Contexte Socio-Economique

Les projets de binômes abordent différents aspects de la gestion de l'eau, en se concentrant sur les impacts pour les activités et les habitants de Brive.
Le risque inondation (cause naturelle ou rupture de barrage) concerne directement les activités et habitants qui se situent en zones inondables. Les zones humides représentent un enjeu pour ces derniers puisqu'elles participent à l'atténuation des crues. Le barrage qui produit de l'électricité et les usines qui dépolluent leurs effluents rendent des services à l'ensemble des usagers de l'eau et d'électricité.
L'endiguement de la rivière, la rupture du barrage, la conservation des zones humides sont pris en compte dans la gestion du risque d'inondation. Par ailleurs, le risque de disparition des zones humides est de plus en plus reconnu comme un enjeu important dans la prévention des inondations. Enfin, le dimensionnement des procédés de traitement de l'eau doit garantir une de qualité suffisante de l'eau pour prévenir les risques environnementaux et sanitaires dus à la pollution par les effluents industriels.


Le risque d'inondation : l'importance des zones à protéger


Le bassin de la Dordogne a été soumis à de nombreux évènements naturels importants ces dernières années. De nombreuses communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle suite aux inondations de 1960,1999 et de juillet 2001.

Une estimation de la population en zone inondable a été faite lors de l'établissement de l'Etat des lieux du PAPI du bassin de la Dordogne.

Source : EPIDOR, PAPI Dordogne. Proposition pour un programme d'action

Par conséquent, environ 85 000 habitants sont considérés comme résidant en zone inondables sur le bassin versant de la Dordogne ce qui correspond à environ 8 % de la population.

Enfin plus précisément, L'État des lieux du PAPI du bassin versant de la Dordogne effectué par Epidor recense les surfaces des zones inondables de la Corrèze sur le tronçon Tulle-Brive.

Ces données sont recensées ci-dessous:

Secteurs Surface ZI
Bâties Zones d'activitées Prairies Cultures Zones agricoles hétérogènes Forêts Autres
De Tulle à Brive
692 ha
391 ha
> 57 %
74 ha
> 11 %
51 ha
> 7 %
0 ha 93 ha
> 13 %
59 ha
> 8.5 %
25 ha
> 3.5 %

Sources: PAPI du Bassin Versant de la Dordogne - État des Lieux

Ces données sont la preuve de l'importance de l'étude des Zones inondables (ZI) de la Corrèze du point de vue Socio-Économique. En effet la majeure partie des ZI se situe sur les bâtis et sur les zones d'activités.

Le périmètre de notre projet se situe au niveau des communes de Brive-la-Gaillarde et de Malemort, communes constituant un secteur d'enjeu majeur vis à vis du risque inondation d'après le Programme d'Action de Prévention des inondations (PAPI).

La ville de Brive-la-Gaillarde est en effet une ville qui peut être fortement touchée par les inondations: sa traversée par la Corrèze est fortement urbanisée et endiguée. Selon les données obtenues par Epidor, 8000 habitants sont estimés comme habitant en zone inondable dans la seule commune de Brive la Gaillarde et 18 activités dites « particulières » [clinique, cinéma, intermarché, Usine... ] sont estimées être en Zone Inondable, ce qui correspondrait à environ 1000 salariés.

Sources : EPIDOR, PAPI Dordogne. Proposition pour un programme d'action
EPIDOR, PAPI du Bassin Versant de la Dordogne - État des Lieux

 

Le risque barrage : entre la production d'énergie et la protection de la population mon cœur balance 

 
Les inondations sont des phénomènes naturels qui se répètent dans le temps. Nous disposons d'enregistrements qui permettent de délimiter les zones qui ont été inondées. L'élaboration du PAPI repose sur une expérience du risque.
On ne connaît pas l'impact qu'aurait la crue qui résulterait de la rupture du barrage de Monceau la Virolle. L' Étude du scénario de rupture permettra de déterminer si Brive serait touchée par cette crue. Dans cette éventualité, les activités et habitants qui sont situés en zones inondables seront les premiers concernés.

Le risque de rupture est cependant minime et ne remet pas en cause l'exploitation de ce barrage.

