III - Méthodologie de la collecte sélective des déchets et implication de la population

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Sommaire

1. Quels déchets collecter?
1.1 Prise en compte des différents déchets

1.2 Évaluer les flux de biodéchets

2. La collecte sélective des biodéchets
2.1 L'organisation de la collecte
2.2 Les coûts et le suivi de la collecte
3. Communiquer pour mieux impliquer

3.1 Les supports de communication

3.2 Les actions de communications menées



 

1. Quels déchets collecter?

Les déchets verts peuvent être compostés seuls, sans qu'on y ajoute d'autres matières organiques. En effet, le mélange que forment les déchets verts est "autocompostable" et permet de réaliser un compost de qualité constante tout au long de l'année. Il y a toutefois une condition à cela : la forte production de tontes de gazon au printemps (déchets fortement azotés) doit bien être gérée, par exemple en mélangeant avec des élagages stockés spécialement depuis l'hiver.

"Cependant, il est intéressant d'examiner l'intérêt et les limites du compostage associé à d'autres déchets organiques d'origine agricole, industrielle ou urbaine. ces derniers, constitués notamment de boues de STEP et de déchets de cuisine, méritent une attention particulière".
(Source : ADEME, la gestion des déchets verts, 2002)

 

1.1 Prise en compte des différents déchets

Il est souhaitable de traiter les différents déchets organiques sur des lignes séparées d'une même plate-forme. L'idée est de conduire sur chaque ligne un compostage adapté à un ou plusieurs déchets et sous-produits (ligneux en particulier) complémentaires; ceci avec un ratio de mélange fixé (si possible) et offrant une bonne adéquation avec les contraintes du processus de compostage. Cependant une telle plate-forme et plus délicate à conduire qu'une classique (déchets verts seuls). Dans le cas d'une telle installation il est nécessaire de bien connaître et maîtriser le processus biologique!

Mais l'intérêt de conduire sur une même plate-forme le compostage séparé des différents déchets est d'autoriser des synergies dans l'utilisation des infrastructures, des équipements et des personnels.

Quand bien même ils sont traités séparément, les déchets verts peuvent contribuer au compostage de déchets organiques azotés car ils fournissent des refus de criblage de composition stable fortement carbonés et structurants ce qui permet d'avoir des mélanges équilibrés. De plus, ces produits étant longs à composter, ils peuvent être recyclés plusieurs fois et permettre par là même le traitement de grandes quantités de déchets fortement biodégradables (comme des boues de STEP ou les déchets de cuisine).

Par ailleurs, le mélange direct des différents déchets peut apparaître tentant mais il faut l'étudier soigneusement afin d'éviter les embûches (notamment des problèmes d'odeurs). En France on trouve plusieurs réalisations intéressantes de ce type, où les déchets verts sont mélangés avec des boues de STEP, des déchets de cuisine ou des lisiers de porcs (ex : St-Céré 36, Niort 79, Feillens 01...). Les règles de bases à respecter pour réussir ce type de compostage sont :
- un rapport C/N adapté au départ
- une bonne aération du substrat en cours de traitement
- une humidité adaptée
cf. partie Dimensionnement

  • Certes les déchets verts ont un bon équilibre global en terme de rapport C/N, de porosité et d'humidité mais ce n'est pas le cas des autres déchets organiques (évoqués plus haut) susceptibles d'y être associés. Par exemple, les déchets de cuisine et boues de STEP ont des C/N faibles (cf. glossaire), ne comportent pas l'éléments structurants et sont généralement très humides. On peut cependant envisager de les introduire dans les déchets verts destinés au compostage mais il faudra être vigilant car en forte proportion cela peut abaisser sensiblement le rapport C/N et gêner le bon fonctionnement du processus biologique.
     
  • Du fait de la variation de composition des déchets verts au cours de l'année, il est difficile de prévoir la composition du mélange sauf à la mesurer régulièrement. In fine, on ne peut se fier définitivement à un ratio initial. Autrement dit, un ratio de mélange utilisé en hiver sans trop de problèmes avec des déchets verts plutôt ligneux peut se révéler désastreux avec les déchets verts de printemps. Il faut donc régulièrement adapter le ratio de mélange pour respecter les règles de bases.
     
  • Les autres déchets organiques, type boues de STEP ou déchets de cuisine, sont très biodégradables et compostent plus rapidement que les déchets verts. Ceci peut entraîner des odeurs et rend plus difficile la détermination de la durée optimale de compostage.
     
