Les Activités

Les Impacts

Les Mesures

Vers l'ISO 14000

Contact

Compte rendu de la visite du 21 janvier 1998

    

    

   

Les activités de Jefferson Smurfit groupe


Le groupe est le premier fabricant européen et, avec ses sociétés affiliées, le plus important producteur mondial de carton et d'emballages papier. C'est aussi l'un des leaders mondiaux du recyclage du papier.
Ses opérations sont intégrées verticalement, depuis l'exploitation forestière et la récupération des vieux papiers en passant par la production de papier et de carton jusqu'à la transformation de ceux-ci en produit d'emballage.
Sa production se concentre avant tout sur le papier-carton, principalement le papier pour ondulé et sa conversion en emballages, notamment en caisses en carton ondulé.

Ainsi, SMURFIT CELLULOSE DU PIN fabrique-t-elle actuellement, dans son usine de Biganos, 1 350 T par jour de papiers d'emballage.
La fabrication commence par l'atelier à bois : réception quotidienne de 5 000 T de bois sous forme de plaquettes et délignures (sous-produits du sciage) ou de rondins (éclaircies, cimes des gros arbres) ; écorçage des rondins ; coupes des rondins et des délignures ; classage des copeaux ; stockage des rondins ; recyclage des eaux de lavage des rondins (par station de traitement séparant le sable et récupérant les écorces).
Elle se poursuit par la fabrication de la pâte : lessiveur continu (1 200 T de pâte par jour) ; cuisson à la soude et au sulfure de sodium ; traitement des incuits pour récupération à 100 % ; atelier de fibres recyclées (capacité de 350 T par jour de caisses carton de récupération) ; pas d'atelier de blanchiment.
Suite à cela, un 'cycle' énergies et récupération des produits chimiques : 2 chaudières à liqueur noire (capacité : 40 T par heure et 180 T par heure de vapeur 80 bar) ; 1 chaudière écorces+gaz ; 2 turbo-alternateurs (12 MW et 16 MW) ; boucle sodium (rendement de récupération > 96 %) ; boucle calcium (rendement de récupération > 88 %) ; autonomie énergie (thermique > 91 %, électrique > 40 %).

La fabrication se termine par la machine à papier :

  • machine 5 :
    • largeur utile de 5.50 m ;
    • vitesse de 650 m/min ;
    • production de papier de 100 à 200 g/m² ;
    • récupérateurs de fibres sur eaux collées ;
    • contrôle qualité par système informatisé de gestion
      de mesures automatiques.

  • machine 6 :
    • largeur utile de 7 m ;
    • vitesse de 750 m/min ;
    • production de papier de 125 à 400 g/m² ;
    • récupérateurs de fibres sur eaux collées ;
    • contrôle qualité par système informatisé de gestion
      de mesures automatiques.

       
        

        

Les impacts environnementaux
  • L'EAU
    • la consommation d'eau ;
    • les effluents aqueux : fibres, matières en suspension provenant des eaux des machines à papier, matières oxydables.

  • LE BRUIT
    • soupapes à vapeur (12 bars à l'air libre produisent un bruit équivalent au passage d'un avion à réaction !) ;
    • pompe à vide ;
    • tambour écorceur.

  • LES REJETS ATMOSPHERIQUES
    • les poussières : imbrûlés d'écorce provenant de la chaudière écorces-gaz ;
    • les envolées minérales : sulfate de sodium, essentiellement, provenant de la chaudière à liqueur noire ;
    • les odeurs : dérivés soufrés très odorants.
  • LES DECHETS INDUSTRIELS BANALS.

      




Les mesures


Entre 1971 et 1997, Facture a investi plus de 275 MF pour limiter l'impact de son activité sur l'environnement. Les efforts ont particulièrement porté sur les rejets d'effluents atmosphériques et aqueux.



  • L'EAU
    • division par 4 de la consommation d'eau en trente ans alors que la production a été multipliée par 4,
    • récupérateurs de fibres et traitement des eaux des machines à papier,
    • remplacement du système de décantation naturelle assez peu efficace par une station de traitemement physico-chimique des effluents (diminution de la DBO5 de 500 mg/l à 120 mg/l, de la DCO de 1330 mg/l à 925 mg/l et des MES),
    • bassin de rétention de sécurité ;




  • LE BRUIT
    • mise en place de silencieux au niveau des soupapes ;
  • LES REJETS ATMOSPHERIQUES
    • systèmes d'épuration des fumées (poussières : diminution de 450 mg/Nm3 à 100 mg/Nm3, diminution des émissions de SO2).

