Solution alternative

Après étude des différents problèmes qui se sont présentés à nous lors de ce projet, nous avons cherché une solution alliant performance technique et performance économique. L'objectif est de trouver et dimensionner un équipement compact permettant le traitement des hydrocarbures présents dans les eaux pluviales à moindre coût.
 

Nous nous sommes orientés vers l'installation d'un séparateur d'hydrocarbures, solution compacte et, malgré un coût d'investissement non négligeable, elle est relativement peu onéreuse en frais d'entretien. Nous avons alors effectué plusieurs études pour diagnostiquer le réseau d'eaux pluviales du site, dimensionner l'installation puis la modéliser pour étudier son bon fonctionnement dans les conditions du campus INP Toulouse-Labège. Nous avons alors soulevé quelques critiques quant à son bon fonctionnement.
En effet, le décanteur-déshuileur présente un problème d’efficacité assez marqué. Le campus INP Toulouse-Labège n’est pas un site de production d’hydrocarbures important. Seules les aires de stationnement et les chaussées vont engendrer une pollution par les hydrocarbures. On estime que la concentration en hydrocarbures dans les eaux pluviales est inférieure à 5mg/L à l'exutoire du réseau. Cette faible concentration va entraîner des problèmes d’efficacité pour l’installation. En effet, un tel équipement de traitement se révèle être une solution efficace pour traiter des eaux de ruissellement fortement concentrées en hydrocarbures. Or, sur le campus INPT, on estime son efficacité à seulement 40% sur les hydrocarbures dans des conditions optimales de fonctionnement. De plus,  cette efficacité peut chuter jusqu’à 10-15% sur les hydrocarbures en cas de forte pluie. En effet, lors d'événements pluvieux importants, nous avons mis en évidence avec la modélisation du déshuileur que la grande partie des hydrocarbures sera rejetée dans le milieu naturel, diluée dans un grand volume d’eaux pluviales, mais rejetée quand même dans le lac.
Cette installation est donc une solution intéressante pour le traitement des eaux pluviales du site mais présente quelques défauts qui nous ont incité à chercher d'autres solutions techniques.

Nous nous sommes alors intéressés à la création d’un nouveau bassin de rétention pour remplacer cette solution apparemment peu efficace. Cependant, le volume d’eaux pluviales collecté par le réseau nécessiterait un bassin de rétention de 1000 m3 d’après la méthode de dimensionnement couramment utilisée. Or, la place disponible sur cette partie du campus ne permet pas la création d’une telle installation. Pour comparaison, le volume moyen d'une piscine olympique est d'envion 3 000 m3. On se rend alors mieux compte de la taille qu'occuperait un tel bassin de rétention. Un tel volume peut s'expliquer par la prise en charge par le réseaux des eaux pluviales des toitures des différents bâtiments présents sur le bassin-versant.

Compte tenu de ces observations, nous nous sommes orientés vers une troisième technique de traitement, que nous ne connaissions pas au début de l'étude : le filtre planté de roseaux. Cette technique allie performance technique, étant donné que son efficacité de traitement sur les hydrocarbures est excellente, mais également économique et environnementale car elle permet le traitement naturel des hydrocarbures à moindre coût.

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