IV- Rôle Economique

Quatre aspects économiques du fleuve sont retenus : les tronçons navigables, les possibilités d'exploitation de l'énergie hydro-électrique, les ressources piscicoles et l'utilisation de l'eau pour la consommation et l'irrigation.

La navigabilité

Dans des pays comme la RDC et la RC, où la construction et l'entretien de routes terrestres sont très coûteux, et cela aussi bien dans le relief tourmenté de la ceinture montagneuse qui borde la cuvette centrale marécageuse que dans cette cuvette même, un trafic plus rentable s'est vite organisé sur les rivières. Mais le bassin du Congo n'offre pas les mêmes avantages que celui de l'Amazone, car plusieurs éléments de géographie physique y entravent la navigabilité des cours d'eau. 

Caractérisation de la navigabilité

Le fleuve Congo représente, avec l’ensemble de ses affluents, un système de transport économique, notamment pour le bois, mais qui reste plus long en délai et plus aléatoire que la route.

En faisant abstraction des lacs, on peut estimer à environ 13 000 km la longueur totale du bassin fluvial du Congo qui est accessible à des unités fluviales autres que des baleinières. Ce sont surtout les régions du nord-est et de l'est (région des grands lacs) qui restent isolées par rapport à l'axe fluvial navigable du fleuve Zaïre en aval de Kisangani. Les rapides en amont avant Kisangani et en aval entre Kinshasa et l'Atlantique coupent le fleuve.

Ainsi, et bien que les chutes Victoria (à Livingstone), empêchent l'accès depuis la mer, presque tout le Congo est facilement navigable par sections, en particulier entre Kinshasa et Kisangani. Les chemins de fer contournent maintenant les trois grandes chutes, et une grande partie du commerce de l'Afrique centrale passe le long du fleuve, y compris le cuivre, l'huile de palme, le sucre, le café et le coton.

Moyens de transport: variété et précarité

Le réseau fluvial congolais a été le premier au monde à connaître la navigation en poussée. La capacité des barges n’a cessé d’augmenter. D’abord limitée à 25 ou 40t, elle passe très rapidement à 250 puis 300t pour arriver ensuite à 800t, et actuellement à 1 050, voire 1 200 tonnes. Les convois en poussée peuvent atteindre 6 000 tonnes à la descente et 4 000 tonnes à la montée sur le fleuve.

> Barges sur le Fleuve Congo

(Film Congo River, de Thierry Michel, 2006)

Le fleuve Congo est une voie fluviale à courant libre. Le matériel est donc adapté en fonction des tirants d’eau disponibles. En ligne directe, le tirant d’eau admis est de 1,20 m en basses eaux, mais sur les affluents secondaires, celui-ci peut descendre jusqu’à 0,50 m. Sur ces lignes, le remorquage en poussée a remplacé la traction en flèche. Un automoteur portant des passagers pousse plusieurs barges conçues pour être complètement juxtaposables. Les lignes directes sont aussi desservies toute l’année par de grands convois poussés, composés de barges d’une capacité de 350 à 1 200 tonnes. Les grandes caractéristiques de ce matériel fluvial sont sa solidité et sa légèreté. De plus, vu les valeurs de tirant d’eau, les barges sont relativement larges. En ce qui concerne le courant, la vitesse moyenne est de 3 à 4 km/h, mais pouvant atteindre, voire dépasser 10km/h. Les grandes distances à parcourir sans moyens d’entretien ou de réparation constituent une des difficultés de l’exploitation de la voie d’eau. En général, on peut dire que les affluents sont desservis par une flotte de courriers, de pousseurs, de remorqueurs, et de barges, dont les dimensions sont adaptées aux caractéristiques des rivières.

Le trafic fluvial entre Kinshasa et Kisangani, jadis assuré par les unités fluviales de l’ONATRA ( Office national des transports), se fait depuis plus de dix ans maintenant par des embarcations privées, après avoir été suspendu depuis les différentes guerres (de 1997 à 2003).

