La disponibilité des données

Les données disponible pour mener à bien le projet proviennent essentiellement de trois sources différentes : l'Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse (IMFT), l'université de Marien Ngouabi avec comme contact sur place Mr Dinga, et enfin Internet. Les résultats du binôme « analyse statistique » travaillant sur le traitement statistique des hauteurs d'eau et débits du fleuve ont également été exploité.

L'objectif principal de cette récolte de données est d'aboutir à l'élaboration d'une part d'une topographie du fleuve, avec ses berges et îles, et d'autre part d'avoir une bathymétrie correcte, du moins aux endroits posant de gros problèmes sur le fleuve. Le deuxième objectif est d'obtenir des informations concernant les caractéristiques hydrodynamiques et morphologiques du fleuve. Ces données ont permis de préciser les conditions initiales et les conditions aux limites à rentrer sous le logiciel de modélisation de l'écoulement TELEMAC 2D, et également de définir les caractéristiques du transport solide dans le fleuve pour simuler les mouvements du fond sableux.

Un premier bilan des données a cependant été nécessaire pour trier ce qui est utile et ce qui ne l'est pas.

Les cartes issues d'Internet

L'objectif étant d'acquérir la topographie et la bathymétrie du fleuve, les recherches ont porté sur les Modèles Numériques de Terrain (MNT) disponibles. Le site de l'US Geological Survey (USGS) propose gratuitement de nombreuses données issues de la télédétection. En l'occurrence deux cartes proposées par l'USGS ont réellement servi pour le projet.

  • Le MNT du pool Maleboo

Un MNT est une représentation de la topographie du terrain sous une forme adaptée à son utilisation sous ordinateur. Le terrain est discrétisé selon un type de maillage bien défini. Cette forme matricielle est appelé raster.
Le MNT choisi ici possède un maillage carré régulier. Il provient de la mission SRTM (Shuttle Radar Topography Mission) et possède une résolution de 3 secondes d'arc, ce qui correspond à une taille de cellule de l'ordre de 93 mètres.

Ce MNT date de Février 2002, période où la décrue commence sur le fleuve Congo. Il permet d'avoir la topographie des îles et des berges de la zone étudiée. Malheureusement aucune bathymétrie
n'est disponible. Seule la côte (prise à partir du niveau de la mer) de la surface de l'eau au moment de la prise de vue est disponible : elle s'étale de 264 à 266 d'aval en amont de la zone concernée par notre étude.

  • Le contour des berges
Carte des bergesCarte des berges

Cette carte provient également du site de l'USGS et présente les contours des fleuves et des berges. Il s'agit d'un SRTM Water Body Data. Il ne s'agit plus ici d'un fichier raster, mais d'un fichier au données vectorielles c'est-à-dire des informations géométriques des objets décrits, des lignes dans le cas présent. Là encore ce fichier date de février 2002. En superposant le MNT précédent et ce fichier, les côtes des berges peuvent être établies.

Les données envoyées du Congo

Plusieurs cartes sous format jpeg ont été récupéré par l'intermédiaire de Mr Dinga. Elles concernent trois zones : le canal M'Bamou, la gare à passager de Brazzaville et la passe de Kingabawa. Ces trois zones sont indiquées sur cette carte.

Chaque image jpeg représente des mesures de profondeurs réalisées sur place au moyen d'une embarcation prévue à cet effet. La bathymétrie du canal M'Bamou date du 30 Mai 2008 et celle de Kingabawa du 12 Juin 2008. Pour la gare à passager de Brazzaville plusieurs sondages ont été réalisées. Parmi les cartes disponibles, deux très récentes datant de Février 2009 ont été retenu pour plusieurs raisons : elles couvrent une large bande le long du quai à passager de Brazzaville et elles présentent l'état du fond sableux avant et après dragage. En rentrant les données après dragage dans la simulation, on comparera l'état du fonds sableux après plusieurs mois de simulation et l'état avant dragage que nous possédons. Cette comparaison permettra de connaître la pertinence du modèle utilisé.

Ces deux cartes avant/après dragage sont en outre particulièrement importantes puisqu'elles concernent l'accès au port public et à la gare à passager, ainsi qu'au SCEVN. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le SCEVN privilégie en priorité le dragage de cette zone, faute de moyens pour réaliser un dragage sur d'autres zones.
Ces cartes possèdent des repères de géoréférencement ce qui permettra d'une part de correctement les situer sous SIG par rapport à la zone étudiée et d'autre part d'en extraire les coordonnées X Y Z pour l'élaboration de la bathymétrie. En revanche les valeurs de profondeurs sont assez illisibles ce qui a posé problème lors de la lecture des données.

Les liens vers les différentes images :

D'autres données sont disponibles sous forme d'un fichier excel. Malheureusement seules deux valeurs de cote avant et après dragage sont disponibles sur chaque zone présentée : port public, gare à passager, beach de brazzaville. Ces données n'ont pas été exploité.

Données divers

L'analyse statistique du binôme 1 a permis de restituer l'évolution du débit journalier et mensuel du fleuve. Ces valeurs de débits vont permettre d'inclure des conditions aux limites variables dans le temps en entrée des simulations. Quelques valeurs de hauteur d'eaux ont servi à la réalisation de l'estimation très grossière de la bathymétrie de l'ensemble du fleuve.

Certains documents fournis par l'intermédiaire de l'IRD-Montpellier ont également servi pour trouver des informations générales sur le fleuve Congo. Remercions particulièrement Mr Belaud, chercheur à la maison des sciences de l'eau, pour l'envoie de ces documents.