Introduction

Par ses différentes fonctions, l’emballage est devenu utile, nécessaire et indispensable à l’homme. Son rôle principal est un rôle de conservation des produits agricoles et alimentaires et par conséquent, de diminution de leurs pertes. Ceci est  illustré par des pertes évaluées à 2% pour les pays dont la quantité moyenne d’emballage est de 200 kg/pers/an, et à près de 50% pour des pays en voies de développement n’utilisant que 10 kg/pers/an. [1]

L’emballage a également un rôle de protection de la santé et d’augmentation de la sécurité, en permettant par exemple la conservation en milieu adapté ou en augmentant la sécurité face à des produits dangereux. L’emballage permet aussi de faciliter la vie des consommateurs,  par sa fonction d’aide au transport ou encore d’anti-vol. [2]

Cependant, la perception des emballages par l’ensemble des français a évolué depuis ces dernières années. Hier considéré comme un outil de protection et un outil essentiel à l’acte d’achat (notamment par sa fonction de praticité), il est aujourd’hui considéré comme un outil envahissant dont il serait facile de se passer. [1]

Ce changement de perception a été initié lors de la prise en compte de la dégradation de l’environnement. En effet, l’emballage possède deux contraintes environnementales majeures :

  • Il s’agit d’un déchet visible qui encombre la nature après son utilisation. Afin de réduire ces conséquences sur l’environnement, des législations ont été mises en place, illustrées par la réduction de la quantité des emballages tout en conservant les spécificités du produit ou la valorisation des emballages après utilisations en récupérant des matières utilisées (recyclage, compostage) ou l’énergie consommée (valorisation énergétique). Il faut cependant relativiser l’importance de cette nuisance car l’emballage ne compose que 5% des déchets produits en Europe.

  • Le second reproche fait à l’emballage est d’être principalement produit à partir de ressources fossiles. Or il est devenu incontestable que l’utilisation massive de matières fossiles n’est pas compatible avec la perspective du développement durable. Les produits issus des filières végétales font donc partie des alternatives possibles face à l’utilisation de produits d’origine pétrochimique.

 

Bibliographie

[1] Tissandie C. 2 mars 2009. Conférence Emballage et Eco-conception.

[2] Pothet J-P. Avril 1998. Emballage et environnement. Technique de l’ingénieur. A 9730, Génie industriel, logistique.