Périmètre 1


Le premier périmètre englobe :

Le procédé pyrométallurgique de l'usine

Les installations de gestion des déchets

Les installations de gestion des eau et auxiliaires

Le chauffage et la climatisation des locaux

 

Usine métallurgique

  • Consommations de combustibles fossiles :

Dans son ensemble, l'usine métallurgique consomme 7 835 500 L de gazole et 330 000 t de charbon en une année. Les facteurs d’émissions de GES liés à la combustion de ces deux combustibles fossiles se trouvent respectivement aux pages 18 et 24 du Guide des Facteurs d’Emissions de l’ADEME. En multipliant alors ces deux postes d’émissions par leur facteur respectif, on obtient des émissions globales de 5,69.106 kg équivalent carbone pour le gazole et 2,22.108 kg équivalent carbone pour le charbon.

  

Résumé Consommation de combustibles fossiles :


  • Émissions :

La quantité des effluents gazeux rejetés par l'usine chaque année est de 7,86 Mt. D'après l'étude d'impact environnemental et social du projet Koniambo, ces effluents sont évacués à une température de 150 °C par le seul point de rejet du procédé métallurgique que constituent les cheminées des filtres à manches de l'unité de broyage/séchage. La composition volumique approximative de ces effluents est précisée dans le détail des infrastructures. Les gaz à effet de serre émis sont les suivants : le dioxyde de carbone CO2, la vapeur d'eau H2O et le protoxyde d'azote NOx. Cependant, comme précisé dans notre introduction et dans la méthode de l'ADEME, nou ne tiendrons pas compte des émissions de vapeur d'eau dans la troposphère.


Calculs pour CO2 :

La fraction volumique de dioxyde de carbone dans les effluents gazeux est de 6 %. Etant donné que nous disposons d'une masse totale d'effluents gazeux, nous allons chercher à calculer la fraction massique de CO2. En prenant comme valeur de référence 1 m3, on a donc un volume de 0,06 m3 de CO2 dans les effluents. A l'aide de la loi des gaz parfaits (ρ = PM/RT), on calcule ainsi la masse volumique du CO2 à 150°C et à la pression atmosphérique de 1 bar et on obtient 1,25 kg/m3. On a alors aisément la masse de CO2 contenue dans 1 m3 d'effluents. En effectuant les mêmes calculs pour les différents gaz entrants dans la composition des effluents gazeux (volume, masse volumique et masse), on obtient une masse totale de gaz contenue dans le mètre cube d'effluents gazeux, ce qui nous permet de connaître la fraction massique de chaque gaz. 

Calculs pour NOx :

Pour le protoxyde d'azote NOx, les émissions sont plus difficiles à obtenir. En effet, les taux d'émissions de NOx à la cheminée ne sont pas précisément prédictibles du fait de la faible quantité de données d'exploitation à disposition. Une modélisation a donc été réalisée dans le cadre de l'étude d'impact environnemental et social avec des paramètres de sécurité, c'est-à-dire en prenant des niveaux d'émissions majorants. La valeur retenue est de 1050 mg NOx/Nm3.

On connaît la masse totale d'effluent gazeux par année ainsi que sa masse volumique d'après le calcul précédent (car on a une masse totale contenue dans 1 m3 d'effluent). On peut alors calculer le volume total d'effluent gazeux (Vtot = 1,03.1010 m3/an). Par conséquent, on obtient les émissions atmosphériques de NOx en kg NOx/an et enfin en t NOx/an : 10,8 tonnes de NOx par an sont rejetées dans l'air.

  

Les facteurs d'émissions sont ensuite obtenus grâce au pouvoir de réchauffement global (PRG) des 3 gaz étudiés : 1 pour le dioxyde de carbone, 8 pour la vapeur d'eau et 10,9 pour le NOx. Ces PRG sont multipliés par 12/44.103 pour ainsi avoir l'équivalent carbone par tonne de gaz.

 

Remarque : Par convention, le PRG compare les gaz à effet de serre au CO2, dont la masse molaire est de 44 g/mol. C'est pourquoi, pour passer de l'équivalent CO2 à l'équivalent C, on doit prendre le 12/44ème de la valeur du PRG.


Résumé Émissions de GES : 

 

Récapitulatif des émissions de l’usine métallurgique :

 
  

Installations de gestion des déchets

Le détail de la méthode de gestion des déchets du projet Koniambo se trouve dans la partie « Infrastructures prises en compte ». Dans cette partie du tableur, nous ne nous intéresserons qu'à la part des émissions dues aux transports hors site par camion-benne de tous les déchets, les émissions dues à leur traitement étant comptabilisés dans une autre partie du tableur (« Traitement des déchets » du 3ème périmètre).

Le facteur d'émission affecté à ce transport est de 4 kg équivalent carbone par tonne de déchets, ce qui correspond à la distance de 80 km de transport en camion-poubelle (page 159 du Guide des Facteurs d'Emissions rédigé par l'ADEME).


Résumé Installations de gestion des déchets :


Les émissions globales liées au transport des déchets correspondent à une valeur de 4,26.105 kg équivalent carbone.

  

Installations de gestion des eaux et auxiliaires

Concernant les installations de gestion des eaux et notamment la STEP et la STEI, ainsi que les installations auxiliaires, nous n’avons pu récolter aucune donnée assez précise pour notre inventaire. La composition des effluents industriels n’est pas renseignée de manière explicite dans l’étude d’impact et il en va de même pour le procédé associé à leur traitement. De plus, les boues récupérées des deux stations ne sont pas incinérées mais éliminées en décharge hors du site minier. Nous n’avons donc pas comptabilisé ces installations, qui pourtant sont génératrices d’émissions de gaz à effet de serre.

 

Chauffage & Climatisation

Dans un premier temps, il est à noter que les émissions dues au chauffage et à la climatisation des locaux proviennent de l'énergie électrique dispensée pour ces procédés. Les émissions ont donc été comptées dans leur quasi-totalité lors de l'étude des émissions induites par la centrale électrique (voir SIV). Cependant, il reste dans le cas de la climatisation, les fuites de fluides frigorigènes qui amènent à comptabiliser de nouvelles émissions de gaz à effet de serre. Les caractéristiques du froid tertiaire sont données au tableau 47 page 57 du Guide des Facteurs d’Emissions de l’ADEME et nous avons choisi de considérer le fluide utilisé le plus communément : HFC-134a (page 52).

Les fuites sont données en fonction des kW utilisés. Après un calcul thermodynamique (les surfaces à refroidir sont trouvées dans l'étude d'impact et précisées dans le paragraphe "infrastructures prises en compte"), nous avons pu obtenir les émissions de gaz à effet de serre dues aux fuites de fluide frigorigène. Nous précisons que nous avons choisi de nous baser sur une température de 22°C dans les locaux, et avons trouvé sur le site de météo france, la courbe moyenne de température en Nouvelle Calédonie, ce qui nous a permis de calculer la puissance électrique à fournir pour un nombre donné de degré à perdre.

Ci dessous, nos résultats :