Contexte socio-économique et environnemental

1. Le contexte social :

Un renouveau démographique lié au phénomène de périurbanisation

La ville de Champeix subit les effets de la périurbanisation qui a gagné la plus grande part du territoire rural français comme dans les deux Parcs naturels régionaux auvergnats (le Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne et le Parc régional Livradois-Forez).

Ce phénomène de périurbanisation correspond au fait d'aller habiter à la campagne autour des centres urbains.




 



Les familles viennent habiter dans des communes comme Champeix qui allient le cadre rural et l' offre foncière. Ces communes sont proches des centres urbains comme Clermont-Ferrand ou Issoire où les actifs travaillent quotidiennement et peuvent accèder aux principaux services.

De plus, depuis la fin des années 1990, le territoire périurbain est celui qui bénéficie du plus fort essor démographique en Auvergne. Ce regain récent de l'attractivité est directement lié à l'extension de zones résidentielles liées au desserrement de l'agglomération clermontoise.





Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l'année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

Source : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/solde-migratoire.htm

Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d'une période. Les mots "excédent" ou "accroissement" sont justifiés par le fait qu'en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l'inverse peut se produire, et le solde naturel est alors négatif.

Source : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/solde-naturel.htm

2. Le contexte environnemental :

a. Le développement durable :

Notre société actuelle fait face à de nombreux défis :

le changement climatique
la consommation d’énergie
la production de déchets
les menaces pour la santé publique
la pauvreté et l’exclusion sociale
la gestion des ressources naturelles
la perte de biodiversité
l’utilisation des sols
Etc

Cela nous amène à devoir repenser notre économie et notre croissance en faveur d'une société plus « sobre ».
Le développement durable s'impose aujourd'hui comme une nécessité.
Il était auparavant essentiellement abordée à travers le volet environnemental.
urd'hui, ses démarches s'appuient pleinement sur le pilier social de part la survenue de crises financières et économiques, d'où la nécessité d'un nouveau mode de développement.


 



Source: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0e/Sch%C3%A9ma_du_d%C3%A9veloppement_durable.svg



Les objectifs du développement durable sont très diversifiés, car il faut concilier une économie dynamique, un niveau élevé d’éducation, la protection de la santé, de cohésion sociale et territoriale, ainsi que de protection de l’environnement, dans un monde plus sûr, respectant la diversité culturelle.

L’union européenne a adopté le développement durable en juin 2001 à Göteborg.

Les actions ci-dessous sont les d'illustrations de la nécessaire transversalité des démarches de développement durable :

- La Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD)
- La Ville durable
- Une croissance plus durable et de nouveaux modes de production et de consommation
- Une nouvelle gouvernance
- Le Pacte de Solidarité Écologique

Nous allons aborder les deux premiers points.

b.  La Stratégie Nationale du Développement Durable (SNDD) :





Le grenelle Environnement fait parti de la Stratégie Nationale du Développement durable.

Dans le cadre du développement durable, le 6 juillet 2007, Jean Louis BORLOO à décidé d’organiser le grenelle de l’environnement qui vise a crée une nouvelle donne française pour l’environnement au travers de l’écologie, le développement et l’aménagement durable.

Cinq collèges ont été réunis (les collectivités territoriales, Etat, ONG environnementales, employeurs et salariés) au sein de groupes thématiques dont les travaux de l'été 2007 ont abouti à plusieurs centaines de propositions.

Après une phase de consultation des publics (19 réunions en région, 16 900 participants, 8 forums Internet porteurs de 11 000 contributions, 2 débats au Parlement, saisine de 31 organes consultatifs), les 4 tables rondes des 24, 25 et 26 octobre 2007 ont permis aux cinq collèges de s'accorder sur 268 engagements précis, endossés par le Président de la République.

En décembre 2007, 34 comités opérationnels, destinés à traduire en actions concrètes les décisions du Grenelle Environnement, ont été lancés.

Depuis, le processus est en marche avec le vote à la quasi-unanimité de la loi Grenelle 1 le 3 août 2009 et le vote en cours du projet de loi Grenelle 2, déjà adopté par le Sénat en octobre 2009.

