Première approche des données

 

Pour commencer, il est important de redire que nous travaillons sur un sujet de récupération et traitement des eaux pluviales ruisselant sur des zones potentiellement polluées. Nous ne prendrons donc pas en compte les surfaces végétales dans lesquelles l'eau de pluie s'infiltre et par conséquent nourrit les végétaux. Il nous reste ainsi, en supposant que tous les toits sont constitués des mêmes matériaux et que les passages pour piétons et les parkings possèdent les mêmes coefficient de ruissellement, seulement deux types de sols. Il faut d'ailleurs noter que même si cette approximation n'est pas tout à fait vraie, les différences de coefficients des ruissellement pour chaque type de toit ou de bitume sont assez faibles et qu'une complexification du problème n'aurait que très faiblement changé nos résultats. Nous départagerons ainsi tout le bassin versant en trois types de sol : les toits, les parkings, et l'herbe.

En outre, ayant pour but d'effectuer un diagnostic du réseau existant, il nous faut très rapidement définir des points et des surfaces clés qui permettront de modéliser de manière plus ou moins simplifiée le réseau en place.

Pour ce faire, il était important de coupler l'affichage du réseau actuel de récupération des eaux de pluie et celui des données topographiques. Nous nous sommes rapidement rendus compte du peu de valeurs disponibles en ce qui concerne l'altitude, cependant cela nous a suffit  pour une première approche nous permettant de départager le bassin versant en 12 zones goudronnées, auxquelles s'ajoutent 11 toits, un terrain de rugby/football en herbe synthétique et une zone sur laquelle nous ne possédons par de données, à savoir une ancienne parcelle appartenant à l'INP et maintenant possession de la Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ). Cette approche nous a permis d'obtenir une première idée des surfaces disponibles au ruissellement de l'eau de pluie.  A savoir que la surface de zone végétale (herbe) a été calculée en faisant la différence de la surface totale de notre bassin versant (en s'arrêtant avant la partie comprenant le terrain de football et le gymnase : 26 323 m²) et de toutes les zones mesurées. Toutes les zones goudronnées sont ainsi regroupées grâce à l'écoulement (pour l'instant supposé) de la pluie qui ruisselle. Les délimitations exactes ne sont pour l'instant pas indiquées, compte tenu des approximations de lecture.

Ci-dessous se trouvent le plan permettant une bonne compréhension du la géographie du site (sur lequel vous pouvez cliquer afin de l'agrandir ; les numéros réfèrent aux regroupements de zones goudronnées, et ainsi plusieurs zones possédant le même code font partie du même sous-bassin versant et l'eau ruisselera vers le même exutoire) ainsi que les surfaces concernées, mesurées à l'aide du logiciel AutoCAD.

 

 




Bitume
Numéro Zone Surface (m²)
1 Route vie étudiante 269,01
2 Route bâtiment D 227,73
3 passage piétons 2775,36
4 Restaurant universitaire Est 903,30
5 Cours est bat E 291,44
6 Parking bâtiment E 481,88
7 Parking bâtiment F 398,92
8 Parking villa des gardes 395,40
9 Parking restaurant universitaire 525,97
10 Parking bâtiment G 1091,34
11 Parking bâtiment H 954,89
12 Terrain de handball 1112,76
     
  Total 9428,00


Toits
Bâtiment Surface (m²)
Bâtiment D 431,14
Bâtiment E 1048,00
Bâtiment F 214,41
Bâtiment G 457,43
Bâtiment G (garage) 67,64
Bâtiment G (passage) 27,73
Bâtiment H 456,87
Bâtiment K 1991,53
Vie étudiante 146,22
Villa des Gardes 200,85
Gymnase 2389,96
   
Total 7431,78


Autres
Zone Surface (m²)
Terrain de foot 9810,48
Parcelle PJJ 10716,43
Herbe 12965,94

 

Cette première approximation nous conduit à un bassin versant possédant un ratio Toit / Bitume de 44 % (sans prendre en compte la parcelle PJJ ni le terrain synthétique). Nous pouvons ainsi dire que la proportion de toits est grande, et qu'à la vue de la faible pollution atmosphérique dans cette zone, les eaux pluviales récupérées (car diluées) seront faiblement polluées. Il faut cependant rapidement contraster ce résultat avec l'avis de plusieurs personnes fréquentant l'INP nous assurant que les eaux de pluie ruisselant sur les toits sont directement reversées sur les pelouses environnantes. Ce doute important (les plans que nous possédons nous indiquent la présence d'un réseau de récupération d'eau sur les toits rejoignant le réseau pluvial), ajouté aux difficultés d'être réellement sûrs de l'analyse que nous avions fait des différents écoulements possibles, nous conduit à nous rendre une première fois sur le site étudié pour une visite de vérification, purement analogique, des systèmes en place actuellement.

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