Visite du site

Vous trouverez sur cette page le compte-rendu de la visite du site que nous avons effectué le vendredi 18 février.

Cette visite à Orléans a été rendu possible grâce à l'accord de notre responsable de département M. Wladimir BERGEZ ainsi qu'à l'aide du service comptabilité de l'ENSEEIHT. Cette visite avait pour but de rencontrer nos interlocuteurs, visualiser l'aménagement mais également récupérer des données essentielles à la poursuite de notre projet.

  •  Programme de la journée

Cette journée fut tout d'abord l'occasion de visiter le site en rive gauche avec des personnes travaillant à la DDT45 et au LRB, puis nous avons  rencontré la DREAL et la DDT45 en début d'après-midi ; ensuite nous avons parcouru la rive droite pour mieux visualiser la chevrette. Nous avons terminé cette journée par la visite de la réserve de Saint Mesmin où une annexe hydraulique pouvant servir de frayère à brochets a été aménagée.

Voici ci-dessous les principales étapes de cette journée de visite :

D'après Google maps, cliquez pour agrandir l'image

  • La visite en rive gauche

Nous avons été accompagnées au cours de cette visite par (de droite à gauche sur la photo) :

- Jean-Louis DESNOUE, DDT 45, Service Loire, risques, transports (SLRT), contrôleur responsable du centre d'exploitation d'Orléans

- Erwan LE BARBU, CETE Normandie-Centre/LRB, chef de l'unité Bathymétrie/Sédimentologie, en charge du suivi bathymétrique après travaux

- Manuel RUSSO, DDT 45, Service Loire, risques, transports (SLRT), chef d'équipe

Nos interlocuteurs et nous : de droite à gauche M. Desnoues, M. Lebarbu, M. Russo, Mlle Lageyre, Mlle Leplay

Rappelons que les travaux sur lesquels nous travaillons ont été effectués en 2008-2009. Nous avons donc pu observer la situation après travaux. Le jour de notre visite, le débit était de 170 m3/s (Vigicrue), soit un débit faible pour la saison.  Une crue avait eu lieu quelques mois auparavant (en décembre), de faible période de retour (~1500 m3/s). Nous avons pu observer quelques laisses de crue (voir photos ci-dessous).

Dans la situation initiale, la 'Petite Loire' était à sec à l'étiage, ce qui entraînait la pousse de la végétation. La végétation arrêtait le transport solide et l'accrétion dans le cours d'eau s'accentuait. Un diagnostic réalisé par la DDT 45 en collaboration avec le CETE Normandie-Centre et la DREAL a permis de lancer des travaux pour palier à quatre problèmes principaux :

-  risque de crue par diminution du débit transporté par la 'Petite Loire',

-  risque d'incision du bras principal,

-  aspect paysager,

- réalimentation du cours d'eau nommé "le Rio" à l'aval de la 'Petite Loire'.

Les travaux : La chevrette a été arasée de 80 cm sur 250 m et un chenal de type trapézoïdal a été creusé sur environ 2,5 m : 40 000 m3 ont été prélevés et déposés le long de la chevrette (l'extraction de matériaux du lit est interdit par la loi). La situation observée est différente : la crue récente ayant emporté le sable et l'ayant disséminé. On observait le jour de la visite environ 30 à 40 cm d'eau au dessus de la chevrette sur la partie arasée.

Nous avons appris que l'île était recouverte d'eau pour des débits de l'ordre de 500 à 600 m3/s. A l'étiage, on peut observer un filet d'eau qui permet d'empêcher la repousse de la végétation et le piégeage des poissons.

Quelques zones d'érosion ont été constatées à proximité de la route sur la rive gauche. Nos interlocuteurs nous ont expliquées qu'il faut attendre 2 à 3 ans pour voir la situation se stabiliser et évaluer la gravité de la situation.

