Sortie sur la zone d'étude

Comme nous l'avons dit précédemment, il était important pour nous, afin de réellement comprendre le fonctionnement hydrologique du bassin versant dans son ensemble, de se rendre sur la zone d'étude afin de compléter notre analyse primaire à propos de l'écoulement possible des eaux pluviales. Le but principal était donc de finaliser le découpage du bassin versant en un nombre défini de zones. Cette première visite nous a aussi permis d'effectuer un repérage des lieux, avec localisation et étude des différents dispositifs permettant la collecte et l'acheminement des eaux pluviales vers le lac, dans le but futur d'une modélisation du réseau existant. Les sous-bassins versants seront dorénavant numérotés selon le schéma disponible ici.

Cette sortie nous a permis d'établir différents constats, dont voici les principaux : (à noter que certaines approximations ont dû être faites afin de rendre la modélisation sous canoë possible)

 

  • Constats sur les toits :

Nous avons précédemment expliqué que le principal problème était le doute quant au raccord des toitures des bâtiments au réseau d'eaux pluviales. Voici ce que nous avons pu observer.

- Le toit du bâtiment E "ateliers" ne possède pas de gouttière, mais sa forme triangulaire fait que l'eau ruisselant se déverse dans trois sous-bassins précédemment définis. Une première moitié qui se déverse sur le parking du bâtiment E (5), et les deux autres quarts sur le parking et la cour du même bâtiment (coupé en deux sous-bassins, 5 et 8).

- Des observations similaires ont été faites pour le toit du bâtiment technique C, dont deux tiers se déversent sur le sous-bassin 3 et le reste sur le 2.

- Nous avons également divisé le toit du restaurant universitaire. En effet, même si dans ce cas des gouttières sont présentes, elles ne se déversent pas toutes dans la même bouche d'égoût. Ainsi, un tiers est joint au bassin versant 2 et les deux tiers restant au bassin versant 9, comportant entre autres le parking du restaurant.

- Lors de cette visite, nous avons observé qu'une partie du toit du gymnase se déverse sur le bassin versant du terrain de handball (14). On l'a donc inclus à ce bassin versant, alors que le reste possède son propre réseau pluvial se déversant directement dans le lac par le biais d'une buse.

- Concernant le toit des autres bâtiments, deux cas se présentent. Un premier où il se déversent sur le gazon (bâtiment G et F), que nous n'avons donc pas pris en compte dans notre simulation sous CANOË. Et un deuxième cas concernant les bâtiments H, de la vie étudiante ainsi que  la villa des gardes, où les eaux du toits sont rejetées directement dans le réseau, mais ne s'associant à aucun bassin bitumé, créant ainsi leur propre sous-bassin versant.

 

  • Constats sur les différents exutoires :
 
- Concernant la cour de la vie étudiante se situant à coté du portail automatisé, nous avons remarqué que le caniveau schématisé sur le plan AutoCAD n'existait pas en réalité, et qu'ainsi toute l'eau se déversait hors de la zone d'étude, sur la route longeant l'INP.

- L'exutoire du parking du bâtiment G se situe sur la parcelle de la Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ; on a donc approximé sa position. (Les différentes bouches d'égout de la parcelle PJJ ne nous ont pas été transmises)

- Pour tous les autres bassins versants, leurs exutoires ont été choisis par lecture graphique grâce au plan fourni et correspondent aux bouches d'égout, que nous avons pu retrouver lors de cette visite.

 

  • Hypothèses sur la parcelle de la Direction Départementale de la Protectection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ):

L'hypothèse la plus importante concerne la parcelle PJJ pour laquelle nous n'avons pas pu récupérer les plans du réseau, ni aucune donnée d'ailleurs. Cette parcelle appartenait autrefois à l'INPT et est maintenant propriété du ministère de la justice mais continue à déverser ces eaux de ruissellement dans le réseau. Nous avons donc fait plusieurs hypothèses : la première, qu'un seul réseau pluvial était présent et qu'il était relié à celui que nous étudions, et la deuxième, plus importante, à propos de la proportion de toit, d'herbe et de parking. En effet, grâce à notre visite, nous avons pu observer la géométrie ainsi que l'organisation de cette zone. Il se trouve qu'elle ressemble très fortement au reste de notre zone d'étude. C'est ainsi que nous avons appliqué les pourcentages de toits et de parkings (mis à jour selon nos nouveaux constats) à la surface entière de cette zone.
 
Ainsi, lorsque sur toute la zone étudiée nous observons 49,26 % d'herbe, il en est de même sur la parcelle PJJ. Et sur ces 50,74 % restants, 44,1 % représentent des toitures et 55,1 % de la chaussée. Ainsi, notre parcelle PJJ est synthétisée en 2396,99 m² de toits, 3040,84 m² de chaussées et parkings, et le reste d'herbe. Il faut noter que malgré l'approximation de cette analyse (seule solution car la parcelle en question est inaccessible sans autorisation, laquelle nous n'avons pas obtenue), la solution finale sera nettement plus proche de la réalité que si nous n'avions pas du tout pris en compte cette parcelle.
 
 
Il est à présent nécessaire d'effectuer une seconde sortie de terrain, purement numérique cette fois-ci, afin de compléter notre base de données.

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