Objectifs de l'étude

Les eaux issues du ruissellement sur les zones perturbées du site minier sont rejetées dans les cours d'eau. Le rejet ne peut être possible que si ses caractéristiques répondent aux normes en vigeur.

Le tableau suivant donne les valeurs limites de rejet que se sont fixés les exploitants de la mine de Koniambo. Ces objectifs sont dictés par des normes ou des lignes directrices.

Tableau 1 : Critères de rejet pour les eaux de ruissellement

 

Légende: LD=Ligne Directrice; O=Objectif

Source: Annexe 2.5.1 du Dossier d'étude d'impact. Critère de conception environnementale. Disponible sur: http://archive.xstrata.com/falconbridge/www.falconbridge.com/documents/koniambo_eies/Volume_II/Chapitre02/2_5_1/Annexe_2_5_1.pdf (consulté le 10/03/2010)

Contrairement aux normes (issues de la règlementation française), les lignes directrices proviennent des administrations ou des organismes tels que la banque mondiale ou l'OMS. Elles ne sont généralement pas applicables sur le plan juridique. Les objectifs sont généralement définis lorsque aucune norme ou ligne directrice n'est déjà édictée ou lorsque les porteurs de projet se fixent des contraintes plus fortes que celles en vigueur.

Les cours d'eau de la Province Nord présentent en période d'étiage une concentration moyenne de chrome héxavalent de 0,03 mg/L (Chapitre 4 du Dossier d'étude d'impact, p55). C'est ce que l'on peut appeller le "fond géochimique". Cette valeur est bien inférieure aux concentrations en chrome hexavalent prédites dans les eaux de ruissellement (de l'ordre de O,5 mg/L d'après Golder, 2005). D'autre part, aucun dispositif particulier de traitement du chrome n'est envisagé sur le site minier de Koniambo. Les bassins de contrôle des eaux de ruissellement sont perméables et il se produit une infiltration du chrome dans le sol. Ces deux raisons justifient l'interêt d'envisager un dispositif de traitement du chrome hexavalent.

Notre objectif principal est de dimensionner un dispositif de traitement des eaux de ruissellement collectées sur les zones pertubées du site minier. Nous nous intéresserons en particulier au traitement du chrome hexavalent, et ce dans le but d'effectuer des rejets en rivière conformes aux lignes directrices (0,1 mg/L). Nous envisagerons également le traitement pour effectuer des rejets inférieurs, c'est à dire 0,05 mg/L. Nous estimerons le coût de cette installation afin de mettre en relation l'intérêt écologique et environnemental de l'installation avec le coût économique.