Pluie décennale

Le bassin de rétention que nous cherchons à dimensionner doit également pouvoir stocker une pluie décennale.

On utilise couramment le temps de retour décennal pour dimensionner les ouvrages hydrauliques avec des événements d'une durée de 6min à 2h. Plus la durée de l'averse est longue et moins l'intensité de la pluie est forte, mais plus la hauteur d'eau recueillie est importante. Aussi, nous dimensionnons ici notre bassin de rétention pour une pluie décennale d'une durée de 2h.

  • Détermination du volume d'eau généré par une pluie décennale de durée 2h

L'intensité de la pluie est donnée par la formule :

$\mathbf{i(T,t)=a.t^{b}}$

avec :
T : période de retour, ici égale à 10 ans
t : durée de l'événement, ici égale à 2h
a et b : coefficients de Montana pour la période de retour T, obtenus par l'intermédiaire de Météo France pour la station de Toulouse Blagnac

On obtient alors une intensité de :

$i(10ans,2h){\simeq}\mathbf{22,5 mm/h}$

On a donc 45 mm d'eau qui précipite en 2h sur les 30 000 m2 du bassin versant routier ce qui correspond à un volume de :

$V = 0,045\times 30 000 = \mathbf{1 350 m^3}$ 

  • Détermination du débit de fuite

On peut constater que le volume d'eau à stocker pour la pluie décennale est supérieur au volume mort calculé avec la première contrainte (780 m3). Toute l'eau provenant de l'événement pluvieux décennal n'est donc pas forcément stockée dans le bassin. Elle en ressort avec un débit appelé débit de fuite.

Il faut que ce débit ne soit pas trop faible afin d'évacuer l'eau du bassin de manière relativement efficace. Cependant, il ne faut pas qu'il soit trop important. En effet, le but de l'installation d'un bassin de rétention est d'écrêter la crue provoquée par les précipitations. Si le débit rejeté dans la Garonne est trop important, il engendrera des crues et donc des inondations un peu plus en aval du fleuve.

Il y a donc un débit maximal à imposer dans les conduites qui vont du bassin de rétention au fleuve. On impose ce débit maximal en dimensionnant les conduites de telle sorte qu'elles ne peuvent pas conduire un débit plus important sans être en charge (et donc sans être usées prématurément). Ce débit maximum que les conduites peuvent supporter est appelé débit capable.

Le débit rejeté dans la Garonne résulte de la somme des débits des différentes canalisations qui se greffent sur la canalisation principale (qui va du bassin de rétention à la Garonne). Ce débit de rejet étant imposé, le débit capable des conduites l'est également ce qui conduit à un dimensionnement des canalisations. En remontant les contraintes (de débit maximum) de l'aval vers l'amont, cela impose le débit de fuite du bassin de rétention. Il est donc conditionné par les différentes arrivées d'eau tout au long du parcours de la canalisation principale.

Nous ne connaissons pas toutes les arrivées des différentes canalisations au long de la descente de la conduite principale vers la Garonne. Aussi, nous ne pouvons pas dimensionner la taille de la cette conduite principale ni déterminer le débit de fuite du bassin.

En fonction du débit de fuite imposé, le volume nécessaire pour stocker les précipitations de la pluie décennale est moins important que celui calculé précédemment. Dans notre cas, la contrainte la plus restrictive pour le dimensionnement du bassin de rétention est le confinement d'une pollution accidentelle de 30m3 concomitante à une pluie biennale de 1h suivie d'une pluie biennale de 2h. Aussi, le volume minimal du bassin de rétention est donné par cette contrainte. La détermination du débit de fuite du bassin de rétention qui permettrait d'estimer le volume nécessaire pour stocker la pluie décennale n'est pas obligatoire.

 

 

 

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