  • Prendre en compte les boues de STEP implique de plus des procédés techniques à mettre en oeuvre plus coûteux et contraignants (cf. dimensionnement). Ce n'est pas forcément le cas avec les déchets de cuisine qui, malgré leur rapport C/N très faible, sont généralement produits en quantité bien inférieure aux déchets verts totaux recueillis en déchèterie. Du coup, il est généralement possible d'obtenir un bon compost en intégrant une petite partie de déchets très fermentescibles d'origine ménagère dans un grand tas de déchets verts.
     
  • Dans le cas de compost multidéchets (on parle alors de "co-compostage") il faut faire attention au statut commercial et réglementaire qui est parfois différent...
     
  • Enfin, et ce n'est pas à négliger quand nous devons décider de quels types de déchets nous allons composter, il faut savoir qu'en général l'image positive des composts de déchets verts peut être altérée par le mélange avec un autre substrat organique (boues de STEP et lisiers en particulier).
     

En résumé : les déchets compostables par des techniques de proximité sont regroupés dans le tableau suivant.
 
source : ADEME, http://www.ademe.fr/PACA/Pdf/18-CompostProx-guide-Geres.pdf

 

1.2 Évaluer les flux de biodéchets:

Afin de dimensionner au mieux un projet de compostage, une collectivité doit connaître les quantités de biodéchets qu'elle aura à traiter sur son territoire dans les 10 premières années.

DÉCHETS MÉNAGERS PUTRESCIBLES DE L'ÉCOQUARTIER

Si on se réfère aux données les plus récentes de l'ADEME, on trouve les informations suivantes relatives à la composition des ordures ménagères en France selon le type d'habitat (répartition en % du poids humide) :
--> Secteur urbain : déchets putrescibles = 26.8%
--> Secteur semi-urbain : déchets putrescibles = 31.5%
--> Secteur rural : déchets putrescibles = 32.2%

De plus, on sait qu'à terme l'écoquartier représentera 262 équivalents-habitant (ménages + résidents maison de retraite + les employés actifs la journée dans l'établissement). On peut donc facilement estimer à 33 tonnes (262*390*0.322) la quantité annuelle de déchets putrescibles produite par le seul écoquartier. Dans l'idéal, et c'est ce que nous allons essayer de réaliser sur ce projet (en particulier dans cette partie "collecte"), nous considérerons que 100% de ces déchets aboutissent directement (par le tri et l'acheminement réalisés par la population) à notre plate-forme de compostage située tout près.

Quelques informations sur ces chiffres : un français produit en moyenne 390 kg d'ordures ménagères et le chiffre monte à 590 si on considère les 200 kg que chaque français dépose en moyenne en déchèterie.
Source : ADEME - La collecte des déchets par le service public en France - Résultats 2007
Mais pour ce qui est des déchets verts amenés en déchèterie, nous reviendrons dessus dans la suite.

BOUES DE STEP (celle déjà existante à Champeix)

D'après les données que la mairie a pu nous fournir la production de boues de la STEP de Champeix serait située entre 250 et 300 tonnes annuelles.

Cependant en raison de coûts de process trop importants (procédés techniques plus contraignants et énergivores) et incompatibles avec le cadre de ce projet, l'idée de l'utilisation de ces dernières en co-compostage a été abandonnée. pour mieux comprendre les raisons de ce choix veuillez vous référer à la partie dimensionnement.

DÉCHETS VERTS DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES (jusque-là amenés en déchèterie)

Comme nous l'évoquions plus tôt, la valeur moyenne de la production de déchets verts est de 200 kg environ par Français et par an. Cependant ces valeurs sont à utiliser avec prudence car elles correspondent à des moyennes nationales et la production de déchets verts connaît de fortes variations d'une région à l'autre.

C'est dans cette optique que nous avons recouru à l'aide du SICTOM des Couzes, qui gère les déchèteries, qui nous a fourni la valeur suivante : 1000 tonnes environ de déchets verts recueillis par année sur les quatre déchèteries de la communauté de communes. Si l'on considère uniquement la déchèterie de Champeix, car elle n'est pas située loin du site de l'écoquartier et transférer le lieu d'apport des déchets n'impliquerait alors pas de surcoût pour les particuliers, on peut évaluer à 250 tonnes la quantité de déchets verts arrivant en matière première à notre plate-forme de compostage.

Quelle que soit l'origine des flux (particuliers ou professionnels), on admet en général que la fraction ligneuse représente entre 40 et 50 % de la masse, et 70 à 80 % du volume avant broyage.

