II- Histoire & Cadre Institutionnel

Exploration

De 1971 à 1997, Mobutu avait renommé le fleuve « Zaïre », du nom donné au XVIe siècle par les Portugais, et s'en était servi pour renommer son pays.

Le Congo tire son nom de l'ancien royaume du Kongo situé à l'embouchure de la rivière. La République démocratique du Congo et la République du Congo, les deux pays situés le long des rives du fleuve, en ont hérité le nom. Entre 1971 et 1997, le gouvernement du Zaïre (depuis 1997, à nouveau République démocratique du Congo) l'avait également renommé fleuve Zaïre. Il fut anciennement appelé Barbila à une époque plus reculée, et le haut du fleuve est appelé Lualaba.

L'embouchure du Congo fut explorée par les Européens en 1482 par le portugais Diogo Cão, et en 1816 par une expédition britannique commandée par James Kingston Tuckey qui remonta le fleuve jusqu'à Isangila. Henry Morton Stanley a été le premier européen à naviguer le long du fleuve.

 

Institutions de gestion des eaux et des terres

Les institutions les plus actives en matière de gestion de l’eau et des terres en RDC sont principalement:

• le Ministère de l’agriculture et de l’élevage avec sa Direction du génie rural et son Service national d’hydraulique rurale (SNHR);

• le Ministère de l’environnement, des eaux et des forêts et sa Direction des ressources en eaux (DRE) qui gère les eaux en tant qu’écosystème;

• le Ministère du développement rural.

L’exploitation et la distribution d’eau relèvent d’une société d’État, la Régie des eaux (REGIDESO), pour le milieu urbain et du SNHR pour le milieu rural. La recherche incombe à l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomique (INERA), au Centre de recherche agro-alimentaire (CRAA) et au Centre de l’information environnementale (CNIE) qui cherche à apaiser les préoccupations inhérentes aux lacunes constatées dans la production, le traitement, l’analyse, la valorisation et la circulation de l’information environnementale.

D'autre part, les questions relatives au fleuve Congo et ses affluents relèvent des institutions étatiques suivantes (niveau transports) en RDC:

  • Office National des Transports

  • Régie des Voies Fluviales

  • Direction de la Marine et des Voies navigables

  • Commissariat fluvial

  • Régie des Voies Maritimes

  • Office des routes

Ces dernières ont, à ce jour le monopole, quasi exclusif du financement, de la réhabilitation et de la construction des infrastructures du réseau, mais également de son entretien et des opérations commerciales y afférentes, particularité congolaise (NYOTA, 2009).