Obstacles à la navigabilité

Même pour les tronçons navigables du bassin, une étude et un entretien continus s'avèrent être indispensables pour assurer la navigabilité qui en général ne devient possible que pendant la journée.

Les naufrages sont fréquents et sont causés, le plus généralement, par l'un ou plusieurs des facteurs suivants :

> une surcharge des embarcations

> normes de sécurités des embarcations non respectées (gilets, bouées de sauvetages, signalisations lumineuses, etc.)

> mauvais état des voies navigables et de leur balisage

> non-respect des règles de navigation

> la non-fiabilité des lignes aériennes locales, dont les avions s'écrasent régulièrement au sol, ainsi que l'état désastreux des routes, accentuent le trafic par les voies d'eau.

 

  • Basses eaux et ensablement

Il y a d'abord le grand écart entre le débit d'étiage et celui des hautes eaux, dû surtout au régime des précipitations dans la zone climatique. Certains affluents du Lualaba ont des débits minima nuls et même dans les grandes rivières le niveau des basses eaux peut rendre la navigation difficile voire temporairement impossible. Une autre conséquence de cet écart dans les débits est le remaniement répété de la morphologie du fond du lit de la rivière. Les bancs de sable changent de volume et se déplacent sous l'influence du débit variable auquel il faut ajouter l'influence des crues exceptionnelles. Dans certains tronçons du bassin du Kasaï, la route navigable peut changer chaque semaine pendant la période de décrue rapide et importante en mai-juin.

Comme la vallée s'est formée dans des roches tendres, le sapement et l'écroulement des berges sont choses courantes.

 

  • Végétation

Enfin, il y a l'entrave de la navigation par la végétation. Signalons tout d'abord les "snags", obstacles mobiles et durs, formés par des troncs d'arbres, tombés dans la rivière. Comme le bois est souvent très lourd, les "snags" roulent sur le fond du lit ou flottent entre deux eaux, ce qui les rend difficilement visibles de la surface. D'autre part, une végétation aquatique flottante envahit les rivières pendant les hautes eaux. Enfin, signalons l'envahissement du bassin du Congo par la jacinthe d'eau qui semble avoir trouvé dans ce bassin des conditions optimales de développement.

 

L'énergie hydro-électrique: d'importantes ressources sous-exploitées

Les chutes et rapides empêchant la navigabilité sont parfois des sites très propices pour la production d'énergie hydro-électrique. Ainsi, le fleuve Congo possède l’un des plus grands potentiels hydroélectriques mondiaux. L'hydro-électricité étant l'unique source d'énergie abondamment disponible, des centrales ont été aménagées dans les régions minières et près des grandes agglomérations urbaines.

 

> Inventaire des Barrages dans le bassin du fleuve Congo, en RC et RDC– Source FAO

Il y a une énorme marge entre les possibilités de production d'énergie d'une part et la faible densité de la population ainsi que le faible développement de l'industrie d'autre part. L'énergie hydro-électrique potentielle en territoire congolais est grossièrement estimée à plus de l00.000.000 kW, dont on utilise à peine 4 % pour les besoins de l'intérieur du pays. Actuellement ce potentiel ne peut être converti en production réelle que si on parvient à utiliser cette énergie pour des produits importés.

