Conclusion générale

D'abord, pour évaluer l'impact des zones humides sur les inondations à Brive, nous avons comparé deux scénarios de simulation l'un conservant les zones humides, l'autre les remplaçant par des surfaces urbanisées. Nous nous attendions à ce que le frottement créé par le couvert végétal des zones humides ralentisse les eaux de débordement, ce qui aurait pour effet d'atténuer le pic de crue et donc de réduire les surfaces inondées à Brive. Or, les résultats de simulation ne montrent pas de tel impact. En effet, la Corrèze est très encaissée en amont de Brive, il y a donc très peu de débordements sur les zones humides en cas de crue. Cela signifie que même si les zones humides auraient un effet sur les inondations, cet effet n'entre pas en jeu dans la zone d'étude que nous avons choisie.

Bien que notre simulation ne montre pas d'effet des zones humides sur les inondations, nous avons mis en place une méthodologie qui permettrait d'évaluer une partie de cet effet, en prenant en compte le ralentissement de l'eau par frottement. Cela suppose d'établir une cartographie des zones humides étudiées, en identifiant la nature du couvert végétal, puis de modéliser deux scénarios avec et sans les zones humides, afin de comparer les surfaces inondées et donc d'estimer les dégâts dans chaque cas.
Or, la première étape de cette méthodologie, que nous avons négligée, consisterait à étudier la topographie et la situation des zones humides, pour déterminer si ces zones sont susceptibles d'être submergées par les crues.
Dans un deuxième temps, nous avons étudié les différents mécanismes qui interviennent dans l'épuration de l'eau dans les zones humides naturelles, et qui sont reproduits dans les zones humides artificielles. Nous avons montré plusieurs exemples réels, où des zones humides naturelles et artificielles sont utilisées dans le traitement des eaux usées. Nous avons constaté que les zones humides artificielles ont l'avantage d'être plus performantes que les zones humides naturelles et plus économiques que les procédés conventionnels de traitement des eaux.

Par ailleurs, pour étudier la faisabilité de l'utilisation d'une zones humide artificielle pour le postraitement des eaux usées d'une station d'épuration, nous avons choisi une méthode de dimensionnement que nous avons appliquée aux stations de Brive et d'Allassac. Nous avons constaté que les dimensions de la zone humide est très sensible à la pente, nécessitant des travaux d'aplanissement. Ce sont des coûts de préparation du terrain qui devront être pris en compte dans l'étude de faisabilité des projets de construction des zones humides artificielles. Bien que leur utilisation se développe aux États Unis, elle reste très limitée en France. Néanmoins, plusieurs programmes de recherche sont actuellement menés pour comprendre et optimiser les performances des zones humides artificielles pour le traitement des eaux usées et des effluents des parcelles agricoles drainées.

 

 


 

Conclusion Bibliographie