Hypothèses et mise en place du projet

Les hypothèses que nous avons faites reposent sur le projet d’étude d'impact environnemental et social de Koniambo (http://archive.xstrata.com). D’après cette étude d’impact, les paramètres importants à prendre en compte pour notre simulation étaient les suivants :<?xml:namespace prefix = o />



  • Une pente toujours comprise entre 15 et 20%

  • Un coefficient de ruissellement de 80 %

La pente que nous avons considérée étant très importante, elle a été source de contraintes pour la construction du modèle tout entier. En effet, la vitesse, et donc le débit, augmentent avec la pente. Or, une conduite ne peut pas contenir des vitesses supérieures à 3m/s, sans subir une très forte érosion qui diminue de beaucoup sa durée de vie.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’infiltration, il s’agit ici d’une hypothèse forte. En effet, nous avons considéré un coefficient de ruissellement de 80 %. Or, ce coefficient n’est certainement pas constant car il est fonction de la nature du sol, des épisodes pluvieux précédents… Cependant, suite à différents essais, sur lesquels nous reviendrons plus tard, nous avons supposé que cette hypothèse était suffisante et nous n’avons pas utilisé de loi d'infiltration comme Horton ou Green-Ampt.


Avant de commencer les simulations, nous avons du prendre en considération de nombreux paramètres et recueillir des informations. Tout d’abord, à l’aide de la climathèque de Météo France (http://climatheque.meteo.fr), nous avons récupéré des données pluviométriques. Nous sommes parvenues à obtenir les données horaires d’un pluviomètre situé à Koniambo, sur une période de six ans (2004 à 2009 inclus).  Ces données proviennent d'un pluviomètre qui n'est pas situé exactement sur le massif de la mine. Cependant, il est situé dans un périmètre de 250 km² autour de la mine, alors qu’en métropole, les pluviomètres sont implantés en moyenne tous les 200 km². Nous avons donc considéré les données recueillies comme représentatives de la zone d’étude.

Au sein de ces données pluviométriques, nous avons ensuite extrait quelques épisodes pluvieux. Nous avons choisi un épisode pluvieux « standard » (environ 130 mm en deux jours) à partir duquel nous avons construit nos modèles sur CANOE et SWMM.

Enfin le dernier paramètre important que nous avons pris en compte est le débit que nous devions fournir à l’exutoire. En effet, le binôme n°4, chargé du traitement des eaux de ruissellement, avait besoin d’un débit constant et peu élevé. Ainsi, nous avons travaillé de façon à obtenir un débit de 1 m3/s à l’exutoire. Le dimensionnement de notre réseau est donc un dimensionnement sous contraintes.