Premier traçage

Pour le traçage, il a fallu déterminer un point d'injection qui soit cohérent. Nous avons décidé d'injecter la fluorésceine au deuxième étage du LCA. En effet, il s'agit d'un lavabo situé dans les salles de TP du LCA, une entrée d'eau potentiellement "à risque". Le volume de traçeur a été déterminé de façon à respecter une pollution ponctuelle (pic de pollution) et à avoir un volume suffisant, visible en sortie. Nous avons donc injecté 1L de traçeur dans le réseau, à la concentration 10 g/L.

 

Le point d'échantillonnage a été placé au niveau du point que nous avons appelé "LCA3" à cause des caractéristiques du terrain, directement en sortie du bâtiment.

La coloration est apparue au niveau de la canalisation environ 30 minutes après l'injection. Les résultats obtenus sont présentés dans les partie suivantes.

Regard où ont été prélevés les échantillons (au 2/3 plein)

Les essais de traçage sont difficiles à interpréter : au cours de notre expérimentations plusieurs problèmes sont apparus.

Premièrement, avant de lancer le traceur il nous a semblé étrange que les regards soit au 2/3 plein. En effet, ils devraient plutôt être vides avec de l'eau qui coule au fond, dans les canalisations. En conséquence, après plusieurs heures, le traceur n'avait toujours pas été évacué des regards ce qui semblait étrange compte tenu du faible temps de séjour dans le réseau situé en amont. Nous avons donc contacté le personnel technique afin d'ouvrir la cuve de neutralisation pour voir si il n'y avait pas de problème à ce niveau.

Cette cuve est séparée en deux partie, un premier bac de neutralisation puis un second à partir duquel l'eau est envoyé grâve à une pompe dans le réseau d'eaux usées de la ville de Toulouse. Après ouverture de la cuve, il s'est avéré que ces deux bacs n'en formait plus qu'un car le niveau d'eau était beaucoup trop haut. Plusieurs problèmes en découlent :

1) La cuve aurait probablement débordé sans cette intervention

2) La pollution stagnait dans la cuve et dans les canalisations

3) La neutralisation n'était plus réalisée correctement pendant plusieurs jours

 

Nous avons pu identifier le problème au niveau de la pompe d'évacuation, nous avons envisagé plusieurs causes possibles :

  • Une pompe sous dimensionnée: l'infiltration des eaux pluviales dans la cuve n'a pas été prise en compte lors du dimensionnement de la pompe
  • Un soucis technique au niveau de la pompe, du au gel notamment
  • Un débit d'eaux usées industrielles en entrée largement supérieur à la moyenne

Après avoir observé la cuve on a pu apercevoir un geyser d'eau au dessus de la pompe. Cette fuite est apparu comme l'explication la plus probable à ce trop plein d'eau. Afin d'éviter un débordement, la cuve a été entièrement pompée.

Au niveau de notre étude, le temps de séjour approximatif a pu être évalué malgré ce problème technique. En revanche la forme du pic de pollution est faussé et un autre traçage s'avère nécessaire.

Cette étude a cependant permis de mettre en évidence un problème au niveau de la cuve. Des solutions comme la mise en place d'un débimètre et/ou d'une pompe de sécurité pourraient être envisagés afin d'éviter ce genre de désagrément. De plus, le risque que la pompe arrête de fonctionner n'est jamais nul, notamment en hiver lorsque les températures sont très basses.

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