Objectif de l'étude

L'étude qui suit a pour intitulé: impact de la dispersion des effluents générés par l'activité minière rejetés en profondeur dans l'océan Pacifique. Cette étude est liée au projet plus global de l'optimisation environnementale de la mine de Nickel de Koniambo en Nouvelle Calédonie.

En effet, sur le site de Koniambo, un nouveau projet d'exploitation de nickel devrait voir le jour d'ici à 2014. Cette activité comprendrait un site d'extraction du minerai, un site de stockage, et une industrie de procédé pyrométallurgique pour la transformation du minerai. La problématique qui en résulte est de l'ordre environnementale. L'ensemble des eaux de ruissellement du bassin versant des différents sites de la mine ainsi que les eaux de procédés doivent être tout d'abord collectées, puis dans un second temps traitées, afin d'éviter toute pollution du milieu ambiant. Ces eaux vont par la suite être rejetées en profondeur dans l'Océan Pacifique, au niveau de l'anse de Vavouto, au moyen d'un émissaire muni d'un diffuseur.

Notre projet de départ consistait à étudier l'impact de ce rejet sur le milieu marin et la barrière de corail, au niveau de l'anse de Vavouto. Nous envisagions de travailler sur de grandes échelles, en ne prenant pas en compte l'étude de l'injection des effluents. Cependant, et après différentes concertations, nous nous rendons compte qu'avant de réaliser une étude de ce type, il est dans un premier temps judicieux de connaître la position des effluents après injection, en fonction de leur masse volumique et de leur température. Ainsi, nous donnons une nouvelle orientation à notre projet, en basant notre travail sur l'injection des effluents en sortie du diffuseur, et en examinant l'éventuelle stratification résultante, au travers d'une étude locale. Pour se faire, nous allons « tester » différents modèles de diffuseurs théoriques.

Dans un premier temps, nous allons réalisé une brève étude théorique afin de déterminer la hauteur maximale atteinte par des effluents. Celle ci nous permettra ainsi d'adapter le domaine d'étude pour réaliser le maillage. En effet, un domaine trop petit entraîne une perte d'information, alors qu'un domaine trop vaste consomme du temps de calcul inutilement. Par la suite, nous mettrons en place une modélisation 2D qui devrait nous permettre de corroborer les résultats théoriques obtenus. Enfin, nous passerons à la simulation 3D, qui nous permettra une représentation plus réaliste de la dispersion des effluents, et de fait une analyse plus raffinée.

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