C'est ainsi qu'a commencé l'étude du site d'Inga. Ce site, dont la valeur économique fut reconnue dès 1928 par Van Deuren, consiste en un plateau à environ 320 m d'altitude sur le versant droit du fleuve Congo. A cet endroit, on observe une dénivellation de 96 m de l'amont vers l'aval, et un débit d'étiage d'au moins 20.000 m³/sec, ce qui laisse espérer une production d'énergie d'environ 25.000.000 kW. Ce site est idéal pour la production d'énergie hydro-électrique à bas prix de revient : un port maritime à courte distance et un débit d'eau qui, même dans les conditions les plus mauvaises, reste très important. De plus, on y note plusieurs dépressions orientées parallèlement au fleuve et communiquant de façon intermittente avec lui. Il s'agit probablement d'anciens lits du Zaïre en voie d'abandon. Cela permet à relativement peu de frais de dévier les eaux du fleuve et d'en contrôler le débit. Le sous-sol du site est composé de roches diverses mais dont en général la perméabilité est faible ou nulle. Quelques inconvénients cependant : il existe des formations mylonitisées ou très diaclasées; les roches schisteuses sont profondément altérées ce qui rend les flancs de vallée parfois instables.

Malgré ces facteurs géographiques très favorables, des investissements considérables sont nécessaires pour mettre ce site en exploitation. Mais la nature même du site permet d'envisager un aménagement par étapes avant d'arriver à l'aménagement total. Une exploitation " au fil de l'eau " par simple prise d'eau et en n'utilisant que 20 % du débit d'étiage, produirait déjà 4.000.000 kW. En outre, en utilisant les vallées abandonnées une à une, on obtiendrait pour 5 % du débit d'étiage dans chaque cas une production variant de 100.000 kW à 300.000 kW.

> Vue du barrage d'Inga en 2004

La centrale hydroélectrique, inaugurée en 1972, est finalement la plus importante au niveau mondial, mais la capacité du barrage d’Inga demeure en grande partie inutilisée. En effet, bien que le barrage soit en théorie à même de couvrir les besoins en énergie de toute l’Afrique, seul 650-750 mW sont produits en raison du non-fonctionnement des deux tiers des turbines.

En février 2005, la compagnie d'électricité nationale d'Afrique du Sud, l'Eskom, annonce une proposition visant à accroître la capacité d'Inga de façon spectaculaire grâce à l'amélioration des infrastructures existantes et la construction d'un nouveau barrage hydroélectrique. Selon les concepteurs, le projet, dont le coût s'élèverait à 20 milliards de dollars, permettrait de porter la production maximale de l'installation à 40 GW, soit le double de celle du barrage des Trois Gorges en Chine.

> Vue générale du barrage d'Inga

 

Ressources piscicoles

Nous dressons dans cette partie un aperçu général du secteur de la pêche en République du Congo, basé sur un rapport FAO : Aperçu général du secteur national d'aquaculture - République du Congo, par EBOUNAKA H, in: FAO Fisheries and Aquaculture Department. Rome, mis à jour Mai 2005.

Données sur les pêches en RC

Les données sont synthétisées dans le tableau suivant :

 

> Table de synthèse des données sur la pêche en RC (source : FAO)

Bilan des produits (2003)

Production

Importations

Exportations

Disponibilités totales

Disponibilités par habitant

 

milliers de tonnes (poids vif)

kg/an

Poisson destiné à la consommation humaine directe (1)

52 400

13 145

754

64 791

17,4

Estimation de l'emploi (2005):

 

(i) Secteur primaire (2):

29 965 emplois directs dont 26 228 pêcheurs professionnels dans les eaux intérieures; 2985 emplois en mer dont environ 2335 en pêche artisanale et 752 emplois en pisciculture

(ii) Secteur secondaire (2):

30 205 (environ)

Valeur brute des produits de la pêche (prix payé aux pêcheurs) (2000):



$EU 23 108 963 (estimation)

Commerce (2004) (3):

 

Valeur des importations:

$EU 18 088 000

Valeur des exportations:

$EU 5 140 000 (estimation)

(1): FAO

(2): PMDP: Contribution du secteur de la pêche et de l’aquaculture à la réduction de la pauvreté

(3): FAO: Fisheries commodities production and trade.

> Chargement de poissons à la plage base Agip, la plus grande communauté de pêche du Congo (FAO/D. Minkoh)

Caractéristiques de l'industrie piscicole en RC

 

  • Le cas de la pêche continentale

Au niveau intérieur, la pêche est concentrée principalement dans deux grands bassins: le bassin du fleuve Congo et le bassin du Kouilou-Niari.