Nous avons aussi discuté de l'entretien de la zone : chaque année, la forêt alluviale est arrachée en partie sur l'île pour permettre le passage des crues, limiter la croissance des espèces ligneuses et arracher les espèces invasives présentes sur la zone. En effet, toute végétation a tendance à se transformer en forêt de bois dur si elle n'est pas entretenue.

Nous avons observé une forte concertation dans ce contexte de restauration d'annexe hydraulique entre le maître d'oeuvre et les associations de protection de l'environnement (Loiret Nature Environnement en particulier), ce qui a également été évoqué lors de notre visite de la réserve de Saint MESMIN. D'importantes discussions ont été engagées entre les différents acteurs, en particulier pour trouver un compromis entre dévégétalisation des îles (protection contre les crues) et biodiversité. En revanche, nous avons eu peu de retour sur la sollicitation des associations de pêche.

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  • AncreLa visite en rive droite

La visite en rive gauche réalisée l'après-midi nous a permis de constater l'état de la chevrette sur les parties conservées. Nous avons pu voir les brèches importantes que nous avions repéré par photos aériennes. Nous avons aussi pu constater que s'il reste des endroits où la chevrette est en très bon état, il en existe d'autres où ce sont surtout les arbres et la végétation qui  font barrage au passage de l'eau. Nous avons d'ailleurs constaté que de grands arbres longent la digue sur tout son linéaire.

 

  • Les photos du site d'étude (en rive droite et en rive gauche)


Afficher Photos du site (Orléans) sur une carte plus grande

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  • La réserve de Saint Mesmin

La réserve de Saint Mesmin est gérée par l'association Loiret Nature Environnement. Située juste à l'aval d'Orléans, elle protège un tronçon de Loire de près de 9 km, constitué des berges et des îles. Elle a pour objectif de créer une zone tampon entre la réserve naturelle et les milieux plus artificialisés (cultures notamment). Nous avons rencontré M. Damien HEMERAY, garde technicien de la réserve naturelle nationale de Saint Mesmin.

 

Nous et notre interlocuteur, Damien Hémeray

Nous avons souhaité visiter cette réserve pour avoir un aperçu de la faune et de la flore ligériennes. D'autre part, cette rencontre a été d'autant plus enrichissante que le site visité constitue un aménagement d'une annexe hydraulique mis en oeuvre en partenariat avec l'association Le Sandre Orléanais (Association Agrée de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques) et la Fédération de pêche du Loiret, et destiné notamment à devenir une frayère à brochets. L'objectif est de recréer une zone humide connectée uniquement par l'aval. Les premiers travaux n'ont pas été viables puisque l'entrée s'était bouchée par les embâcles apportées par les crues. L'entrée a donc été ré-ouverte avec cette fois un angle très aïgu (au lieu d'une entrée transversale comme on le trouve généralement) pour limiter l'apport de sédiments et diminuer les courants dans la zone. Ce bras sert non seulement de frayère à brochets mais c'est aussi le lieu d'une grande biodiversité (bréphine ligérienne, site ornithologique, nombreuses espèces végétales). Le choix sur cette zone a été de la laisser se végétaliser d'elle même. Seul un entretien par an (suppression des espèces invasives notamment) est effectué.

 

Photo de l'annexe hydraulique ré-ouverte (ou frayère à brochet)

Cliquez sur les images pour agrandir

  • Remerciements

Nous souhaitons remercier les professeurs et administrateurs qui ont permis cette visite et nous remercions tout particulièrement l'ensemble de nos interlocuteurs qui nous ont consacré de leur temps et nous ont permis de mieux comprendre les enjeux d'une telle étude et la méthodologie qu'il faut mettre en oeuvre pour mener à bien un projet de restauration d'un cours d'eau. En effet, un tel projet implique de nombreux acteurs qu'il faut solliciter et avec lesquels il faut trouver des compromis pour satisfaire toutes les parties (protection des personnes, mais aussi respect de l'environnement, du biotope et de la biocénose).

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