Des efforts vont encore être consentis au cours de 1998 : plus de 50 MF prévus afin d'améliorer encore le traitement des émissions atmosphériques ('projet chaudière'). Cette mesure s'intègre au nouveau programme environnementale très volontariste dans lequel s'est engagé Smurfit. Ainsi devrait-on constater, d'ici quelques années :

  • une diminution de 30 % de la consommation d'eau ;
  • une réduction des rejets de MES et de MO dans les eaux usées ;
  • une amélioration du dépoussiérage des rejets atmosphériques ;
  • la poursuite des efforts de réduction des émissions odorantes ;
  • une meilleure gestion intégrée des déchets industriels banals.

         



Smurfit vers l'ISO 14000


Nous : "Qu'est ce qui vous a poussé à vous lancer dans la démarche d'une certification ISO 14000 ?"
Mr Savary : "Je citerais 3 sujets essentiels de motivation :

  • certains de nos clients allemands, anglais ou espagnols s'interrogent sur notre respect de l'environnement ; dans ce domaine, il ne s'agit pas tant de gagner des clients que de pas en perdre. En outre, une étude d'image réalisée il y a 2 ans nous a incités à mettre en avant notre politique environnementale ;
  • le voisinage, les collectivités locales ;
  • l'impact en interne d'une telle démarche (motivation et sensibilisation du personnel)."

Nous : "Est-ce que la certification est un objectif pour l'ensemble du groupe Smurfit ?"
Mr Savary : "Je dirais que la prise en compte de l'environnement est une volonté du groupe mais que la certification est une démarche du site. A ma connaissance, seules l'usine de Facture et une usine autrichienne du groupe se sont lancées dans la certification ISO 14000."

Nous : "Que représente pour vous cette démarche en termes d'investissement ?"
Mr Savary : " Il y a des dépenses environnementales pures, rendues obligatoires afin de pouvoir respecter l'arrêté préfectoral. Nous tirons un certain bénéfice en terme de rentabilité. Et puis, si il y moins de rejet, il y a moins de taxe sur les rejets. La STEP nous a également permis de réduire nos dépenses en matière de boues. L'ancienne technique de décantation naturelle induisait la vente de grandes quantités de boue en décharge. En plus, nous pouvons compter sur l'aide de l'agence de bassin (prêts sans intérêt). De toute façon, les investissements doivent être économiquement viables i.e. il faut qu'un équilibre existe entre besoin socio-économique et protection de l'environnement."

Nous : "Quels sont les impératifs principaux de la certification ?"
Mr Savary : "La capacité et l'efficacité à atteindre les objectifs."

Nous : "Quels sont vos objectifs ?"
Mr Savary : "Notre objectif est essentiellemnt le respect de la réglementation. Sur ce dernier point, nous sommes bien engagés puisque notre démarche environnementale ne date pas d'hier. Avant 1993, des économies d'eau avaient été réalisées. A partir de 1993, la volonté d'extansion et d'augmentation de la capacité de production a impliqué une collaboration avec la DRIRE afin de se fixer des impératifs en matière environnementale. Des études d'impact ont été réalisées dans les domaines de l'eau, de l'air, des déchets et du bruit ; un arrêté préfectoral a été 'négocié' avec la DRIRE (sorte d'échéancier stipulant les dates auxquelles les rejets devront impérativement être aux normes fixées). Le premier objet de l'arrêté a, par exemple, été la mise en place, en 1996, d'une station d'épuration traitant DBO5, DCO et MES, en rempacement du procédé de décantation naturelle assez inefficace. Il est remarquable que l'arrêté que nous avons négocié avec la DRIRE est plus sévère que l'arrêté général "

Nous : "La norme ISO 14000 stipule une amélioration continue, quels sont vos projets?"
Mr Savary : " Même si la notion d'amélioration continue est plus tangible pour la norme ISO 14000 que pour la norme de qualité ISO 9000, cet aspect de la norme est mal défini dans le texte. Peut-être nos efforts se porteront-ils sur la diminution du nombre d'incidents (risque de pollution organique par débordement de cuve, ...)."

Nous : "Pourquoi n'avez-vous pas opté pour la norme européenne EMAS ?"
Mr Savary : "L'éco-audit est moins reconnu et oblige à déclaration, ce qui ne nous intéresse pas pour le moment. Nous avons cependant été site pilote pour l'EMAS en 1995 ..."

Nous : "L'environnement occupe combien de personnes sur le site de Facture ?"
Mr Savary : "Le laboratoire est chargé du 'contrôle environnement', le directeur technique est en charge des investissements et des techniciens sont responsables process. Le découpage se fait par compétence, plus que par domaine d'activité."

La cellusose du pin espère pouvoir être certifiée ISO 14000 au 30 juin 1998. Affaire à suivre ...

   

     

Contact