Choix des espèces ciblées par notre aménagement

L'un des objectifs de notre étude est d'améliorer la biodiversité du milieu, nous allons donc proposer un aménagement permettant de favoriser les espèces végétales et animales que nous avons citées précédemment. Pour cela, nous définissons quatre milieux d'habitats suivant leurs positions par rapport au cours d'eau dans le but d'y répertorier les espèces que nous voulons favoriser, et ainsi de créer un lien entre la faune et la flore. 

Du fait des variations du niveau d'eau, la Loire modèle en permanence les berges qui abritent une grande diversité d'habitats naturels et d'espèces étroitement liés aux fluctuations du fleuve. On passe ainsi, en quelques mètres, des milieux les plus humides aux milieux plus secs. Ces habitats naturels étroitement imbriqués forment une véritable mosaïque permettant ainsi le développement d'une multitude d'espèces animales.

Les quatre milieux définis sont les suivants (du plus humide au plus sec) :

- les milieux aquatiques

- les milieux palustres

- les milieux herbacés

- les milieux forestiers

Nous pouvons donc ainsi répertorier les espèce végétales et animales que nous voulons favoriser selon les milieux. Nous établissons ainsi un lien entre la flore qui sera implantée lors de nos aménagements et les espèces qui en seront favorisées.

 

Pour pouvoir proposer des aménagements pouvant faire varier les types d'habitats nécessaire à la biodiversité du milieu il est important de connaître la notion de répartition spatiale végétale. Cette répartition est régie selon trois schémas fondamentaux :

- une répartition "altitudinale" (sur un plan vertical, axe longitudinal du cours d'eau)

La répartition altitudinale est assez difficile à appréhender car il existe, de la source du cours d'eau à l'embouchure, une répartition de la végétation liée aux conditions climatiques et aux substrats, qui est bien moins marquée que les autres types de zonations, mais il convient d'en être conscient lors de la conception de l'aménagement. La prise en compte de cette répartition se fait seulement dans les projet d'aménagement global d'un cours d'eau. Dans notre cas d'étude, l'aménagement se fait sur seulement 2 km, cette répartition n'a donc pas de sens dans ce projet.

- une répartition en "mosaïques" ( sur un plan horizontal)

La répartition en mosaïques résulte du jeu de la sédimentation et de l'érosion, qui règlent l'apparition ou la disparition des groupements végétaux. Les crues ont également un rôle essentiel sur cette répartition. En effet, la périodicité et l'intensité des crues déterminent le degré de renouvellement de la végétation.

- une répartition en "séries" (sur un plan vertical, axe transversal)

La répartition en série est régie par le niveau piézométrique de la nappe dans les différentes stations, qui s'étendent du pied de berge aux terrasses alluviales les plus élevées, de même que par la fréquence des immersions occasionnées par les épisodes de crues. Il s'agit d'une répartition locale s'effectuant sur l'axe transversal du cours d'eau. On y retrouve alors les différents milieux d'habitats établis précédemment.

Illustration schématique de la répartition spatiale de la végétation le long d'un cours d'eau (à gauche), exemple de répartition en série à droite ( P.Adam).

 

Nous allons donc faire varier les types de végétaux utilisés (herbacés, ligneuses ou aquatiques) suivant les deux derniers types de répartition qui ont été énoncés ci-dessus, de manière à diversifier le plus possible les habitats, favorisant ainsi le plus grands nombre d'espèces animales. Ceci est dans le but de restaurer le cours d'eau, le plus naturellement possible, pour permettre ainsi l'enrichissement de la faune et de la flore du site.

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