En moyenne on retrouve les ratios (en poids) suivant pour les déchets verts :
- Tontes : 26.5 %
- Feuilles : 26 %
- Élagage et abattage : 23.5 %
- Tailles : 20 %
- Déchets floraux : 4%
source : CEMAGREF

La composition et les fluctuations saisonnières des déchets verts influencent largement l'ensemble de la filière compostage, depuis la collecte jusqu'à la plate-forme, où l'arrivée massive des tontes de gazons au printemps peut perturber notablement le processus biologique. L'exploitant de l'unité doit prévoir ces variations afin de maîtriser les risques de nuisances et fabriquer un compost de qualité régulière (cf. dispositions à prendre pour le stockage sur la plate-forme --> partie dimensionnement)

 

 

2. La collecte des biodéchets?

En général, pour inciter les usagers à ne pas mélanger biodéchets (putrescibles et verts) et ordures ménagères, les collectivités disposent de trois solutions :
¤ l'apport volontaire en déchèterie ou dans notre cas à la plate-forme de compostage
¤ la collecte spécifique au porte-à-porte gérée par la mairie ou le SICTOM
¤ le dépôt dans des bennes non gardiennées

Toutefois il faut faire attention car :
{} un certain nombre de particuliers éliminent ou compostent ce type de déchets par leur propre moyen (potagers, jardins d'agrément...etc.)  surtout en milieu rural.
{} la présence d'impuretés dans les biodéchets altère la qualité du compost, le taux d'indésirables est directement lié au contrôle des apports.

"D'après l'enquête nationale sur la gestion des déchets verts (1997), les bennes non gardiennées déposées sur la voie publique contiennent jusqu'à 25 % d'impuretés, ce qui handicape le traitement par compostage".
(Source : ADEME, la gestion des déchets verts, 2002)
Ce mode de collecte est donc fortement déconseillé et ne sera pas présenté ici. De même, pour les déchets verts de la communauté de communes on déplace simplement le lieu de dépôt pour les particuliers (avant il s'agissait de la déchèterie). De ce fait on ne s'occupe pas de la collecte de cette source.
Nous nous concentrerons donc, dans cette partie,  sur la détermination de la meilleure voie de collecte pour les déchets putrescibles et déchets verts des foyers de l'écoquartier.

 

2.1 L'organisation de la collecte

En général, le choix des déchets à collecter par l'intermédiaire du bac à biodéchets est fonction de deux réflexions qu'il convient de concilier :
--> d'une part, la volonté de réduire le plus possible la quantité d'ordures ménagères et;
--> d'autre part, la nécessité d'obtenir un compost de très bonne qualité qui demande de mettre l'accent plutôt sur la qualité que sur la quantité.

De ce fait il nous faut déterminer la meilleure manière pour concilier ces deux logiques!

Les consignes de tri :
Elles varient fortement selon les collectivités mais dans notre cas nous pourrions envisager d'inclure les déchets de cuisine ainsi que les déchets de jardin des différents logements de l'écoquartier. Nous ne prendrions pas les papiers et cartons qui peuvent s'avérer ennuyeux du fait de leur rapport C/N élevé (cf. glossaire). Quand à la manière dont la communication autour de la collecte s'effectue nous reviendrons dessus plus bas.

Un autre aspect important de la collecte est le souci de limiter les moyens logistiques pour cette dernière. De ce fait, en prenant note qu'il existe déjà une collecte sélective des verres et papiers et cartons sur la commune et en considérant que tous les logements concernés se trouveront à moins de 5min à pied de la plate-forme de compostage, nous envisageons alors une collecte gérée par les particuliers et l'apport des déchets récoltés par ces derniers directement sur le site, ce qui évite d'avoir à mettre en place une collecte (et les coûts supplémentaires liés) par camions.

Principe d'adhésion à la collecte :
En général, il se dégage 2 possibilités principales pour la collecte des biodéchets.
- soit, tous les habitants d'un secteur sont invités à participer et reçoivent systématiquement un contenant de collecte;
- soit, seuls les habitants ayant signalé le souhait de participer le reçoivent.

Dans notre cas, nous travaillons sur la collecte au niveau d'un écoquartier où on peut supposer qu'il existera à la fois une conscience écologique importante des habitants et des règles de vie (imposées par la mairie) cohérentes avec ces principes, on peut donc supposer que la première méthode sera employée.
"L'adhésion à la collecte se base généralement sur une distribution systématique des bacs à tous les habitants du secteur concerné". (ADEME, La Collecte sélective et le traitement biologique des biodéchets des ménages, 2001)

Les contenants de collecte :
Le type de bac le plus largement utilisé dans les opérations déjà existantes sont les bacs roulants avec aération et grilles de récupération des jus, de 120 litres qui sont alors situés à proximité immédiate des logements et transportés jusqu'à la plate-forme de compostage par enlèvement par un prestataire. Ces bacs sont achetés par le commune et mis à disposition des habitants de l'écoquartier.

