Bilan

Les milieux aquatiques naturels souffrent de diverses pollutions engendrées par les hommes,  dont la pollution routière fait partie. De plus, le nombre d'automobiles et donc la pollution associée ne cessent d'augmenter. Partant de ce constat nous avons tenté de  trouver une solution permettant de réduire la pollution de la Garonne par les rejets associés au trafic routier, même si aucune loi n'oblige les gestionnaires des routes à le faire. L'épuration de ces eaux s'effectue dans les bassins d'assainissement routier, c'est pourquoi nous avons choisi de travailler sur ce sujet.

Nous avons ainsi proposé une solution simple à mettre en place, se basant sur l'utilisation de la phytoremédiation pour traiter les polluants présents dans le bassin. En ce qui concerne le traitement de la MES, il se réalise par sédimentation. Les différentes publications auxquelles nous nous sommes intéressées nous ont en effet donné confiance en cette méthode, qui se développe de surcroît, de plus en plus ces dernières années dans différents domaines de dépollution. Nous avons choisi de travailler sur deux plantes qui sont les phragmites communis et les typha latifolia. Cette association a en effet été réalisée à de nombreuses reprises ce qui nous a conforté dans notre choix.  Après avoir établi quelles devaient être les caractéristiques du bassin en fonction des diverses contraintes, nous avons pu tester l'efficacité du traitement par les plantes pour quatre polluants dont trois métaux lourds et un HAP. Les résultats d'épuration sont intéressants surtout lorsque le temps de séjour est suffisamment long (plusieurs jours) ce qui est généralement le cas, sauf lorsque les pluies sont trop abondantes. Le traitement reste en tout cas supérieur à un traitement classique puisqu'il associe l'action biologique des plantes à l'action physique de la sédimentation alors que les techniques classiques ne mettent en oeuvre que la sédimentation.

Malgré les avantages de cette technique qui traite mieux et permet de rejeter une eau plus propre dans la Garonne, grâce à un système vert et esthétique, certaines limites demeurent. En effet, en cas de pollution accidentelle sur la route, le bassin doit confiner la pollution. Selon le type de polluant, les réactions  des végétaux peuvent être très différentes, la pire étant la mort de ces dernièrs. De plus le confinement d'une pollution accidentelle est toujours suivi d'un curage du bassin. ce travail sera donc plus compliqué si des plantes sont présentes. En effet, en plus du curage il sera nécessaire de faucarder les végétaux ce qui demande plus de travail que pour un bassin classique.

 

 

 

 

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