Un pont entre Brazzaville et Kinshasa

La construction d'un pont n'est pas une solution à l'ensablement proprement dit. Cependant, ce serait une solution au problème de navigabilité crée par l'ensablement. Il s'agirait donc d'une méthode de lutte contre une des principales conséquences de l'ensablement. Plusieurs études ont déjà été menées, mais aucune n'a abouti, souvent par manque de ressources financières.

Le pont Brazzaville–Kinshasa est un projet de construction de pont route-rail sur le fleuve Congo, reliant le Congo-Brazzaville au Congo-Kinshasa (RDC). Près de 4 km séparent les deux villes. Un tel pont permettrait de relier Kinshasa au port en eau profonde de Pointe-Noire en une seule ligne ferroviaire. (Tracé en rouge)

Le projet d'un tel pont fut conçu en 1991 par la Cellule d’infrastructures de transport, qui coordonne les projets routiers en Afrique centrale en coopération avec l’Union européenne; mais bien que les études pour le projet soient financées, celui-ci a été abandonné suite au manque de paiement et aux différents problèmes internes que les deux pays connaissent.

En 2003, l'idée a été reprise et un nouveau site a été proposé, en aval des capitales, où le fleuve s'étend sur 500 m, ce qui aurait l’avantage de faciliter l’ancrage des piliers (zone rocheuse). Entre 40 millions et 80 millions d’euros, autant en dollars, soit 26 milliards et 52 milliards de Fcfa, tel est le coût de l’ouvrage, estiment les experts. (Tracé en vert)

En août 2005, le gouvernement de transition du Congo-Kinshasa était réticent au projet conçu dans le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), au coût évalué à 100 millions de dollars US, car celui-ci pourrait anéantir les ports de Matadi et de Boma.

> Localisations du pont

Cependant, suite à la construction d'un tel pont, la RDC risquerait de perdre son ouverture sur le monde extérieur en faveur du port de Pointe-Noire de son voisin. La RDC accepterait la construction du pont sous certaines conditions comme la construction d'un port en eau profonde à Banana sur la côte de la RDC.

Le projet du pont route/rail assurera la continuation du Corridor de la route transafricaine Tripoli- Windhoek dont la branche en Afrique centrale est constituée par la liaison Cameroun –Tchad- Congo- RDC - Angola complétée par une bretelle desservant Bangui. Il figure parmi les 14 projets prioritaires du Plan d’Action à Court Terme de NEPAD en Afrique centrale et parmi les projets prioritaires du premier programme du Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale(PDCT-AC) à réaliser à court terme. L’ouvrage renforcera l’intégration économique entre le Congo et la RDC et permettra la diversification des voies d’accès à la mer.

Il a été prévu d’associer à ce projet le prolongement du chemin de fer jusqu’à llebo, sur une distance de 800 kilomètres. Le projet devait également inclure l’aménagement de la zone tête, notamment la zone administrative, la zone d’entrepôts, la zone commerciale et les équipements.

Le profil en travers doit inclure: une voie routière, deux voies dans chaque sens de circulation, une voie pour cyclistes, une voie pour piétons, une voie ferroviaire (une voie dans chaque sens). Dans le profil en long au moins une travée permettra la navigation fluviale (tirant d’air tenant compte de la hauteur des mâts des bateaux).