Modélisation du domaine

 
 Modélisation du domaine
 
 I - Choix de deux échelles d'études :
         
     Notre étude se décompose selon deux échelles. Nous avons en premier lieu souhaité mettre en évidence les zones principales d'érosion et les courants de circulations dans l'île et ses alentours. Cette approche constitue une étude dite à 'grande échelle'. Dans un second temps, nous avons voulu nous intéresser avec plus de précision aux circulations de l'eau qui siègent au sein-même de l'île, en réalisant un zoom sur cette partie. Cela constitue une étude dite 'petite échelle'. Nous verrons alors si le fluide entre dans l'île par les chenaux inter-digues, et nous pourrons mettre en valeur d'éventuels reflux dans la zone sud. D'autre part, nous mettrons plus en évidence la possible érosion dans cette zone.

         La première bathymétrie 'grande échelle' est un domaine couvrant environ de 10x17.5 km2, centré sur Palm Jumeirah. La seconde bathymétrie 'petite échelle' couvre un domaine de 2x3.5 km2 centré sur la partie Est de l'ïle.

 Image satellite, Palm Jumeirah. Source: google Earth.

Image satellite, Palm Jumeirah. Source: google Earth

 II - Méthodologie :

          L'obtention de la bathymétrie réelle s'est avérée délicate : en effet, elle n'est disponible que sur le site de la municipalité de Dubaï, laquelle recense toutes les informations relatives à la construction des îles artificielles. Les entreprises ayant participé à l'élaboration du projet sont quant à elles tenues de conserver toutes leurs données pour des raisons de confidencialité. Enfin, aucune autre entreprise privée ne proposait de bathymétrie suffisamment précise pour l'étude que nous souhaitions mener. La municipalité n'ayant pas accordé de réponse favorable à notre demande, il a donc fallu que nous crééions nous-même la bathymétrie.
  
         La bathymétrie a été créée à l'aide du logiciel DIGITIZER. Il suffit d'y entrer au préalable trois points de référence dont on donne les coordonnées, puis de créer les contours voulus au moyen d'une image de fond. Les images de fond utilisées sont les photos satellites précédentes, assurant une bonne précision. En revanche, la bathymétrie aux alentours l'île n'est pas visible d'après google Earth, qui possède cependant un module permettant de sonder les océans. La seule carte de données sur laquelle nous avons pu nous appuyer est la suivante, il s'agit d'une carte de bathymétrie disponible sur Internet avec l'accord de la municipalité de Dubaï:
 
 
         L'élévation de chaque semis de points est ensuite entrée manuellement. Nous y avons ajouté des lignes d'isobathymétrie sous-marine pour plus de détail et de cohérence. Nous avons néanmoins relevé comme une anomalie de mesure,  à savoir un creux de 14 mètres de profondeur sur tout le pourtour de l'île. Cela accentuerait fortement les phénomènes de turbulence aux abords des digues, succeptibles ainsi d'être fragilisé. Nous avons cependant trouvé une deuxième source venant appuyer l'existence de ce creux sur le tour de l'île, comme le montre la photographie suivante effectuée à l'aide de radars LIDAR:
 

Etude LIDAR sur la bathymétrie, source : http://www.gioc.unican.es   Smit_et_al_CoastGIS07_paper.doc

III - Création des bathymétries sous MATISSE :

           Nous nous sommes donc appuyés sur les cartes précédentes pour constituer nos bathymétries. En sortie du logiciel DIGITIZER, nous obtenons des fichiers .xyz, fichiers textes directement importables sous MATISSE. MATISSE est un logiciel de génération de maillage spécialement développé pour le système TELEMAC.

Après importation des fichiers .xyz sous MATISSE et correction de certains points, nous obtenons les bathymétries finales suivantes, visibles avec le logiciel RUBENS:

 

Bathymétrie grande échelle, résultat obtenu à l'aide de MATISSE

Bathymétrie petite échelle, résultat obtenu à l'aide de MATISSE

 

 

 

Retour à la page : Circulation des eaux et érosion des remblais sableux