Hypothèses

Vous trouverez ci-après les différentes explications concernant la définition des sous-bassins présente dans le tableau récapitulatif :

 

  • Exutoires :

Nous avons défini les exutoires de deux manières différentes. La première et la plus simple, lorsqu'un sous-bassin comprenait un seul point d'entrée dans le réseau pluvial, comme les sous-bassins 1 (le toit de la vie étudiante est petit et les gouttières débouchent toutes sur une seule conduite) ou 4 (la cour du bâtiment E sur laquelle une seule bouche d'égout est présente et l'eau s'y rend gravitairement), nous définissions ce point d'entrée comme l'exutoire. La deuxième manière correspond au cas plus complexe dans lesquel les sous-bassins possèdent de multiples conduites et caniveaux (par exemple les sous-bassins 8 (celui-ci comprend une partie de toit qui rejoint le réseau, ce dernier rejoignant en aval d'autres caniveaux du même sous-bassin) ou 13 (le sous-bassin est composé de deux parkings distincts que nous avons souhaité rassembler car ils se rejoignent en leur aval). Nous avons alors défini comme exutoire le point d'entrée dans le réseau le plus en aval du sous-bassin.

 

  • Surfaces :

Comme nous l'avons dit précédemment, les surfaces ont été calculées grâce à l'outil de mesure d'AutoCAD.

 

  • Plus long parcours de l'eau :

Le plus long parcours de l'eau (plus simplement appelé longueur du bassin) d'un bassin versant représente comme son nom l'indique la longueur du plus long chemin hydraulique possible (de l'amont vers l'aval). C'est la caractéristique qui définit la forme du bassin. En effet, à partir de la surface et du plus long parcours, on peut calculer un coefficient d'allongement. Ainsi, une longueur de bassin non renseignée conduira à un coefficient par défaut de 1, à savoir un bassin en forme de disque.

 

  • Cotes amont et aval :

Les cotes amont et aval des différents sous-bassins ont donc été pour les unes directement lues sur le document fourni par l'INP, pour les autres calculées grâces aux instruments de géomètres que nous avons utilisé lors de notre campagne de mesure. La cote amont correspond à l'altitude du point culminant et la cote aval à celle de l'exutoire, qui se trouve être le point le plus bas du sous-bassin.

 

  • Pentes :

Sur un bassin versant, aussi petit soit-il, il est rare d'observer une pente constante. Ainsi nous avons décidé de définir la pente comme le rapport suivant : pente = (cote amont - cote aval) / plus long parcours de l'eau. Cette pente calculée représente une pente moyenne du sous-bassin. L'important est de noter que sur l'ensemble de notre bassin versant, les points desquels partent les parcours les plus longs sont aussi les points culminants, ce qui ne fausse donc pas le calcul de cette pente.

 

  • Coefficients d'infiltration :

Pour définir les différents coefficients de ruissellement, nous nous sommes appuyés sur la thése de M.C. GROMAIRE MERTZ, Pollution des eaux pluviales urbaines en réseau d’assainissement unitaire.

Cette dernière a calculé les différents coefficients de ruissellement en fonction du type de revêtement. Elle a ainsi calculé les différentes valeurs que peut prendre ce coefficient sur les toits et les chaussées. Dans notre cas, nous ne connaissons pas les revêtement exacts des toits ni des chaussées occupant le bassin en question. Nous avons ainsi moyenné les différentes valeurs trouvées (qui n'étaient pas très différentes car les revêtements sont sensiblement les mêmes pour un type de structure donné), et nous avons ainsi appliqué les valeurs suivantes :

Occupation du sol Coefficient de ruissellement
Toiture Crv = 0.9
Voirie Crt = 0.76

Ainsi pour certains sous-bassins, constitués d'un seul type de structure, le coefficient de ruissellement était donné. Mais pour les autres, il nous fallait le calculer. Nous avons ainsi pondéré chaque coefficient de ruissellement par la surface correspondante (pour chaque sous-bassin), puis divisé par la surface totale, comme le montre la formule suivante :

Cr = (S voierie . Crv + S toiture . Crt ) / S totale

 

  • Remarque particulière :

Le sous bassin-versant numéroté 6, présent à coté de la villa des gardes, nous a posé un problème supplémentaire. En effet, à l'instar des toits de certains bâtiments, les eaux récupérées se dirigeait dans la pelouse adjacente. Le problème est tout d'abord que sur cette zone se situe des emplacements de stationnement de véhicule, et ceci équivaut donc à une faible pollution d'un espace végétal. Mais le problème principal et le plus embêtant est que sur cette zone, à proximité du caniveau se situent toutes sortes de déchets : remorque, grillage oxydé, grava de béton par exemple. De ce fait, nous pensons qu'il serait plus judicieux de relier ce sous-bassin versant au réseau séparatif d'eaux pluviales afin que le ruissellement résultant soit traité aussi. Pour ce faire, il suffirait d'installer une conduite entre l'exutoire situé dans l'herbe et la bouche d'égout située à un peu plus de 30 mètres au sud. Les altitudes se prêtent très bien à cette installation, et les seuls travaux résultants seraient de creuser une tranchée située dans l'herbe, soit aucune modification du réseau existant, et une installation d'une conduite de 30,13 mètres et de 125 mm de diamètre.

Powered by Drupal - Modified by Danger4k Webmaster :