Conclusion du projet

Que ce soit au sein des débats politiques, économiques ou simplement de la vie quotidienne, les problématiques environnementales semblent de plus en plus récurrentes.

Ce projet a été l’occasion de montrer que des solutions existent, notamment au niveau des thèmes que nous avons choisis d’aborder. Nous avons travaillé sur les solutions à fournir quant à la limitation des impacts environnementaux tout au long du cycle de vie des emballages, mais aussi à l'échelle de l'habitat, d'une part à la réduction de la consommation d’eau potable et d'autre part à la qualité des eaux domestiques traitées et rejetées dans le milieu hydraulique superficiel.

Il est ainsi possible d’agir sur le plan global en abordant des techniques de production alternatives de biopolymères. Nous pouvons aussi agir sur le plan local en incorporant, par exemple, un système de récupération d’eau de pluie, à l'échelle de l'habitat, en vue d’usages non alimentaires ou en optimisant l’utilisation d’un système d’assainissement des eaux usées limitant la production de boues.

 

Au delà de la réalisation d'un projet d'étude, nous nous sommes confrontés aux contraintes d'un travail d'ingénieur et aux problématiques auxquelles se heurtent les scientifiques, les autorités publiques, les fabricants et les utilisateurs. Ainsi, nos actions sont souvent freinées par le contexte réglementaire, les avancées en terme de recherches, les usages concurrentiels des matières premières, les mentalités…

Le contexte réglementaire semble en effet figé. Peut être faut-il remettre en cause la pression exercée par les grands groupes, qui freinent la vulgarisation des techniques non conventionnelles. Par là même, les contraintes économiques subsistent car elles sont intimement liées au déséquilibre entre l’offre et la demande.

En ce qui concerne la conception même des techniques dites "plus écologiques", nos conclusions ont abouti à émettre une réserve quant à l’idée que des filières basées sur l'utilisation de matières végétales soient plus respectueuses de l’environnement et plus performantes. D’une part, la recherche de telles solutions peut engendrer l’apparition d’une concurrence avec d'autres filières utilisant ces matériaux. D’autre part, une erreur ou une négligence vis à vis de paramètres liés au contexte environnemental, social et économique, du dimensionnement des installations, de l’entretien et des précautions prises par l’utilisateur, peuvent être des points qui discréditent le bénéfice de ces techniques.

 

Il n’existe pas de solution unique. La difficulté de ce type de démarche réside donc dans le fait de trouver un compromis, adapté au contexte local, parmi les solutions qui s’offrent à nous. Il convient ainsi de veiller à optimiser leur rentabilité, selon chaque axe du Développement Durable en gardant à l'esprit la complexité du jeu des acteurs.

En attendant les progrès scientifiques et l’évolution des réglementations, une modification de nos modes de consommation serait à envisager, selon le principe de prévention. Ainsi, nous pourrions entamer une réflexion sur nos sources de gaspillage et les solutions pour les limiter. Il serait intéressant de poursuivre les efforts effectués quant à la réduction du volume des emballages, en veillant à ce qu'il n'y ait pas d'incidence sur la sécurité sanitaire qu'ils garantissent. Une eau de qualité inférieure et dont l'obtention ne nécessiterait pas de consommation d'énergie pourrait être utilisée à des usages non-alimentaires.


 
Mieux consommer, moins consommer, moins polluer.... les technologies existent, mais doivent toujours s'intégrer dans un contexte local bien particulier résultant de relations complexes entre de nombreux acteurs et facteurs, qu'ils soient locaux ou globaux.
La solution à la crise écologique n'est ni unique ni que technologique.
Elle est avant tout sociale.