La pêche est pratiquée dans tout le territoire à des échelles très variées, par des pêcheurs, pour la plupart démunis, et dont la situation a été aggravée par les inondations et les guerres de ces dernières années. Elle est plus active dans la cuvette Congolaise où les potentialités biologiques sont de l'ordre de 100.000 tonnes par an.

La pêche continentale compte en l'an 2005 près de 13 114 pirogues, fabriquées localement ou provenant du Congo Démocratique. Elle est pratiquée à l'aide d'une diversité d'engins et de techniques de pêche tels que: les filets maillant dérivants ou calés de surface ou de fond; des sennes de plage; des éperviers; de nasses souples, rigides, des pièges; des claies; des lignes et des armes de choc.

Les captures des eaux intérieures sont estimées à 32.500 tonnes pour l'an 2005 (1). Parmi les principales espèces capturées, on trouve: Distichodus sp, Labeo sp, Cytharinus sp, Hydrocynus sp, Heterobranchus sp, Auchenoglanis sp, Clarias sp, Polypterus sp, Parachana sp, Protopterus sp, Heterotis sp, Lates sp et Oreochromis sp.

Les bassins du Congo et du Kouilou-Niari semblent ne pas être pleinement exploités. Les contraintes majeures de ce secteur sont essentiellement l’éloignement et l’inorganisation des pêcheurs, l'enclavement des sites de pêche, le manque de matériel et d'engins de pêche performants (approvisionnement difficile, coût élevé), le manque d'installations de traitement du poisson après capture et de moyens de transports adéquats pour alimenter les centres urbains.

 

  • Utilisation des captures

La République du Congo est parmi les grands consommateurs de poisson dans le monde. Les captures issues du sous-secteur maritime ou continental sont destinées, d'une manière générale, à la consommation humaine directe au niveau local.

La consommation moyenne nationale par habitant est de l'ordre de 17 kg/an en 2005 (en équivalent frais).

Le fleuve Congo demeure le principal axe d'évacuation de poisson d'eau douce provenant des régions enclavées du nord Congo. Ces captures sont, en grande majorité, débarquées à Brazzaville avant d'être évacuées vers les autres centres de consommation.

Pour faire face à la demande du marché local, le Congo a importé, pour l'an 2005, 22.984 tonnes (4) de poisson dont 17.553 tonnes de poisson congelé (en équivalent frais).

Les crevettes traitées, congelées et emballées dans les bateaux usine, en mer, sont exportées en quasi-totalité vers les marchés de l'Union Européenne et d'Asie.

Il est important de noter qu'une quantité importante de poisson des eaux intérieures est exportée de manière informelle vers la plupart des pays limitrophes, contribuant notamment au trafic commercial entre Brazzaville et Kinshasa.

 

  • Rôle économique de l'industrie de la pêche

La pêche joue un rôle important dans l'économie Congolaise, y compris dans l'emploi, notamment en raison de sa contribution à l'autosuffisance alimentaire. En effet, le poisson fournit 41% des disponibilités de protéines animales du pays (2).

Les exportations de crevette permettent de faire rentrer les devises au pays. Celles ci contribuent à réguler la balance de paiement du pays.

 

  • Des demandes croissantes

La production du poisson ne suivant pas le rythme de croissance de la population, la consommation moyenne de poisson est en baisse, elle est, en l'an 2005, de 24,59 kg/an/habitant.

Les besoins en poisson vers les années 2010 resteront forts sous l'effet de la croissance soutenue de la population. 

