsque l’eau de pluie n’est plus disponible (pour un usage intérieur de l'eau). Ce système doit être en accord avec la norme EN 1717 et recquiert un contrôle annuel réalisé par le distributeur d'eau potable.

    L'amènagement de la cuve est représenté par le schéma suivant (le système d'apport en eau potable peut également être intégré à la cuve, ce cas de figure nécessitant une garde d'air suffisante pour évacuer l'éventuel trop plein de la cuve) :

Figure 1 : schéma du principe général de  fonctionnement de l'installation (source : S.A.  R. THEBAULT)