Toutefois, afin de permettre aux habitants un meilleur confort de tri et comme ces bacs seraient difficiles à manoeuvrer manuellement jusqu'aux composteurs, la collectivité distribuera plutôt des "bio-seaux" pour la cuisine. Ces seaux, de 6 à 10 litres, permettront une systématisation du geste de tri des déchets de cuisine et il pourra ensuite être transporté facilement par l'habitant et vidé dans le composteur situé à proximité. Les déchets de jardins (seulement tonte et feuilles mortes, pas les branches) quand à eux seront directement mis dans des sacs biodégradables de 80 litres, pouvant ensuite être mis tels quels dans le composteur.

REMARQUE : Les seaux de pré-collecte sont un élément important de motivation et de confort pour faciliter aux habitants le tri des déchets alimentaires. En leur absence, la part de déchets alimentaires collectée est moins importante. De plus, pour faciliter encore plus le geste de tri (en évitant aux habitants le lavage du seau), des petits sacs biodégradables peuvent être distribués, mais leur coût est plus élevé...

On a maintenant dégagé les grandes lignes de la logistique de la collecte des biodéchets sur l'écoquartier mais il convient avant de continuer d'évoquer deux points importants au bon fonctionnement de cette collecte :
- les coûts
- le suivi

 

 

2.2 Les coûts et le suivi de la collecte

COÛTS
Nous souhaitons mettre en place une collecte des biodéchets sur l'écoquartier mais à combien cette opération va revenir pour la commune.

Dans un souci de limitation de ce coût, nous nous sommes déjà fixés sur une collecte et un apport sur le site de valorisation par les habitants, ce qui évite à la commune de mettre des frais dans des camions...

Il ne reste plus comme frais que l'achat des contenants de collecte. La commune devra acheter des seaux de pré-collecte (6 à 10 litres, toujours un par logement) et mettre à la disposition des sacs biodégradables de 80 litres lors de la période des tontes (printemps) et de la chute des feuilles (automne), ce qui revient en gros à 2 sacs par logement et par an.

Ordre de grandeur pour les prix :
- sacs biodégradables 80 litres : 6 - 10 euros (mais cela va dépendre beaucoup de la négociation de la collectivité avec le fournisseur).
- seau de pré-collecte : 3 - 7 euros (même remarque) ; ex : 5 euros le seau de 10 litres quand commandés 50 à BCS direct (cf. bibliographie)

TOTAL :  600 - 1080 euros (en se basant sur 40 logements), ce qui est marginal par rapport au reste des coûts de la mise en place du compostage des biodéchets (cf. exploitation & coûts).

SUIVI
Le suivi de la collecte permet d'évaluer son fonctionnement et son efficacité sous plusieurs aspects :
¤ les quantités collectées, l'effet de réduction des ordures résiduelles,
¤ les coûts de collecte,
¤ la qualité du tri et la composition des biodéchets,

Cette évaluation va permettre de prendre les mesures adéquates pour améliorer les performances quantitatives et qualitatives et pour optimiser l'organisation de la collecte.
Elle pourra être effectuée par le régulateur de la plate-forme de compostage (sans doute un employé municipal) qui veillera au contrôle de la qualité (taux d'impuretés) et à la pesée des apports par les habitants de l'écoquartier.

 

 

3. Communiquer pour mieux impliquer

Ces réflexions sur le besoin de qualité des déchets collectés (suivi des taux d'impuretés) soulève le problème de l'implication de la population. En effet, les habitants étant les acteurs principaux du bon fonctionnement de cette collecte il faut veiller à ce qu'ils soient bien informés et que la communication renforcée sur le sujet soit pour eux un élément moteur, déclencheur du geste de tri!

La communication doit permettre d'obtenir une qualité et une quantité de biodéchets satisfaisantes. Bien sûr les investissements humains et matériels sont variables car il existe une multitude de supports de communication sur cette thématique et cela va dépendre des moyens de la commune alloués à la communication sur le tri sélectif ainsi que de la conscience environnementale déjà présente chez la population.

"Le message principal de la communication sur les biodéchets est informatif : c'est surtout le rappel des consignes de tri". (ADEME, La Collecte sélective et le traitement biologique des biodéchets des ménages, 2001)

Il sera primordial de désigner au moins un "ambassadeur du tri" (ou "animateur de collecte sélective"), s'il n'en existe pas déjà un sur la commune, dont la mission sera de s'occuper de la communication sur les collectes sélectives et en particulier pour nous sur celle des biodéchets.

