Méthode

La méthode utilisée est inspirée de celle du Bilan Carbone®, édictée par l'ADEME (voir Guide méthodologique). Elle s'articule en quatre phases :

Définition du périmètre d'étude

Descriptif des infrastructures prises en compte

Comptabilisation des émissions de GES

Propositions d'amélioration

Définition du périmètre d'étude

Lors d'un inventaire des gaz à effet de serre, différentes approches sont possibles suivant les secteurs que l'on souhaite cibler, et suivant les données dont on dispose. Ce choix peut aller du périmètre le plus réduit : on ne comptabilise que les émissions engendrée directement "chez soi", avec ses installations fixes - on ne considère alors que ce qui sort d'une chaudière que l'on possède, ou ce qui est émis par des procédés - au périmètre le plus large, qui englobe toutes les émissions du site, et qui permet d'estimer les conséquences de toutes les actions décidées par l'entité - on s'intéresse même à l'utilisation du produit fini et à sa fin de vie.

Descriptif des infrastructures prises en compte

Lorsque le périmètre a été défini, on est à même de cibler les zones de l'activité à prendre en compte et les données à récupérer. La méthode détaille tous les secteurs à envisager :

Utilisation de l'énergie sur le site - Cela recouvre l'utilisation directe de combustibles fossiles pour le chauffage, les procédés industriels ou la production d'électricité ou de vapeur.

Procédés industriels - Ce sont les émissions directes de GES par les procédés utilisés.

Matériaux entrants et services tertiaires - Les matériaux entrants englobent tous les matériaux utilisés par l'activité, soit pour les incorporer à sa production, soir pour sa consommation propre. Les services tertiaires (hors transports) consommés sont aussi comptabilisés, leur élaboration impliquant des émissions de GES (les prestations informatiques par exemple).

Emballages des produits - Les émissions liées à la production de tout matériau nécessaire à la création d'emballage et liées à sa fin de vie sont prises en compte.

Fret - Cela englobe tous les transports de marchandise

Transport des personnes - Déplacements de salariés jusqu'au lieu de travail et sur le site, déplacements des visiteurs.

Déchêts directs et eaux usées - Cela vise à estimer les émissions issues du traitement des déchêts produits par l'entité.

Amortissement des immobilisations - La fabrication de biens durables (bâtiments, véhicules...) engendre des émissions de GES.

Utilisation du produit mis sur le marché et fin de vie - Tient compte des émissions liées à l'emploi du produit ainsi qu'à sa fin de vie.

Comptabilisation des émissions de GES

Généralement, il n'est pas possible de mesurer directement les émissions de gaz à effet de serre résultant d'une action donnée. Par exemple nous ne sommes pas capable de mesurer les quantités de gaz à effet de serre émis par un camion sur un site. La méthode Bilan Carbone® met à notre disposition les chiffres qui permettent de convertir des données d'activité observables - comme par exemple le nombre de camions qui roulent et la distance qu'ils parcourent - en émissions de gaz à effet de serre. Ces chiffres sont appelés facteurs d'émissions et sont disponibles notamment dans le Guide des facteurs d'émissions de l'ADEME. Chaque secteur d'activité d'un site industriel voit ses facteurs d'émissions détaillés dans ce document. Un second guide qui nous servira beaucoup dans notre étude décrit l'adaptation de ces coefficients à la Nouvelle-Calédonie, il s'agit du Guide des facteurs d'émissions pour les DOM-TOM, la Corse et la Nouvelle-Calédonie. Les quantités calculées de gaz à effet de serre ne sont cependant simplement que des ordres de grandeur, elles sont estimées en équivalent carbone, qui est la mesure "officielle".

Propositions d'amélioration

Le décompte des émissions de gaz à effet de serre n'a pour but que de déterminer les postes de l'exploitation qui polluent le plus. Des suggestions d'amélioration sont alors faîtes dans le but de réduire ces émissions. Souvent les préconisations proposées représentent des moyens de compenser les quantités de gaz à effet de serre produites, ce qui est le piège à éviter. Le but réel est de réduire cette pollution par la proposition d'autres installations, d'autres manières de faire...