 

  • Une aide nécessaire

L’ampleur des dégâts des guerres et les réformes structurelles qui s’imposaient ont conduit à l’élaboration d’un programme intérimaire post conflit (PIPC 2000-2002); ce programme était soutenu par un accord d’appui signé avec les partenaires suivants (2):

> le FMI pour une facilité d’aide d’urgence aux pays sortant d’un conflit pour un montant de 20,57 millions de DTS

> la banque mondiale avec la stratégie d’appui transitoire (SAT), pour un premier montant de 41,5 millions de dollars US.

Depuis quelques années, le programme des moyens d’existence durable en pêche (PMEDP) financé par la FAO, la Grande Bretagne et l’Irlande a mis en place un projet pilote dénommé: «Aménagement participatif des pêches en zone côtière». Ce projet, clôturé en fin 2006, vise à la réduction de la pauvreté dans les communautés de pêche côtières.

Le projet pisciculture paysanne mis en place depuis 1991, financé par l'USAID et le Gouvernement du Congo, en relation avec le corps de la paix, demeure en stand-by depuis la fin de la guerre.

 

  • Administration et Institutions: le flou

La Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture, organe technique du Ministère chargé de la Pêche et de l’Aquaculture, comprend actuellement six directions centrales à Brazzaville (Pêche Maritime, Pêche Continentale, Hydrobiologie et Aménagement, Aquaculture, Contrôle de la qualité et de la valorisation des produits de la pêche et enfin Affaires Administratives et Financières).

Les directions départementales, ayant un caractère décentralisé, sont responsables pour: le suivi statistique, la vulgarisation, la surveillance des lieux et opérations de pêche et le contrôle sanitaire des produits de pêche.

 

Cadres Juridiques généraux

Jusqu’à ce jour, la pêche continentale et l’aquaculture congolaises ne sont régies par aucune loi. Seul l’arrêté du 28 février 1945 demeure en vigueur et fixe les dimensions minima des mailles des filets sur l’étendue du territoire national. Un projet de loi sur la pêche et l’aquaculture continentales adopté depuis 2003 est en instance de promulgation.

 

Méthodes de gestion des principales pêches

Le Congo a adopté le code de conduite pour une pêche responsable (CCPR), code adopté par les Nations unies depuis 1995. Il s'agit d'un code facultatif qui énonce les principes généraux de gestion des ressources halieutiques et pose les obligations de chaque intervenant mais également ses devoirs 

La situation piscicole en RDC

L'importance des activités piscicoles en RDC est similaire à celle observée en RC. De la même manière, la pêche en RDC est déterminante pour les ressources alimentaire de la population, qui connait des problèmes d'insuffisance de plus en plus prononcés, ainsi que l'économie et l'emploi.

Les activités de la pêche artisanale sont en baisse. Le nombre d’embarcations est passé d’une pirogue en moyenne pour deux pêcheurs avant la guerre, à une pirogue pour six pêcheurs aujourd’hui. Avec une disponibilité en matériel de pêche qui a chuté de 25 à 60 %, la baisse moyenne de la production est estimée à 45 %. Avec un potentiel estimé à 707.000 tonnes de poissons par an, la production annuelle actuelle en RDC atteint à peine 200.000 tonnes.

Des ressources menacées

De récentes mesures portant sur la pêche sur le fleuve Congo témoignent des contraintes que subit le milieu et les réserves piscicoles. En effet, du 1er novembre 2008 au 28 février 2009, toute activité de pêche a été interdite dans les lacs, les rivières et autres cours d’eau du bassin du fleuve Congo dans la province du Katanga (République Démocratique du Congo). Cette mesure a été prise dans le seul but de protéger les espèces de poissons fortement exploitées et ainsi menacées de disparition, afin de reconstituer les stocks d'espèces, ce qui devra également profiter aux riverains dans un avenir plus ou moins proche.

 

 

Les ressources en eau

Le fleuve Congo est un important réservoir d'eau pour des besoins multiples: c'est une souce d'eau potable qui est également exploitée pour les besoins d'eau en agriculture irrigée. L'utilisation de l'eau par les populations a été détaillée auparavant, dans les informations données sur la RDC et la RC.