Comparaison des nombres adimensionnels

Comparaison des nombres adimensionnels

On a pu voir dans le paragraphe précédent que certaines données semblent proches de notre configuration et donc peuvent nous servir ensuite de référence pour les choix de modèles que nous auront à faire.

Données de Chen et al.

Afin de voir si les données issues de l'article de Chen et al. vont être pertinents pour le reste de notre étude nous avons étudié et comparé les nombres adimensionnels représentatifs de cet écoulements.

On s'est intéressé aux données de Chen et al. car les valeurs des vitesses superficielles sont proches de celles de notre système. Pour autant on peut remarquer que les valeurs des nombres adimensionnels entre les deux configurations sont assez éloignés (d'un facteur 10 pour les Reynolds ou les Péclet, d'un facteur 2 pour les rapports de propriétés physiques). Ces différences vont donc sûrement engendrées un écart avec les valeurs d'exploitation du système que nous étudions ; il est donc important de s'assurer de bien avoir en tête ces différences lorsqu'il faudra valider un modèle afin de prédire le comportement du satellite dans l'espace.

Toutefois les données de Chen et al. sont d'un grand intérêt pour nous car ce sont les seules qui couvrent un si grand intervalle de fraction massique (de 0.05 à 0.897) qui correspond fortement à celui sur lequel va évoluer notre système. En effet comme les données des autres articles sont pour des titres souvent très faibles (au maximum de l'ordre de 0.3) elles ne seront en général pas exploitable et c'est pourquoi nous allons principalement nous référer aux données de Chen pour le choix du modèle de pertes de charges.

 

Données de Ohta et al.

Lors du tracé de la carte de configurations avec les nombres de Reynolds nous avons vu que des points expérimentaux issus de l'article de Ohta et al. semblent proches de notre configuration. Afin de vérifier cette impression nous avons tracé les autres nombres caractéristiques de ces écoulements.

On peut remarquer sur cette figure que les nombres caractéristiques pour ces deux écoulements sont très proches. On peut en conclure que l'écoulement de notre configuration sera très proche de celui de l'expérience de Ohta et al. Ces points expérimentaux étant en régime d'écoulement annulaire cela nous conforte dans notre conclusion précédente sur le régime d'écoulement de notre configuration.

Pour ce qui est de l'utilisation de ces valeurs comme références pour la suite de notre étude, le problème est que cette expérience n'avait pas pour objectif les pertes de charges et donc elles n'ont pas été mesurées.