Modélisation sous Matisse

Nous avons utilisé Matisse pour faire le maillage de la zone d'étude. Nous avons tout d'abord converti le fichier Idrisi contenant le MNT en un fichier XYZ qui peut être lu par Matisse. Cependant, le fichier XYZ était trop gros pour être lu par Matisse (le fichier pesait pas moins de quelques centaines de mégaoctets). Pour contourner ce problème, nous avons divisé le MNT en deux parties. La première partie au niveau de la rivière comporte plus de points (les points ont été extraits à partir du MNT interpolé à 5 mètres), la seconde partie (la zone extérieure) à été prise à partir du MNT initial à 75 mètres. Les deux parties ont ensuite été converties séparément à partir d'Idrisi en fichiers XYZ, puis les deux fichiers XYZ ont été réunis en un seul fichier. De cette manière, nous sommes parvenus à obtenir un ensemble de points avec un nombre de points plus élevé au niveau de la rivière, pour que l'interpolation de points sous Matisse au niveau de la rivière ne soit pas trop fausse.


image prise sous matisse de la bathymétrie dans une zone de la rivière

Nous avons ensuite réalisé un maillage de telle sorte qu'il soit plus resserré au niveau de la rivière.


image prise sous matisse du maillage en une zone de la rivière

D'autre part, nous avons renseigné les conditions aux limites. Nous avons pris deux frontières liquides correspondant à l'entrée et à la sortie de la rivière dans la zone d'étude. Pour la zone de sortie, nous avons choisi une sortie beaucoup plus large que le débit de la Corrèze, car nous nous intéressons à la problématique inondation. En effet, dans le cas où la sortie choisie serait trop petite, de l'eau rencontrerait une frontière solide au lieu d'une frontière liquide et adhérerait à la frontière au lieu de sortir de la zone d'étude ce qui fausserait les résultats.


Sortie de la zone d'étude (les points en rouge représentent les points appartenant à la frontière liquide)

Pour la sortie, nous avons choisi d'imposer un débit. Le débit devra être pris négatif pour bien spécifier que l'eau doit sortir du système (et non y entrer).

A l'entrée de la zone d'étude, nous avons choisi de spécifier une hauteur d'eau et un débit.

Enfin, nous avons modélisé le régime permanent de la rivière pour vérifier que le débordement sur les zones humides soit suffisamment important et que la vallée de la Corrèze ne soit pas trop encaissée. En effet, la vallée de la Corrèze est réputée encaissée et les zones humides sont de faible importance. Comme le but de l'étude est de quantifier l'impact des zones humides, si la vallée est trop encaissée on se limitera au régime permanent (et on n'étudiera pas une véritable crue avec un hydrogramme de crue), car il ne sera pas possible de quantifier la valeur des zones humides de la Corrèze avec cette méthode. Il faudrait alors plutôt évaluer la valeur des zones humides du point de vue de l'épuration ou de la biodiversité.

Lors d'une crue décennale, le débit à Tulle est de l'ordre de 150 m3/s alors que le débit pour Brive est de l'ordre de 350 m3/s (données crudor). Le débit au niveau de Brive est beaucoup plus élevé, car la ville est plus en amont du bassin-versant. Comme nous nous intéressons à la portion entre Brive et Tulle et à la manière dont les zones humides vont agir sur une crue en provenance de Tulle, nous avons choisi un débit légèrement supérieur à celui de la crue décennale à Tulle (170 m3/s). Pour la hauteur d'eau, nous avons choisi d'imposer une hauteur de 6 mètres d'eau.

Nous allons ensuite simuler avec TELEMAC-2D deux scénarii: avec et sans les zones humides. Pour réaliser ces deux simulations, il est nécessaire d'effectuer un zonage des paramètres.

 

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Représentation de la rivière Zonage des paramètres