Fiche 2: "Enjeux"

Enjeux globaux du projet d'intégration de la mine dans son contexte environnemental

 

1) L'enjeu environnemental

 

Le projet consiste à examiner l'intégration environnementale d'une mine de nickel, sur le site de Koniambo, en Nouvelle Calédonie. Le projet permet donc de mettre en relief l'impact environnemental qui peut être induit par la mise en place d'une mine de nickel. Cependant, cette étude n'est pas exhaustive, dans le sens où elle ne traite pas toutes les problématiques environnementales, mais se concentre sur des enjeux précis, développés par la suite. Les travaux concernent certains sites de la mine: lieu d'extraction du minerai, site de stockage, usine développant le procédé pirométallurgique, aménagements de récupérations et de traitement des effluents, et environnements impactés par les rejets de ces derniers.

En tant qu'étudiants ingénieurs, les enjeux rattachés à ces sites, sont de mettre en applications nos compétences pluridisciplinaires afin de traiter des problématiques concrètes et actuelles, et d'apporter des réponses, solutions ou améliorations. Notre groupe présente des étudiants dont le parcours est diverse et varié, puisque des étudiants de trois écoles d'ingénieurs de Toulouse collaborent à la réalisation du projet. Cette pluridisciplinarité est un atout pour répondre à des questionnements variés concernant l'acceptabilité environnementale de la mine.

Ainsi, d'un point de vue environnemental, les enjeux tournent autour des éléments suivants:

  • qualité de l'esu terrestre et de l'air,
  • nature des effluents liquides,
  • hydrologie et météorologie,
  • impact sur la faune et la flore marine,
  • qualité du milieu aquatique,
  • qualité des eaux souterraines.

 

2) L'enjeu social

 

Si l'étude ne s'intéresse qu'à l'aspect environnemental, d'autres enjeux gravitent autour de ce projet d'implantation de la mine.

Concernant l'aspect social, la mine est bien accueillie par la population de la partie nord de l'île. En effet, la Nouvelle Calédonie est déséquilibrée économiquement puisque 90% du PIB de provient de la Province Sud, où se situe la capitale: Numéa. De fait, les autorités veulent mettre en place un plan de rééquilibre des deux provinces, afin de combler le gouffre. Dans ce contexte, le projet Koniambo Nickel est une aubaine économique pour la Province Nord. Il représente une capacité d'emploi non négligeable, autant dans la phase chantier que dans sa phase future de production.

Le graphique suivant, tiré du site « Falconbridge », sur l'étude d'impact environnemental et social, présente le nombre d''employés mensuel générés par la mine lors de sa phase de construction.

 

Représentation du nombre d'employés en fonction du mois de construction 

(Source: site internet Falconbridge)

 

La mine, pendant sa construction, a permis de générer de nombreux emplois. En effet, le nombre d'emplois a dépassé les 2000 pour certains mois. Le nombre d'emploi devrait également être important dans la phase d'exploitation. Sans forcer la comparaison, nous pouvons simplement remarquer que la mine de Goro (sur le territoire sud) emploi aux alentours de 1000 personnes. Les retombées ne s'arrêtent pas aux emplois, puisque la mine permet le développement d'industries locales sous-traitantes des exploitants miniers. Le pouvoir d'achat a également augmenté, ce qui a permis le développement des commerces locaux. Sachant que la durée de vie de la mine est estimée à 25 ans, la mine de Koniambo va permettre le développement social du nord de l'île, qui connaît actuellement des taux de chômage importants. Les spécialistes prévoient même une augmentation de 30% du PIB du nord de l'île. La mine permet donc un essor social sur le long terme.

 

L'impact social ne se limite pas à l'emploi, puisque les dirigeants en charge de la mise en place de la mine prévoient de mettre en place des programmes visant à éduquer, à former et à améliorer les connaissances des habitants de la région.

Le projet ne contente pas toutefois tous les acteurs de l'île. En effet, plusieurs « tribus » et « ethnies » vivent sur l'île, et il est craint, comme à Goro, des désaccords sur le lieu d'implantation de la mine, et sur l'impact négatif de la mine sur l'environnement.

 

3) L'enjeu économique

 

D'un point de vue économique, l'île est réputée pour sa forte attractivité touristique. L'installation d'une structure industrielle peut être perçue comme une gène visuelle, sonore ou autres aspects néfastes. Ainsi, le cadre idyllique de l'île pourrait en être ébranlé, et de fait être un frein à la venue des touristes, venus cherchés le calme dans un paysage de rêve.

Cependant, les acteurs du projet voient la mise en place de la mine comme une chance pour le tourisme et commerce local. L'industriel étranger va payer les employés (qui viennent de l'étranger ou de l'île), qui vivront dans la région de Koniambo. De fait, l'argent injecté dans les salaires sera dépensé sur l'île pour diverses activités: les logements, les denrées alimentaires, le tourisme et les loisirs.

 

4) L'enjeu réglementaire

 

Enfin, l'aspect réglemenatire n'est pas des moindres. La mine doit satisfaire le cadre législatif des institutions suivantes, en partant de la plus locale à la plus globalisante:

  • les communes d'implantation de la mine (Voh et Koné),
  • la province Nord,
  • la Nouvelle Calédonie,
  • la France.

 

Les permissions réglementaires sont délivrées sous forme de permis, délivrées par les différentes institutions. Le dossier est long et complexe car il comprend les différents éléments en rapport avec la construction de la mine:

  • les voies d'acces à la mine (terrestre, ferroviaire ou maritime),
  • les sites d'extraction, de stockage et de traitement du minerai,
  • les divers batîments,
  • les installations portuaires,
  • l'anse de Vavouto. 

 

 Enjeux par groupe de travail