La carte qui suit représente les diverses infrastructures productrices d'électricité installées sur le bassin versant de la Dordogne:

 

Source : http://www.carnavenir.com/articles/dordogne.htm

"Le bassin versant de la Dordogne compte une trentaine de barrages hydroélectriques dont 11 sur la Dordogne elle-même, les 4 plus importants sont : Bort-les-Orgues, l'Aigle, Marèges, Chastang."
Tous les barrages installés sur le basin versant de la Dordogne servent à produire de l'électricité, mais ils peuvent servir à écrêter les crues. "Le fort courant de la Dordogne ainsi que la présence de gorges ont amené les hommes à l'aménager avec d'immenses barrages hydroélectriques, le premier a été réalisé en 1906 à Tuillières." (Source : http://www.carnavenir.com/articles/dordogne.htm)

"Le volume total d'eau stockée dans les barrages est de 950 hm3 (millions de m3) ce qui représente 1 mois de débit au niveau de l'estuaire. La production totale d'électricité est de 2000 Gwh pour la seule vallée de la Dordogne, 3000Gwh avec les aménagements des affluents. Les barrages ont d'abord été construits pour permettre la construction et l'électrification des lignes de chemin de fer, les maîtres d'œuvre sont la Compagnie des Chemins de fer Paris-Orléans, puis en 1943 la S.N.C.F. et pour finir E.D.F. en 1947." (Source : http://sitepasite.free.fr/dordogne/dordogne_barrages.html)

La Vézère possède trois grands barrages:

  • Le barrage de Monceaux la virolle, également appelé barrage de Viam et qui est l'objet de notre étude
  • Le barrage de Treignac
  • Le barrage de Saillant

Cependant, compte tenu des enjeux économiques du bassin de la Dordogne, on constate que le barrage de Monceaux la Virolle fait l'objet d'une attention particulière puisqu'il figure dans le DDRM 2007 en tant que barrage représentant un risque pour la ville de Brive la Gaillarde.

Source :
- Conférence d'Elise Weber à l'ENSEEIHT, le 23 février 2009.
- http://www.carnavenir.com/articles/dordogne.htm

- http://sitepasite.free.fr/dordogne/dordogne_barrages.html
- DDRM version 2007

 

Le risque de disparition des zones humides: une perte considérable pour l'environnement et la société

Le risque relatif aux zones humides concerne les activités qui menacent de les faire disparaître. En effet, les zones humides sont considérées comme espaces naturels sensibles et font l'objet de différentes mesures de protection qui limitent les activités et les contructions à l'intérieur de ces zones.
En particulier, le Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) délimite les zones humides stratégiques pour la gestion de l'eau (ZHSGE). Ces zones humides sont importantes pour la gestion de l'eau car elles font partie intégrante des cours d'eau et sont donc indispensables à leur bon fonctionnement. De plus, par leur fonctions hydrologique et épuratoire, elles présentent un intérêt non négligeable pour la gestion des inondations et pour la qualité de l'eau. C'est pourquoi, dans le cadre du SAGE des servitudes peuvent être mises en place pour contraindre les propriétaires et exploitants à ne pas drainer, assécher ou bâtir sur une zone humide.
Par ailleurs, les zones humides conservées dans leur état naturel peuvent avoir une fonction d'espace d'agrément ou de loisir. Ainsi, les zones humides qui font partie des Parcs Naturels Régionaux participent à l'attrait touristique de la région et bénéficient donc à l'ensemble des activités qui en dépendent.

Sources:
- http://www.pole-lagunes.org/web/pdf_files/Evolution-reglementaire-ZH-815%20Ko.pdf

- http://www.conservatoirelimousin.com/contenu/sites/chaumeil.php

 

Le risque de pollution de l'eau par les effluents industriels

Parmi les polluants, on retrouve les métaux lourds qui nous intéressent particulièrement dans cette étude. Ces derniers se retrouvent dans l'eau notamment par l'activité des industries, qui dans un souci de refroidissement de procédé par exemple, rejettent leurs effluents dans les cours d‘eau proches. L'activité agricole est également responsable d'une partie de ces polluants, lors de l'épandage d'engrais chimiques à proximité des cours d'eau. De plus, la pollution due au transport routier n'est pas négligeable. Lors des crues, l'eau va provoquer un phénomène de lessivage, qui, avec le retour des eaux dans leur lit, va déplacer cette pollution en très grandes concentrations.

L'eau est bien entendu un élément fondamental en matière de pollution. Dans le cas des métaux, mais également pour d'autres composés, l'eau va favoriser de nombreuses réactions chimiques. Elle va transporter ces métaux et les insérer dans les chaines alimentaires. Ces derniers vont alors atteindre le sommet de cette chaine : l'homme. Même si ces métaux lourds sont souvent présents à l'état de trace, ils n'en restent pas moins dangereux. En effet, leur toxicité se développe par bioaccumulation dans les organismes.

Source : http://www.lenntech.com/fran%E7ais/metaux-lourds.htm

 

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