 

3.1 Les supports de communication

L'ADEME a réalisé une boîte à outils des supports de communication pour la collecte des biodéchets des ménages, consultable auprès de chaque Délégation Régionale de l'ADEME. Nous allons toutefois en présenter les principaux.

  • LES MASCOTTES
    L'utilisation de mascotte rend possible l'identification du projet de la collectivité ainsi que la collecte sélective. On concentre alors toute la communication par l'intermédiaire de cette mascotte, ce qui rend l'information plus vivante, et sera très efficace pour la sensibilisation des plus jeunes.
    exemples : "Mouette trieuse" - District Sud Bassin, une chouette pour Pompey "le tri c'est chouette", l'Hippopotame à Gueugnon, canard "Colvert" à Niort...etc.

     

Ci-dessous : le LOMBRIC ("Les Ordures Ménagères Bien Recyclées, Incinérées ou Compostées) du SMITOM du Nord Seine-et-Marne.

Un autre exemple : Wipiix, mascotte du tri sélectif de la Communauté d'Agglomération Creilloise.

  • LE GUIDE DU TRI
    Il contient aussi bien des informations sur les biodéchets que sur les recyclables secs et les déchèteries. Il se présente généralement sous la forme d'une plaquette où sont transmises les informations destinées aux habitants. Il y a aussi possibilité d'éditer en plus une "fiche-mémoire" rappelant l'essentiel des consignes de tri et pouvant être collée sur le réfrigérateur par exemple...
    un exemple : guide de tri du SICTOM de la région de Rambouillet
     
  • LES AUTOCOLLANTS
    Ils sont un support de communication très utilisé (plus de la moitié des opérations s'en servent). Ils sont très pratiques car, apposés directement sur les bacs à biodéchets ou sur les seaux de cuisine, ils permettent de rappeler les consignes de tri. Très souvent ils sont réalisés par le fournisseur du contenant.
    ces autocollants posés directement sur des éléments visibles en permanence dans la cuisine ou le jardin sont un moyen efficace et simple pour rappeler les consignes de tri.
     
  • LE JOURNAL D'INFORMATION
    C'est parfois un journal d'information édité par la collectivité et spécifiquement dédié aux collectes sélectives (ex : "La Lettre du tri", "Echotri", ...). Dans d'autres cas la collectivité informe les citoyens via des lettres adressées aux habitants et par la presse locale.
     
  • LES VIDEOS
    Bien que marginal (seulement quelques collectivités en ont réalisé une), ce support est très efficace. Diffusée aux scolaires il permet d'ancrer les bonnes pratiques dans l'esprit des enfants qui pourront alors guider le geste citoyen de leurs parents. NB : A Lille, le Bus "info-Tri" sillonne les marchés et les écoles et diffuse cette vidéo.
     

Il en existe encore beaucoup d'autre (bandes dessinées, plaquette sur l'unité de compostage, ...) mais nous ne pouvons pas être exhaustif ici...

 

 

3.2 Les actions de communication menées

  • Les réunions publiques, largement pratiquées par les collectivités, elles interviennent au lancement de la collecte sélective des biodéchets.
  • Les actions de communication spécifiques, notamment auprès des scolaires, qui permettent de sensibiliser les plus jeunes aux bonnes pratiques de l'écocitoyenneté.
  • Visites ou journées portes ouvertes du centre de compostage. Bien qu'elles demandent un travail d'organisation important, elles sont un moyen sûr pour motiver les habitants pour ce tri.
  • Mais surtout, la distribution des contenants de collecte. En effet, c'est l'occasion de rencontrer les habitants : ce contact individuel est précieux pour expliquer les consignes de tri, les conseils d'utilisation du bac, ... bien qu'il soit possible de confier cette tâche au fournisseur des bacs, il est préférable de la faire assurer par l'ambassadeur du tri et son équipe qui iront distribuer les contenants et fourniront ces explications personnalisées.

Des voies d'améliorations???? OUI !

De manière générale, la communication autour du produit "compost" n'est pas très développée. ce serait pourtant quelque-chose d'intéressant à faire car cela permettrait de comprendre plus facilement l'intérêt d'une très bonne qualité de collecte. On pourrait dans la même veine envisager une distribution de compost lors des journées portes ouvertes des unités de compostage.

D'autre part, la communication explique peu les raisons de cette collecte et se focalise un peu trop sur le "mode d'emploi". Elle devrait d'avantage avoir pour vocation la motivation pour une implication citoyenne. Elle tend à sous-estimer les capacités d'assimilation des habitants et leur motivation pour le tri.