Conclusion

Conclusion


 

Tout au long du projet, nous avons tenté d’évaluer l’impact environnemental que pouvait avoir le traitement des eaux usées sur l’île de Palm Jumeirah. Pour cela, nous avons séparé notre étude en trois parties :
 
-          Récolte des eaux domestiques et la modélisation du réseau d’assainissement
-          L’effet d’un évènement pluvieux particulier sur l’environnement
-          Le dimensionnement d’une station de traitement des eaux usées
 
Nous pouvons ainsi résumer les résultats obtenus au cours de ces parties.
 
1. Récolte des eaux domestiques et la modélisation du réseau d’assainissement
 
Le logiciel CANOE, nous a permis de représenter au mieux le réseau d’assainissement sous vide de Palm Jumeirah. Pour cela, nous avons créé des chambres de collectes et mis en place des pompes sur l’ensemble du réseau (pour chaque bassin versant). Ainsi, nous avons pu simuler le remplissage et la vidange de ces chambres de collecte en observant l’effet sur le réseau global.
Pour chaque chambre de collecte, nous avons déterminé le volume sortant ainsi que le temps de marche de chaque pompe, le nombre de vidanges, le temps moyen de vidange, le volume total vidangé pour chaque bassin versant.
 
Nous avons pu déterminer la quantité d’eaux usées produites en 24h sur l’île :
 

Figure 1 : Production totale d'eaux usées. Source personnelle.

Pour une population de 70 000 habitants cette quantité d’eaux usées est conséquente. Il sera donc nécessaire de la traiter correctement pour qu’elle n’ait pas d’effets notables sur l’environnement.
Ce débit global arrivera donc, par la suite, à l’entrée de la station d’épuration que nous avons dimensionnée par la suite.
Pour ce qui est du réseau, l’installation sous vide de l’entreprise Roedinger apporte une garantie vis-à-vis de l’environnement en empêchant la création de fuite.

2. L’effet d’un évènement pluvieux particulier sur l’environnement
 
Après une étude bibliographie, nous avons remarqué que les précipitations sur Dubaï étaient négligeables. C’est pourquoi, nous n’avons observé aucun réseau de récolte des eaux pluviales. Par contre, la présence d’évènements pluvieux exceptionnels nous a laissés penser que ces pluies pouvaient avoir un impact sur l’environnement.
Pour l’évènement du 15 janvier 2008, où se sont écoulés 52 mm d’eau en 24h, nous avons déterminé les quantités de polluants produits. En effet, l’eau de pluie, qui s’écoule sur les toitures et les chaussées de l’île, se chargent en particules polluantes avant de se jeter dans la mer.
 
Il s’avère que sur l’ensemble de l’île, les quantités de polluants produites le 15 janvier 2008 sont les suivantes :

Figure 2 : Quantité de polluants produits lors du 15 janvier 2008. Source personnelle.

Ces quantités se déverseront directement dans les eaux de l’île. L’effet d’une pluie importante sur l’environnement est donc non négligeable dans le cas de Palm Jumeirah puisque les courants entre les palmes de l’île et le croissant ne sont pas assez important pour pousser les polluants hors de l’île. L’écosystème marin de Palm Jumeirah sera donc touché par cette pollution principalement au plomb, au zinc et aux hydrocarbures.
 
3. Le dimensionnement d’une station de traitement des eaux usées
 
La station d’épuration, traitant les eaux de Palm Jumeirah, utilise le précédé Biosep®, un procédé à la fois innovant, efficace et productif. Nous avons donc dimensionné un bioréacteur à membranes défini par les étapes de traitement biologique par aération et de filtration sur membranes.
 
Ce dimensionnement nous a permis d’obtenir les résultats suivants :

 

Figure 3 : Récapitulatif du dimensionnement de la station d'épuration. Source personnelle.

Nous pouvons donc décrire ce procédé comme propre puisqu’il produit un perméat de haute qualité qui pourra être réutilisé dans l’arrosage des espaces verts et dans les installations de production d’air conditionné. De plus, les boues produites pourront être desséchées avant d’être brûlées. Cependant, ce procédé est fort consommateur en énergie mais cette préoccupation est loin d’inquiéter l’Emirats de Dubaï.

Ce projet nous a permis d’aborder de nombreux domaines et d’utiliser nos compétences techniques telles que l’utilisation de logiciel ou de dimensionnement. Nous avons également pu avoir une démarche scientifique quant aux nombreuses hypothèses effectuées en vue du manque de données. Il nous a fallu gérer, en un temps imparti, un projet long et qui plus est de groupe. Enfin, ce projet, de Palm Jumeirah, nous aura fait découvrir un contexte et des enjeux nouveaux  nous apportant un enrichissement personnel.
 

 

 

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