Modèlisation instationnaire de l'état actuel

Dans un premier temps nous reprenons la modélisation de l'état actuel avec l'hydrogramme de crue de 2001 pour ainsi avoir un point de comparaison.

Nous obtenons le profil surfacique en long suivant dans le cas maximal des inondations, soit au pic de crue:

 

Profil en long obtenu en instationnaire pour la crue de 2001

Nous pouvons le comparer avec le profil obtenu lors de la simulation de la crue trentennale en stationnaire:

 

Profil en long obtenu en stationnaire pour une crue trentennale

 

Nous pouvons donc remarquer que le crue de 2001 correspond bien à une crue de période de retour trentennale. En effet nous obtenons quasiment les même zones de débordement. Nous observons comme dans le cas stationnaire, le déversement d'eau au niveau de la zone sportive pour la crue trentennale.


D'autre part les résultats de la modélisation de la propagation de l'hydrogramme de crue décennal sont résumés dans le tableau suivant:

  • La cote de la ligne d'eau au droit de chaque profil en travers correspond à la cote maximum obtenue après propagation de l'hydrogramme. Elle ne correspond donc pas au même pas de temps pour chaque profil. Par ailleurs, compte tenu de la complexité des écoulements et de l'influence aval, elle ne correspond pas forcément également au débit maximum observé.
  • Les vitesses moyennes observées sont celles correspondant à la cote maximale de la ligne d'eau.
  • Le débit maximal observé est également indiqué sur chaque profil. Il ne correspond pas de façon systématique à la cote maximale.

 

Résultats de la simulation instationnaire de l'état actuel (HEC-RAS)

 

Si nous comparons ce tableau avec les valeurs obtenues lors de l'étude stationnaire, nous remarquons que les vitesses dans les lits majeurs et mineurs sont quasiment les mêmes (à 0,01 m/s près). il en est de même pour les hauteurs d'eau. Nous observons une différence de 0,03m entre la hauteur d'eau obtenue dans le cas stationnaire et la cote de ligne d'eau maximum de l'étude instationnaire.
Nous pouvons ainsi voir la concordance de nos résultats et de nos deux simulations.

Les vitesses en lit mineur sont importantes (v>1 m/s en moyenne) en lit mineur et faibles (v<1 m/s en moyenne) en lit majeur. Cet étalement des débordements avec de faibles vitesses favorise l'écrêtement des crues en lit majeur.

Grâce au post processor nous pouvons aussi tracer l'hydrogramme de crue au niveau de différents profils en travers. Nous obtenons les hydrographes suivants pour les profils P23 et P9 soit les limites du secteur 1:

Hydrogramme de la crue de 2001 aux profils P23 et P9 (Matlab)

Nous pouvons voir que les deux hydrographes sont superposés. En effectuant un zoom sur la pointe de la crue nous obtenons l'image suivante :

Hydrogramme de la crue de 2001 aux profils P23 et P9 (ZOOM) (Matlab)

 

Nous pouvons donc voir le faible écrêtement de la crue sur le secteur 1 modélisé par un tronçon de 1,7km. Cela est duûau fait que pour la crue trentennale, les débordements ne se font que sur la zone sportive ce qui représente une aire de 140000m². Cette aire étant peu importante, elle ne permet donc pas d'écrêter efficacement la crue.

Enfin le post processor nous permet d'effectuer une animation de la crue. Nous pouvons voir sur la vidéo suivante la dynamique de la crue de 2001 que nous avons modélisée.

Animation obtenue sous HEC-RAS (l'échelle ne correspond pas à la réalité)

 

Nous pouvons cependant émettre la remarque suivante: sur l'animation proposée nous voyons bien le débordement qui s'effectue sur le terrain de sport lors de la crue de 2001, ainsi que la montée des eaux qui a lieu entre le 05/07/2001 à 00h00 et le 06/07/2001 , 6h du matin. Cependant après le pic de crue nous pouvons voir que la ligne d'eau ne reste pas dans la zone sportive et nous ne voyons pas réellement la zone inondable. De plus le terrain de sport étant inondé et le terrain ayant une pente naturelle, l'eau débordée sur le terrain de sport devrait ruisseler vers l'aval, ce que nous ne voyons pas modélisé par le logiciel HEC-RAS. Nous ne pouvons donc pas avoir une représentation précise des zones de débordements et des zones inondées.

A partir de l'état des lieux effectué en instationnaire, nous allons effectuer les modélisations d'échancrure dans les digues , soit à l'amont ou à l'aval de la zone commerciale ou de la zone endiguée.

 

 

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Modèle utilisé                                          Modélisation d'une échancrure

 


 

 

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