CONSEQUENCES SUR LE MILIEU NATUREL

C'est le milieu le plus fragile car il englobe les peuplements animaux et végétaux vivant dans le périmètre d'influence du port.

Il faut tout d'abord effectuer une analyse de l'état initial. Les études effectuées pour évaluer les conséquences seront axées sur des espèces 'indicatrices' qui intègrent la variabilité des conditions du milieu aquatique (par exemple les macrobenthos qui sont des organismes aquatiques qui vivent en relation avec le fond et qui mesurent plus de 2 mm) ou du milieu terrestre (avifaune (oiseaux)...). Elles doivent mettre en évidence les espèces rares ou protégées, le niveau d'intérêt de certaines espèces, ainsi que leur fonction (zone de reproduction des poissons...).

Ces études doivent être effectuées assez tôt car pour pouvoir évaluer correctement l'importance des diverses espèces, elles doivent porter sur un cycle minimal d'un an. De plus, elles font souvent intervenir des spécialistes tels que des biologistes ou des écologues.

données immédiatement disponibles:

études complémentaires à faire:

sur l'environnement marin:

Même si les travaux sont temporaires, les impacts peuvent être très lourds. En effet, généralement, les conséquences ont une forte rémanence dans le temps, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas limitées à la durée des travaux. De plus, elles sont souvent observées sur une zone beaucoup plus étendue que la simple zone portuaire.

La première conséquence observée est l'augmentation de la turbidité, souvent due au dragage hydraulique et à la mise en place d'enrochements.

Des pollutions, accidentelles ou non, sont également observées (nettoyage et vidange des engins de chantier, rejet en mer de produits de dragage...).

La végétation est souvent dégradée et la nappe phréatique polluée par le stockage à terre de produits de dragage.

Les effets directs sont souvent la disparition irréversible de peuplements animaux et végétaux sur le site d'implantation même du port.

Les effets indirects sont créés par:

Les travaux d'entretien consistent à extraire et évacuer les sédiments décantés dans le bassin qui génèrent des nuisances souvent dues:

  • à la mauvaise qualité chimique des produits de sédimentation qui absorbent des éléments polluants tels que les détergents ou les hydrocarbures;
  • aux modalités techniques de dragage qui provoquent des courants de turbidité importants et donc une dégradation de la qualité des eaux, ainsi qu'une perturbation des peuplements marins;
  • aux difficultés de réutiliser des sédiments extraits car leur qualité est médiocre. Il faut alors les stocker à terre ou les rejeter en mer. Les conséquences ne sont pas les mêmes selon le mode de stockage.
    1. Lors d'un rejet en mer, la turbidité est ,comme nous l'avons déjà expliqué, fortement augmentée, ce qui provoque pas mal d'effets sur le phytoplancton (par exemple). Cela a donc des conséquences néfastes sur les zones de pêche. Il faut donc étudier au préalable la courantologie et choisir une période favorable pour rejeter les déchets;
    2. lors d'un stockage à terre, le terrain devient souvent stérile et la nappe phréatique peut être polluée.


    CONSEQUENCES SUR L'ENVIRONNEMENT PHYSIQUE