Au-delà du processus législatif, de nombreux acteurs s'engagent citoyens, entreprises, secteurs professionnel et établissements publics.
Le grenelle Environnement s'articule autour de huit principaux points :

- Biodiversité et ressources naturelles
- Changement climatique
- Environnement et santé
- Production et consommation
- Gouvernance et éducation
- Compétitivité et emploi
- OGM
- Déchets

Le Changement climatique est celui dans lequel intervient ce projet au travers de la lutte contre les changements climatiques et la maîtrise de l’énergie. Les principales mesures décidé par ce groupe de travail sont les suivantes :

- S'orienter vers une société sobre en énergie et en ressources
- Ramener les émissions des transports à leur niveau de 1990 d’ici 2020
- S'orienter vers des villes et plus largement des territoires durables
- Rendre obligatoires les plans climat-énergie territoriaux
- Elargir les compétences des communauté urbaines et des communautés d’agglomération
- Un plan volontariste de développement des transports collectifs
- Un plan volontariste d’éco quartiers
- Introduire dans la loi de nouvelles dispositions
- Introduire des signaux économiques plus clairs pour tous les acteurs
- Décarboner et réduire la production d’énergie

Source: http://www.legrenelle-environnement.fr/IMG/pdf/SyntheseG1.pdf

c.  La ville durable :

Cette action de développer la ville durable implique :

-  D'agir sur l'ensemble des leviers dont disposent les villes sur les plans :

de l'urbanisme
de la construction
des transports
de la gestion des services urbains (eau, assainissement, énergie, déchets...)

- De dépasser les cloisonnements sectoriels de l'action publique pour promouvoir, à l'échelle locale, une approche intégrée du développement urbain permettant de mettre en synergie les différentes politiques et projets pour produire plus d'effets que s'ils étaient mis en œuvre isolément

- D'inscrire la dimension sociale dans les initiatives et les projets mis en œuvre localement pour :

mobiliser les habitants dont l'implication est essentielle dans la mise en œuvre de certaines politiques (transfert modal pour les transports, économies d'énergie, tri sélectif, maîtrise des consommations d'eau...)
utiliser le levier écologique (éco-quartiers par exemple) à des fins de requalification sociale notamment dans les quartiers défavorisés

- De mettre en oeuvre des stratégies de développement économique qui utilisent le changement climatique pour aider les entreprises à se développer sur de nouveaux créneaux ("green tech"), de nouveau marchés, et offrir des opportunités d'emplois à travers la formation à de nouveaux métiers

- Enfin, de concevoir des stratégies d'anticipation du changement climatique afin de comprendre et d'atténuer la vulnérabilité des villes à son égard.

Ces stratégies renvoient :

à la gestion des ressources
à la mobilité urbaine
aux modes d'occupation de l'espace
aux modes de vie et de consommation

Source :http://www.developpement-durable.gouv.fr/


3. Le contexte économique :

Il est clair que les questions de respect de l’environnement et de développement durable sont plus que jamais à l’ordre du jour. Ces valeurs proviennent du constat simple de mise en demeure de l’environnement. Depuis l’ère industrielle, l’homme n’a eu de cesse de dégrader la nature à son profit.  Pour les générations précédentes le respect de l’environnement ne faisait pas partie des préoccupations de l’époque. La nature semblait généreuse et intarissable. Depuis les études scientifiques ont mis en évidence que les hommes avaient un impact sur leur environnement et confirment la tendance actuelle : si aucune mesure n’est prise pour limiter notre impact les conséquences pourraient être désastreuses. <?xml:namespace prefix = o />


Aujourd’hui l’empreinte « verte » est un argument de vente. Ainsi, la majorité des entreprises soutiennent leur croissance à l’aide d’arguments qui prônent le respect de l’environnement. Ceci met en évidence la prise de conscience collective ; la population désire consommer de façon à limiter son impact sur l’environnement. Malheureusement ce marketing cache souvent de faux arguments, et ce soudain respect pour l’environnement masque la volonté de celles-ci de se placer sur le marché porteur de la protection de l’environnement.


De plus les entreprises sont contraintes par la loi à respecter des normes environnementales, au  risque d’être punies par la loi en cas d’infraction. Cela les oblige à gérer au mieux ces questions afin d’être exonérées de taxes et de rester le plus rentables possible.


Ainsi l’optimisation du contexte économique passe par deux grands axes : d’abord la satisfaction des consommateurs et ensuite le respect des normes environnementales par les entreprises.


Dans notre projet d’écoquartier, le contexte économique est florissant. En effet, des bureaux d’études spécialisés dans la conception d’écoquartier se créent sans cesse. Une industrie du bâtiment spécialisée dans la conception de maison à Haute Qualité Environnemental apparait, tout cela étant activé par une forte demande des ménages.