Le bassin de rétention

Nous allons maintenant vous présenter le fonctionnement d'un bassin de rétention et la méthode de dimensionnement régulièrement utilisée. 

 

1) Présentation

Le principe du bassin de rétention des eaux pluviales est extrêmement simple. Ce n'est qu'un espace de stockage des eaux de pluie avant leur rejet dans le milieu naturel ou dans le réseau d'eaux usées. L'activité biologique à l'intérieur de ce bassin va entraîner un assainissement partiel des eaux de pluie polluées par différentes substances présentes sur les sols.  La capacité d'auto-épuration du milieu naturel ou un traitement supplémentaire en station d'épuration complète cet assainissement.
Cette méthode a été mise en place afin de limiter l'apport soudain d'eaux pluviales dans les réseaux d'eaux usées. Ce type d'équipement est installé le plus souvent en zone urbaine peu dense ou en zone d'habitat individuel. Il faut, de surcroît, que le terrain concerné soit de grande taille car l'emprise foncière du bassin est importante. Il faut notamment s'orienter vers une autre méthode de traitement pour les zones urbaines denses car le bassin est alors insuffisant voire inefficace.
C'est pour cela que cette méthode d'assainissement des eaux pluviales a été choisie pour la partie du bassin-versant englobant l'ENSIACET. En effet, le bas du bassin-versant offre suffisamment d'espace et le type d'aménagement du campus correspond parfaitement au domaine d'efficacité de ce type de traitement.

 

 

2) Méthode de dimensionnement

On commence par déterminer les éléments suivants :

a) Le coefficient de ruissellement

On commence par déterminer le coefficient de ruissellement sur chaque bassin versant. Pour cela, on attribue à chaque type de terrain un coefficient de ruissellement connu :

  • C = 0.20 pour les terres végétales

  • C = 0.40 pour des terres végétales sur dalles

  • C = 0.95 pour les toitures, les voiries, les allées et les parking

Ces coefficients ne sont que des exemples et on les adaptera selon le type de terrain étudié. Pour le site INP Toulouse-Labège, les surfaces concernées par le réseau d'eaux pluviales sont essentiellement des toitures et des chaussées dont les coefficients sont compris entre 0.76 et 0.91. On verra par la suite que le coefficient de ruissellement moyen du bassin-versant est de 0.81 en pondérant les différentes valeurs par les surfaces représentées.

 b) Le débit de fuite admissible à l'aval 

Après avoir caractérisé notre bassin versant, on déterminera la valeur Q du débit de fuite admissible à l'aval. Ce débit est, le plus souvent, imposé par la réglementation. S'il ne l'est pas, on cherchera à optimiser la taille de l'installation afin de réduire les coûts.

 c)  La surface active du bassin-versant

On détermine alors la valeur de la surface active Sa du bassin-versant, que l'on exprimera en ha. Cette surface correspond à l'aire équivalente à la fraction imperméabilisée de la surface totale du bassin versant. On la calcule à l'aide des coefficients de ruissellement entrevus précédemment.

 d) La hauteur équivalente

On applique alors la formule q = 360*Q / Sa, qui va nous donner la hauteur équivalente, en mm/h, répartie sur la surface active.

e) La hauteur spécifique de stockage 

A l'aide de l'abaque ci-dessous, on peut déterminer la valeur de la hauteur spécifique Ha de stockage, exprimé en mm, pour une pluie de temps de retour 10 ans.

f) Calcul du volume utile V

Il ne reste plus qu'à évaluer le volume utile V par la formule V = 10* Ha* Sa.

 Ce type d'installation présente un bon rendement de dépollution mais nécessite une place importante, ce qui peut représenter un frein à son installation. Nous présenterons le dimensionnement d'une telle installation pour notre zone d'étude par la suite.

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